Archives de juin 2010

Bienvenue Sa Majesté

La monarchie, très peu pour moi. Mais, peu importe le chef d’État qui est en ville, il ne faut pas être colon.

Dommage par contre que nos nationaleux manquent une autre chance de se faire passer pour des victimes! hahahahaha

Vier zu Eins!

C’est fait, les Anglais sont dehors.

Prochaine étape, les Argentins samedi matin 10:00. Wir schaffen das! :D

En passant, svp SRC/CBC… un peu moins d’aveuglement colonialiste – montrez-nous des images des AUTRES VILLES qui fêtent pas juste Paris et Londres! Allez dans les bars des AUTRES à Montréal et Toronto!

Ce que j’ai manqué

Celui qui ne sera jamais Personalité de la semaine de La Presse

On peut évidemment reprocher son allégeance éditoriale au New York Times mais on devra toujours au moins reconnaitre sa grande force: ceci n’est pas un journal…provincial.

Ainsi, le nouveau maire de Reykjavik est en première page de l’édition de samedi.

Ce n’est pas dans un journal québécois qu’on verrait ça!

Ici

La petite nation attention whore se régale:
RUV
Mbl

Dire que, de Montréal à Londres, on dénonce l’indifférence des Américains pour l’étranger…

So what?

Une autre enflure médiatique: les USA deviendront-ils fous de foot?

Ça me fait rire, cette obsession que les médias britanniques ont à rêver que les Américains deviennent aussi fous que les Anglais sur le football. Dans un pays de 300 millions de personnes, rien de plus normal que des tonnes de sports se disputent le public et, comme les autres, le foot trouve sa place. Surtout que, tout comme au Canada, la participation vs l’espace médiatique sont deux choses séparées!

Même que, si je suis langue sale, je dirai à ces Anglais que le jour où les Américains aimeront le foot, toute la planète pleurera que les États-Unis ont encore fait de la marde!

Let them not like it if they want!

Pendant ce temps, oui, demain matin 10:00 je suis au resto pour voir l’Allemagne renvoyer l’Angleterre chez elle sur grand écran!

Efnahagskreppan á Íslandi í sjónvarpsfréttum: FAIL

Commençons par le début: il a fallu DEUX ANS. DEUX ANS à Radio-Canada pour diffuser un reportage sur la crise financière en Islande. À ce compte-là, ils auraient mieux fait de passer leur tour! Surtout que…

Est-ce qu’on appellerait un prêtre pour un reportage sur la médecine? Pourtant, Radio-Canada a trouvé normal d’appeler un écrivain et un professeur de littérature expliquer ce qui s’est passé.

Blâmer les banques pour avoir consenti des prêts? Dans la vie, il faut savoir se prendre en mains et ne pas se laisser séduire par n’importe quel beau parleur, fut-il conseiller chez Landsbankinn! C’est la même chose pour ses étrangers qui ont placé toutes leurs économies en Islande, attirés par les 10% d’intérêt sur l’épargne, sans jamais se douter qu’un tel rendement signifiant des risques.

Si personne ne sonnait l’alarme en Islande, c’est peut-être parce que, justement, les fruits étaient trop bons. Les belles maisons, les grosses autos, les voyages autour du monde… tout le monde, même à gauche, a profité de cette manne de fausse monnaie. En fouillant dans les archives de la télévision, on trouve des discours de politiciens sociaux-démocrates félicitant ces hommes d’affaires dont le succès reposait sur du crédit non-garanti.

Quant au passage sur "l’ultra-droite" et "l’absence de réglementation", on se calme! Oui, Oddsson et ses amis ne se sont jamais cachés d’être libertariens. Mais qu’est-ce que cela a à voir avec imprimer des couronnes sur demande à la Banque centrale d’Islande? Combien de gouvernements de "droite" ont été aux prises avec de l’hyper-inflation? Combien à gauche? Et c’est encore plus gênant quand on sait combien la littérature libertarienne tient à l’étalon-or ou un quelconque "solide" sur quoi appuyer la monnaie.

La madame dénonçait l’augmentation des taxes? Oui. Mais c’est l’inflation qui est à blâmer pour l’augmentation du coût du panier d’épicerie de 63% depuis 2008.

