Archives de 2 décembre 2008

Volvo et Saab ne seront pas nationalisées

Malgré la pression du public, des syndicats et de l’opposition, le gouvernement suédois ne nationalisera pas les deux constructeurs automobiles, dont la vente a été annoncée par GM et Ford.

Ici un commentaire posté ailleurs:

Laissons au premier ministre de la Suède, Fredrik Reinfeldt, la citation du jour:

“Nous ne sommes pas des ressources d’urgence qui donnons de l’argent aux entreprises qui vont mal. Ce serait tout simplement détourner l’argent des contribuables”

Ce weekend, il disait ceci:

c’est au marché de résoudre les problèmes

Le bonhomme est pas mal seul dans son coin, cependant. 70% des Suédois se prononcent en faveur de la nationalisation de Volvo, les syndicats et les partis d’opposition demandent de l’aide. J’ai même lu sur un blogue la proposition de vendre les biens de la famille royale suédoise pour financer l’aide à Volvo et Saab.

Mais, à date, le NEJ ne bronche pas.

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Et tout cela alors que l’Union Européenne vient d’arracher un accord pour réduire les émissions de CO2 des voitures. Bien hâte de voir si ça n’enfoncera pas plus le secteur! Mark Mardell en parle.

À suivre!

Ruinés, les Islandais virent à gauche

C’est officiel: le Mouvement Gauche-Vert, équivalent islandais de Québec Solidaire, est devenu le parti politique le plus populaire d’Islande. Si des élections avaient lieu, celui-ci arriverait en tête avec 32% des suffrages, suivi des sociaux-démocrates avec 31%.

Lénine serait content :p

Iceland Review

Ah ah! Je le savais

La SRC écrit:

En campagne à Lebel-sur-Quévillon, dans le Nord-du-Québec, elle a laissé entendre que la fédération canadienne est devenue ingouvernable.

On voit bien que ce pays-là, il ne fonctionne pas […] La seule solution, c’est de sortir de là, c’est de choisir notre souveraineté.

— Pauline Marois

Quant aux réactions défavorables émanant du reste du Canada, notamment de l’Ouest, après l’entente sur une coalition gouvernementale, Pauline Marois y voit le peu de respect dont témoignent bien des Canadiens à l’égard du Québec.

Et:

« On a un parti souverainiste à Ottawa qui a agi de façon responsable devant un Harper qui écrase le Québec et qui nie le fait que le Québec a des besoins », a-t-elle ajouté,

Je le disais y a même pas 10 heures de cela. Qu’ils sont prévisibles, les péquistes!

Auto-dérision?

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Pendant que les entreprises islandaises mettent à pied ou manquent de liquidités pour payer les salaires, que l’État est forcé de couper partout et que de plus en plus de personnes peinent à faire leur marché, le tourisme explose!

Toujours est-il que les blogeurs islandais n’ont pas trouvé l’affiche drôle et on exigé son retrait.

Demande acceptée.

Santa Ottawa

Le 13 décembre 1999, Stéphane Dion, alors ministre fédéral des affaires intergouvernementales, dépose au parlement le célèbre projet de loi dit « sur la Clarté ».

À Ottawa, les troupes de Gilles Duceppe crient au scandale tandis que l’Assemblée nationale rejette unanimement ce geste fédéral. Pour Lucien Bouchard, l’heure est si grave qu’il demande aux diffuseurs du temps d’antenne pour s’adresser aux Québécois.

Neuf ans plus tard, à quelques jours près, ces mêmes souverainistes donnent leur bénédiction à une coalition dirigée par ce même Stéphane Dion. Stéphane Dion à qui plusieurs militants souverainistes n’ont jamais pardonné C-20, et qui est selon certains le plus grand ennemi des Québécois depuis Trudeau.

Pauline Marois, ministre en 1999 et aujourd’hui chef du PQ, estime que « pour un milliard, on peut avoir monsieur Dion pendant 5 mois ». Jean-Pierre Charbonneau fait pareil, affirmant au Club des Ex sur RDI, que Stéphane Dion, c’est « l’abolition des coupes en culture ». À LCN, Bernard Drainville s’est félicité de la possibilité de régler le problème des transferts en santé.

[mode Jean-Luc Mongrain]
Nous sommes, mesdames messieurs, dans un épisode de Santa Barbara!
[/mode Jean-Luc Mongrain]

En décentralisant les pouvoirs, le Parti Conservateur est un allié naturel des Québécois, même souverainistes. Mais le PC est aussi à droite, le PQ et Bloc à gauche. Tout comme le PLC de Dion et le NPD de Layton, que les souverainistes dénoncent pourtant comme trop centralisateurs.

Donc, au final, nous assistons à la création d’une échelle de valeur – la social-démocratie est plus importante que la décentralisation. Pour Pauline Marois et Gilles Duceppe, l’important est de s’allier à ceux qui donneront le plus d’argent au Québec. Ce faisant, les souverainistes monnaient l’adhésion du Québec au Canada.

On peut voir cela de deux manières:

1- les souverainistes laissent entendre qu’ils se laissent acheter. En somme, libre aux fédéralistes de leur signer un chèque pour qu’ils renoncent.
2- en ayant un droit de veto sur la gouvernance du pays qu’ils veulent quitter, les souverainistes vont contribuer à augmenter le sentiment anti-Québec au Canada. Ils pourront ensuite se plaindre qu’il n’y a rien à faire, « ils » ne nous aiment pas et qu’on doit partir.

Si j’étais conspirationniste, je pourrais même créer un 3ième point à partir du 2ième. En participant au gouvernement du Canada, dans une coalition qui ne reflète pas le vote dans le reste du pays, les souverainistes vont réussir à avoir ce qu’ils veulent – l’indépendance du Québec. « If Québecers can’t vote Oui, we’ll vote Yes » et ils nous mettront dehors.

De toute façon, le Québec considère le Canada comme un guichet automatique. Même les cocus contents finissent par s’écoeurer!


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