
Minuit à Reykjavik, 1er janvier 2009
S’il y a un jour dans l’année où je suis particulièrement peu fier des Québécois, c’est le 31 décembre. Maudit qu’on est plate et cheap.
Champagne, homard, huitres, moules, foie gras… On a l’air de quoi avec nos sandwiches pas de croutes, saucisses au bacon, salade de macaroni et autres? Signe que les temps changent lentement, le circulaire Loblaws de la dernière semaine de l’année a quand même quelques spéciaux de ce que ma grand-mère appelle "la nourriture de riches".
L’année dernière, mon père a même essayé de m’expliquer pourquoi c’est comme ça. Mais non, son truc ne marchait pas car nos tables de Noël ne sont pas plus chic. Les prix? Son affaire ne marche pas non plus. Les Scandinaves se privent de beaucoup de choses, mais jamais pour le Nouvel An.
Alors tant pis pour ceux qui me trouveront bourgeois mais je porterai le complet-cravate avec à la main, ma coupe de Moët et Chandon, mon saumon fumé, mes crevettes et mon foie gras de canard. Je sais, il manque les feux d’artifices mais les maisons sont beaucoup trop proches dans le quartier de Laval où je suis invité. À la place, je regarderai le Vieux Continent exploser sous les pétards sur YouTube.
Pas de bar pour moi, une manière de boycotter nos lois moyenâgeuses sur la vente d’alcool.
Pour 2010, portons un toast à la liberté.
Et, si je peux me permettre un voeux bien personnel que je répète chaque année, que ça soit ma dernière en exil!
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