Ah oui, au sujet du référendum du 6 mars (couvert par la SRC)… n’oublions pas que les Islandais ont rejeté l’accord mais pas le principe de payer les dettes. Même si on n’est pas certain que c’est réellement aux contribuables de payer.

Fort à parier que, s’ils n’avaient pas su que l’État les sauverait, les trois banques islandaises n’auraient jamais étiré l’élastique aussi loin. Ceci dit, il n’est peut-être pas faux d’affirmer que toute l’Islande paie le prix de leurs échecs après avoir profité de leurs profits…

Heureusement que je donne des points pour les belles images :D

Comment l’Allemagne diabolise la droite

C’est aujourd’hui qu’était rendu publique l’édition 2009 du rapport de la Verfassungsschutz, plus ou moins les services secrets intérieurs allemands. C’est dans cette grosse brique que l’Allemagne recense toutes les menaces, réelles ou non, à son ordre constitutionnel. Mais, de la grosse brique, on n’en retient qu’une page ou deux: les chiffres sur les crimes haineux.

Ne soyons pas de mauvaise foi, l’Allemagne ne classe pas les mouvements libertariens comme étant une menace. Par contre, force est de constater que le rapport est une occasion en or pour faire l’équation entre "droite" et "monstre".

À l’école, dans les médias, même dans les partis politiques, la droite, en Allemagne, c’est les Nazis. Parlez-en au FDP, qui fait passer le libéralisme pour du centrisme depuis 1949. D’ailleurs, soyons clairs, personne ne fait de lien entre FDP et NSDAP mais, voyons voir, les Nazis ont bien plus en commun avec le communisme (et donc l’extrême-gauche) que le libéralisme classique. À preuve, les similarités, encore évidentes entre NPD et Die Linke (voire le DKP). Même chose en France, où Le Pen a plus en commun avec le Parti Anti-Capitaliste que l’UMP.

Les Nazis faisant plus de crimes haineux que les Communistes et Anarchistes, le lecteur apprend donc que la droite est plus violente que la gauche. Sauf que, franchement, quelles similarités puisse-t-il y avoir entre Adolf Hitler et des gens comme Merkel, Bush, Hayek, Thatcher et j’en passe? Hitler a beaucoup plus en commun avec Staline et Lénine! Mais pas en Allemagne, où les deux personnages sont considérés à l’opposé du spectre idéologique.

On peut donc facilement imaginer comment les Allemands sont mêlés quand on parle de droite et de gauche à l’étranger. Et comment c’est facile de confondre toute une audience quand on parle de la droite d’ailleurs quand on croise les données en disant que les méchants Nazis de droite font plus de crimes que les communistes. À des milles, j’entends déjà ARD, ZDF et les autres spinner ça avec des reportages sur le tea party américain, par exemple!

"Des manifestants de droite contre Obama"… dans la tête d’un Allemand ordinaire devant sa télé, ça sonne comment vous pensez? "Les Nazis contre Obama"

Remarquez qu’à lire le blogue de Richard Hétu, c’est une recette éprouvée…

Maintenant, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j’ai l’impression que, comme tous les crimes haineux sont condamnables, si l’on ne serait pas mieux que tous les mettre ensemble. Parce que, après tout, entre vous et moi, Nazis et Communistes ont beaucoup plus en commun qu’ils ne veulent l’admettre…

Tableaux du Berliner Morgenpost

Un nationaliste québécois à Reykjavik

Une nuit la semaine dernière, ma télé était ouverte sur RDI vers 1:30 quand des images de Reykjavik ont attiré mon attention. J’ai reculé le reportage, Bertrand Hall parlait du purisme linguistique islandais. Tout comme mon ami qui était branché sur la même chaîne en me parlant sur msn, je n’ai compris "l’agenda" derrière le reportage. Le fait que l’islandais demeure une langue pure, c’est à dire où les mots étrangers sont proscrits, ne signifie en rien que ses locuteurs se cloîtrent dans elle comme nos bons nationalistes le voudraient.

