Archives de octobre 2009



La vraie vie nous rattrape

Prof accusé de consommation de pornographie juvénile

Un ou des pyromanes

Un drame familial terrible

Les régionaleux ont perdu un argument: Ville Saguenay fait sa part dans les statistiques québécoises sur la criminalité.

16.10.1989: Demos im Fernsehen

À 17:00 en ce lundi, ils sont 120000 à protester à Leipzig. La foule grandit, la police n’arrête personne. Mais, surtout, ce qui rend cette date historique, c’est qu’à 19:30, la télévision est-allemande diffuse des images de la marche.

Cette mince ouverture vers la liberté de la presse n’est pas à prendre à la légère, quand on sait que le journal télévisé est la voix du Politbüro. C’est signe que les choses commencent à bouger…

Déjà la veille, des journaux du SED ont dû démentir les rumeurs selon laquelle les garde-frontières sont en train d’installer des barrières à la frontière tchécoslovaque.

Parallèlement, les vacances d’automne causent une augmentation des départs, légaux ou non, vers la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Hongrie. Les structures d’accueil de la Croix Rouge sont de plus en plus chargées, on se rapproche des niveaux atteints dans les années 1950.

Réplique aux critiques de Georges Laraque

Voici une pub de lait allemande.

Version pour madame:
"Parce que les femmes savent ce qu’elles trouvent attirant chez les hommes"

Version pour monsieur:

Das ist Gerechtigkeit zwichen Männern und Frauen!

SRC

Klar til VM / Klar zur WM

Danemark 1 – Suède 0
Allemagne 1 – Russie 0

derteil est prêt. Mes deux équipes ont leurs billets pour l’Afrique du Sud.

Je suis confiant que l’Allemagne se reprendra sur 2006, où nous avons terminé 3ième. Je devrai réapprendre mes chansons, quoique là je serai seul devant ma télé :D

Rendez-vous du 11 juin au 11 juin 2010!

9.10.1989: Das Wunder von Leipzig

Lundi 9 octobre 1989. Après un mois de manifestations, la foule grandit à Leipzig. Malgré le blackout médiatique, de plus en plus de gens finissent même par se déplacer d’autres villes pour marcher pacifiquement contre le régime. L’intimidation, le blocage du centre-ville par les forces de l’ordre ne réussit pas à restreindre la foule.

Or, des rumeurs folles parcourent la ville (rumeurs qui s’avéreront être vraies): on dit que la police tirera des vraies balles, que les hôpitaux ont reçu du sang et des sacs mortuaires. Et les ordres viennent de haut: d’Erich Honecker en personne. Prenant leurs précautions, certains écrivent leurs testaments avant de partir de chez eux.

Même si la marche n’est prévue qu’à 17:00, on se rassemble près de la Nikolaikirche dès 14:00. Partout, des agents de la Stasi en civil patrouillent le secteur en croyant se faire discrets.

Chandelles à la main, certains prient. D’autres tiennent des pancartes aux slogans évocateurs tels "Freiheit", "Stasi Raus", "Reisefreiheit", scandant également le désormais célèbre "Wir sind das Volk". Regardant la manifestation sur des caméras de surveillance de la Stasi, les dirigeants du régime sont estomaqués de voir ces dizaines de milliers de personnes se tenant par la main sans aucune violence. À la dernière minute, Egon Krenz annule l’ordre de tirer. Le massacre est évité de justesse, la foule s’approchant dangereusement de l’endroit où la Stasi avait installé des mitrailleuses. La police a certes brassé beaucoup de gens, notamment avec des canons à eau mais ce n’est rien à côté de ce que Berlin-Est avait préparé.

70000 personnes ont défié l’État est-allemand ce soir là, la plus grosse manifestation de l’histoire de la RDA. 70000 personnes qui ont eu le courage de se tenir debout, qui ont risqué leur vie. Et 70000 personnes qui rentreront chez elles, car à partir de cette date plus aucune arrestation ne surviendra.

Deux étudiants de Berlin-Est réussiront à semer la Stasi en passant sur les toits de Prenzlauer Berg afin d’aller filmer la manifestation. Le tournage sera plusieurs fois interrompu par la police qui leur court après. La cassette sera remise à un diplomate américain et les images feront le tour du monde.

Das Volk hat gesiegelt. Le peuple avait gagné. Et le régime savait que ses jours étaient comptés.

***

Aujourd’hui, Leipzig s’est souvenue. 100000 personnes sont descendues dans les rues en mémoire de leur exploit d’il y a 20 ans.

Plaque commémorative sur la Nikolaikirchplatz:
1

MDR
ARTE

7.10.1989: Tag der Republik

Il y a 20 ans, un Erich Honcker malade et affaibli accueillait un visiteur bien gênant à l’aéroport de Schönefeld: Mikhail Gorbatchev. Invité pour les 40 ans de la RDA, le leader soviétique est très embarrassant pour un régime qui refuse l’ouverture qu’il prône. Pour tout dire, la RDA a tellement rejeté la glasnost et la perestroika que même la presse russe y est censurée.

La crise des réfugiés cause bien du tord à Berlin-Est, qui aimerait bien avoir une autre image à projeter dans les médias internationaux. Qui plus est, malgré toute la sécurité dans les rues, les manifestants sont présents tout au long des célébrations dans plusieurs villes du pays. Des milliers de personnes seront arrêtées brutalement.

C’est pendant la marche de Leipzig que sera entendu pour la première fois le slogan de cette révolution: "Wir sind das Volk". Par ces mots, la foule répond aux accusations du Leipziger Volkszeitung, qui qualifie les manifestants de fauteurs de troubles.

À Berlin-Est, le scénario parfait du régime s’effondre. La Volkspolizei, les Kampfgruppen, la Stasi et la Nationale Volksarmee ne réussissent pas à garder la population à la maison. Même le défilé d’honneur voit des jeunes de la FDJ crier "Gorbi! Gorbi! devant un Honecker gêné sur la tribune. La foule, d’abord contenue sur l’Alexanderplatz, se rendra finalement jusqu’au Palast der Republik en criant "Freiheit! Freiheit!" avant d’être repoussée en direction Prenzlauer Allee. Un repli qui lui sera salutaire: si on avait réussi à briser le barrage policier et avancé vers l’ouest (donc la Porte de Brandebourg, le Mur), les forces de l’ordre auraient eu un malin plaisir à massacrer ces milliers de citoyens ordinaires. Et ils n’auraient que suivi les ordres…

Le SDP, parti social-démocrate de RDA, se constitue illégalement le même jour dans un presbytère de Schwante par deux théologiens (le parti fusionnera avec le SPD le 26 septembre 1990). Après le Neues Forum, il est le deuxième parti ou mouvement d’opposition organisé en RDA. Notons au passage que si les deux étaient opposés au régime en place et luttaient pour la démocratie, aucun n’était en faveur du capitalisme ou de la réunification.

Et rappelons nous que la RDA n’aura pas le temps de souffler ses 40 bougies…

Un an déjà

L’Islande a beau avoir été déclarée 3ième "plus meilleur" pays du monde hier, ce 6 octobre demeure un jour noir un an jour pour jour après l’adresse à la nation de Geir H. Haarde et l’adoption des mesures d’urgence par le parlement.

Reportage RUV


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