Les Islandais ont beau avoir l’équivalent d’Amir Khadir comme ministre des finances, il doit composer avec les finances exécrables d’un État qui se remet d’une crise. Oubliez donc les ciseaux et la hache pour décrire le budget, c’est la machette!
L’an dernier, le gouvernement islandais a été réduit. On a annoncé que l’État au complet serait remis en question avec ses 80 agences fusionnées ou fermées. Tous les secteurs ont vécu de fortes compressions, imaginez vous que la télévision payante a été enlevée dans les hôpitaux par exemple!
On parle déjà de la suite des coupures dans les prestations parentales, de plus courts congés parentaux ne sont même plus exclus à l’avenir. 500 postes seront abolis dans la fonction publique. Mais ce qui risque de faire plus mal, c’est la santé: jusqu’à 40% du budget de plusieurs cliniques sera amputé.
L’effet ne sera pas que dans les services à la population. Évidemment, les coupure entraineront des pertes d’emploi dans des régions où les débouchés sont rares. Ceci dit, si l’État a le droit de réduire son offre, il devrait parallèlement permettre au privé de pallier à son retrait et répondre à la demande qui, elle, ne baissera surement pas!
Un regard sur cette page que les coupures sont généralisées. À quelques exceptions près: l’assemblée constituante, le tribunal chargé de juger Geir H. Haarde, les enquêteurs fiscaux et judiciaires pour la crise financière mais aussi… la salle de spectacle Harpa de Reykjavik.
Mettons qu’ils auraient dû se garder une petite gêne là-dessus. Je ne pense pas que l’Islande ait les moyens d’une telle dépense ces temps-ci. Ça me rappelle un certain amphithéâtre à Québec…
J’ai toutefois l’impression que les Islandais n’ont carrément pas le temps de s’opposer à ce projet. La priorité, c’est de régler les histoires de dettes personnelles…