Au moment même où j’allais m’asseoir pour vous en parler, voici que Radio-Canada.ca ressuscite le topo sur sa console audio-vidéo et donne un titre très pernicieux au reportage

Parlé par 300000 personnes, l’islandais est confiné à l’ile qui l’a vu naître. C’est ainsi que je refuse la logique binaire radio-canadienne, où parler anglais se fait nécessairement au détriment d’une langue "faible" comme l’islandais. Ce n’est pas parce que l’islandais a rejeté "podcast" pour "hlaðvarp" que l’enseignement des langues étrangères à l’école donne lieu à des débats schizophréniques sur l’identité comme au Québec.

En fait, plus j’y pense, plus je me rends compte que le reportage est d’abord passé chez le censeur nationaliste québécois. On a parlé de comment l’islandais se protège de l’anglais mais, pas un mot sur la présence de l’anglais (ou autres) en Islande.

Si on commence par le début, disons que l’islandais n’a pas commencé à être "menacé" par l’anglais à l’arrivée des Britanniques en 1940. Bien avant, la couronne danoise regardait de haut cette langue de paysans et il a fallu attendre 1874 pour qu’une reconnaissance légale lui soit attribuée. Et suffit de visiter les musées islandais pour vous que le Danemark n’était pas très aimé.

Contrairement aux Américains, aux Français, aux Allemands, aux Italiens, les Islandais parcourent le monde en sachant que personne ne connaîtra un traître mot de leur langue. Inversement, si l’on appréciera tous vos efforts, on n’est bien conscient que les chances sont à peu près nulles qu’un visiteur débarque en ayant suivi 20 heures d’ateliers de conversation pendant l’hiver précédant son voyage! Imaginez donc les yeux des gens quand je leur disais que ça fait 12 ans que je m’y mets à temps perdu!!!

À l’école primaire/secondaire, les Islandais étudient encore le danois. Ce qui leur donne, aux yeux de la SSJB, deux langues impériales à apprendre pour être diplômés!

La scène musicale islandaise est très vivante et la musique en islandais ne souffre pas du même "quétainisme" que celle du Québec, peut-être parce qu’elle évolue sans la Grande Muraille de l’ADISQ. La radio publique s’engage à diffuser 40% de musique islandaise, peu importe la langue de la chanson, c’est tout.

À la télévision, même publique, les émissions en islandais sont minoritaires et réalisées avec très peu de moyens. Qu’à cela ne tienne, elles connaissent du succès et certains concepts ont même été considérés aux USA (je parle de la trilogie Naeturvaktin, tellement drôle!). Cependant, on imagine très mal nos artistes accepter que TVA reprenne ABC/CBS/NBC avec des sous-titres français du matin jusqu’au soir.

Même chose au cinéma, où il ne sort qu’un ou deux films islandais par an. Tout le reste est sous-titré, alors imaginez les heures de travail que l’UDA ne pourrait facturer si tel était le cas chez nous!

Les Québécois étant intraitables sur l’affichage, il n’y a pas beaucoup de matière à scandale sur ce sujet en Islande. Essentiellement, on ne voit que de l’islandais dans les rues sauf lorsqu’on vise une clientèle touristique…et même ces pancartes sont en islandais aussi.

Par contre, les choses changent une fois qu’on est entré dans le magasin. Tout ce qui ne vient pas d’Islande n’a pas d’emballage ou d’instruction en islandais. Dire que le simple nom "Second Cup" a suffit à raviver le terrorisme ici, je n’ai qu’à fermer les yeux pour imaginer le Mouvement Montréal Français se priver de manger parce que les sacs de frites congelées ne sont pas en français.

Tant qu’à être à l’université, Bertrand Hall aurait pu aller voir ces cours où l’on enseigne avec des manuels non traduits en raison de la faiblesse du nombre d’étudiants. Ou les cours en anglais, l’Université d’Islande ne voulant pas être perdante dans le marché des échanges!

Toutes ces situations sont acceptées par les Islandais parce qu’ils sont très conscients de leur petit nombre. Comme on dit, "pick your own fights". Mais comme ça ne rentrait pas dans le moule nationaliste radio-canadien, on a choisi de faire passer les Islandais pour une bande de puristes qui tiennent à parler comme en l’an mille et qui vivent dans un vase clos.

