Un #jeudiconfession en retard qui ne surprendra personne: j’adore les films islandais. ARTV, Télé-Québec et TFO sont là pour cela, même si je déteste quand ils sont doublés (ce qui arrive parfois, contrairement à toujours en Allemagne).
Ce soir, c’est à leur tour. Michel Côté et Danielle Proulx se donneront la réplique sous-titrés dans la langue de Björk. Je me demande quel Islandais a pu faire la traduction du joual…
Le drôle là-dedans c’est que, contrairement au Québec, à la France ou l’Allemagne, la description ne fait aucunement allusion au truc principal du film: le personnage de Marc-André Grondin est gay et le film s’articule sur sa différence et quête de lui-même.
En passant, si vous êtes curieux à savoir comment j’apprends, bien je vais vous montrer vu qu’on a un exemple super facile.
On prend tout ce qu’on reconnait:
Stórskemmtileg verðlaunamynd um uppvöxt fimm ólíkra bræðra á 7. og 8. áratugnum og stormasamt samband við föður þeirra.
Anglais:
worth, up, five, like, brother, storm, father, their
Danois:
stor,
Allemand:
Lohn, aufwachsen, um
Vous mettez en ordre. Vous déduisez ce qui manque.
Voilà

Classé 12 ans et plus pour un français incapable à comprendre pour l’Islandais francophile!
Plus compliqué certes mais impossible… voyons Math, la paresse intectuelle, c’est à laisser de côté!
Je me demande qui fait la traduction en sous-titres! Sérieusement, à part peut-être un Franco-Manitobain avec une mère d’origine Islandaise, des gens qui comprennent le français populaire Québécois avec une connaissance parfaite de l’Islandais, ça ne cours évidemment pas les rues!
Lorsque j’ai vu la Grande séduction en espagnol (tant avec les sous-titres que le doublage), j’ai trouvé cela cependant bien réussi.
En tout cas, je suis pour la liberté de choix (et cela malgré ce que l’industrie du doublage en pense) qu’un cinéma puisse choisir le doublage ou les sous-titres comme si on achète un DVD.
J’ai vu quelques films québécois en allemand et, oui, c’est bien fait et le sens des expressions est bien trouvé. Ce qui me laisse croire qu’il y a de la recherche de fait et que l’on travaille à partir d’une transcription et non pas seulement l’audio.