Quelques images que Bertrand Hall ne vous a pas montré:
On Laugarvegur
Mexican whale???
Shampooing canadien
Subway
Au secours, mes yeux québécois saignent :P
À venir
Recyclage bilingue
Compris?
Ash
Quelqu'un mesure les lettres? :P
Love that word
Le français, jamais bien écrit!
Ouuuuiii :D

Mais Louise Beaudoin peut venir…

Louise Beaudoin peut venir

L’obsession française

La semaine dernière, j’étais encore traducteur/accompagnateur pour "un des pays qui est taggé en haut" à la Coupe des Nations de Saguenay. Ma semaine préférée de l’année, le seul moment où j’adore être au Saguenay. Les médias, le public et même l’annonceur de la course n’en avaient que pour la France, malgré leurs résultats bien moyens. À quelque part, c’était pire que l’an dernier où ils avaient au moins de meilleurs performances. Prenez par exemple la journée où l’équipe finit dans les 30 derniers, le Quotidien réussit à les ploguer avec la journaliste qui est allé dans la voiture du coach (soi dit en passant, les 9 membres de la délégation sont tous très gentils – c’est juste l’aura non-fondé qui est fatiguant).

Cet après-midi, France-Uruguay à la SRC… Aucune retenue de la part de l’équipe, c’est la France, la France, allez les Bleus… Même à TVA! Quand je pense aux réserves de la télévision allemande quand il est question du Nationalelf, je trouve cela indécent de dérouler le tapis rouge à une équipe dont les propres fans sont peu convaincus des succès à venir.

Après ça, on ose décrier les fédéralistes québécois comme étant colonisés. Je me demande qui est le colonisé quand je vois tous ces gens crier pour la France comme si on était un DOM-TOM…

Ce qui me rappelle ma réponse à une dame qui se plaignait que je ne supportais pas le Canada à la course de vélo… "Madame, je vais supporter le Canada quand je vais laver leurs bobettes"

Des journalistes qui n’aiment pas la neutralité

Quelques mois après sa lettre dénonçant le manque d’opinions de droite à l’antenne, l’ombudsman de la SRC, Julie Miville-Dechêne, revient à la charge en affirmant que Michel C. Auger est allé un peu loin dans ses commentaires sur les politiciens de 2010 à son passage à Tout le Monde en Parle.

Qu’en disent Richard Therrien du Soleil et Patrick Lagacé de La Presse? Elle est dûe pour la retraite, elle est déconnectée. Un peu plus et il faudrait l’enfermer à l’asile.

Après, certains se demandent pourquoi les médias sont rendus une farce…

Gauck for president!

Lundi dernier, alors que je me rendais à Dorval accueillir l’équipe nationale danoise de cyclisme, le président allemand Horst Köhler a démissionné après des propos controversés sur la guerre que mène l’Allemagne en Afghanistan. Puis, manque de temps, alors me voilà rendu à l’analyse des sondages et des candidats à l’élection du 30 juin.

La CDU et le FDP ont nommé le ministre-président du Land de Basse Saxe Christian Wullf. Un candidature d’un technocrate conservateur, certes bon politicien mais il s’ennuiera au Schloss Bellevue. Alors, je choisis le candidat SPD/Grüne, Joachim Gauck.

Pasteur protestant, résistant et dissident au régime communiste, il a été responsable pendant 10 ans de la traque des anciens de la Stasi. Un parcours des plus honorable, surtout qu’il n’a jamais été militant d’un parti politique sauf quelques temps au Neues Forum à la fin de la RDA.

Je ne suis pas le seul à considérer qu’il mérite le poste. Une majorité de libéraux voteraient pour lui. Par contre, surprise, à Berlin les jeunes préfèrent le "jeune" Wulff de 50 ans… or, on connait l’impopularité de la CDU dans la capitale!

À moins que ce soit…

Anti-communiste notoire, Joachim Gauck refusera certainement de nommer toute personne issue de l’extrême-gauche au gouvernement, confirmant donc que le SPD rejette toute alliance, au niveau fédéral, avec die Linke. D’ailleurs, furieuse de voir un de ses opposants historiques comme candidat, l’ex SED présente la pro-soviétique Luc Jochimsen.

Le président étant élu indirectement, c’est un gros jeu de coulisses… alors tout est possible!

Berliner Morgenpost


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