Archives de octobre 2010



Deutschland Multikulti? Mein A****! LOL

À Potsdam samedi, Angela Merkel a choisi son camp dans le débat allemand sur l’immigration: le multiculturalisme est un échec en Allemagne.

Les commentateurs se sont empressés de lier cette remarque à l’inconfort grandissant de plusieurs Allemands, notamment ce sondage cité par la BBC, face à l’immigration mais surtout face à la vie que mène ces millions d’étrangers sur le territoire.

Je vais vous dire bien franchement, j’aimerais demander à madame Merkel comment le multiculturalisme allemand peut-il être un échec s’il n’a jamais été vraiment souhaité?

En Allemagne, le multiculturalisme, c’est du folklore. Klaus Wowereit vante la capitale "multikulti" mais seulement 13% des Berlinois sont nés à l’étrangers et, en dehors du Karnaval der Kulturen, on parle très peu de l’apport de l’immigration à Berlin par exemple. Ça me rappelle le Québec, où on aime nos "ethnies" francophones et péquistes, sinon on souhaite qu’ils partent.

L’État allemand est hypocrite quand il regrette l’absence d’intégration des immigrants. En Allemagne, les "conditions gagnantes" sont difficiles à trouver.

La véritable clé de l’intégration, elle n’est nulle part ailleurs que dans l’économie. Les Turcs, les Italiens, les Espagnols, les Yougoslaves sont venus en Allemagne dans les années 1960 pour pallier au manque de jeunes hommes en âge de joindre le marché du travail.

L’Allemagne a toujours souhaité qu’ils repartent, les premiers accords d’immigrations prévoyaient même un roulement entre les travailleurs pour éviter qu’ils restent. Ce sont les entreprises, écoeurées de devoir toujours former de nouvelles personnes, qui ont supplié les politiciens de garder les mêmes gens.

Ces hommes ont donc fait venir leur famille. Les mères ont appris l’allemand, les enfants ont fréquenté l’école. Mais on a toujours dit, ou au moins souhaité, que tous ces gens retournent "chez eux" un jour. D’ailleurs, avant les années 1990, il était presque impossible pour un étranger d’obtenir la nationalité allemande.

Bien entendu que cet esprit "temporaire permanent" a joué sur le niveau d’intégration. Après avoir vu leurs parents tout faire pour être considérés comme Allemands et demeurer malgré tout des Ausländer, beaucoup de "deuxième génération" se sont finalement réfugiés dans leur "turquitude" de manière poussée. Par exemple, des filles portent le voile alors que les mères n’auraient jamais osé. Des jeunes qui ne connaissent rien de la Turquie sont soudainement aussi turcs que Atatürk.

La mobilité sociale est réduite en Allemagne, le système d’éducation est très opaque, le marché du travail très réglementé, ce qui fait que les étrangers sont sur-représentés dans les classes plus pauvres et qui les rend donc plus nombreux à demander de l’aide sociale. Pendant longtemps, une certaine classe politique a pu se dire "Prenez votre chèque, pendant ce temps-là vous ne volez pas de jobs". Sauf qu’à mesure que le chômage a augmenté, les Allemands "de souche" sont devenus plus nombreux à être prestataires d’aide sociale et on a jugé qu’à partir de ce moment là, c’étaient les étrangers qui recevaient plus qu’ils ne donnaient comme contributions sociales.

Et c’est un cercle vicieux: l’immigrant qui se sort de la spirale de la dépendance à l’aide sociale et qui se trouve un emploi est à nouveau accuser d’enlevé quelque chose aux Allemands, dans ce cas-ci un travail. Allemands qui, nouveau problème pour l’État-nation, sont de plus en plus à quitter. En plus de faire très peu d’enfants.

Ce qui inquiète des personnes. À la CDU, Annette Schavan est de ceux-là, plus les Verts, le FDP et les chambres de commerce. D’où la collision entre les deux camps: alors que l’on dit qu’il y a assez, voire trop d’étrangers, en Allemagne, un nombre de plus en plus important de personnes affirment qu’au contraire il en manque.

En 2002, le gouvernement Schröder avait instauré un système de greencard pour les travailleurs spécialisés. Ce fut un échec, en 2009 seulement 169 personnes ont été accueillies selon ce programme. C’est la grosse inquiétude du milieu économique: en restant fermée aux étrangers, l’Allemagne recule économiquement. Les entreprises ne parviennent pas à recruter des spécialistes, notamment face au Canada, USA, Australie…

Sauf qu’ils récoltent ce qu’ils sèment depuis 50 ans.

Un nombre à peu près égal de personnes, 27000 chaque, sont venues en Allemagne comme réfugiés ou sous le régime des permis de travail. Un régime qui fait sacrer bien des gens, dont moi, et des entreprises qui perdent beaucoup d’argent lorsque les bureaucrates retardent leurs décisions.

L’argument massue, c’est le chômage. Or, l’Allemagne manque 400000 employés professionnels et l’agence fédérale pour l’emploi admet qu’elle est incapable de convaincre de nombreux chômeurs d’aller chercher de nouvelles qualifications.

La plus facile est donc le regroupement familial, 45000 visas l’an dernier. C’est la voie qu’on m’a "fortement recommandé", celle où il se passe des choses peu catholiques: faux mariages, fausses paternités, enfants conçus dans le seul but que la mère étrangère s’établisse en Allemagne, je peux même vous donner des noms…

Je crois par contre que ce n’est pas une bonne voie pour s’intégrer si on se sert d’un membre de sa communauté pour accéder à l’Allemagne. Pour certaines femmes turques ou africaines, ce n’est même pas une libération: elles sont peut-être matériellement plus confortables que dans leurs villages, mais elle ne mènent pas la même vie qu’une Allemande de leur âge, c’est certain!

Cela dit, je rejette la catégorisation des immigrants comme le fait Thilo Sarrazin par exemple. Il fait une fixation sur l’absence d’intégration de certains musulmans mais un Britannique de Munich peut être encore moins bien intégré que le marchand de fruits arabe qu’il dénonce. En Europe, c’est perçu comme moins grave. Or, c’est une erreur car la problématique est la même.

Bon, à moi maintenant d’écrire un mémoire au Bundestag sur la nouvelle politique d’immigration de l’Allemagne hahahaha

Jóhanna ou Davíð: Qui est Lucien "Lucide" Bouchard?

Il y a un an, Louis Préfontaine écrivait ce texte sur la crise islandaise. Étant à Copenhague à l’époque, je me suis contenté d’un clin d’oeil sur son utilisation du nom anglais "Independence Party" et j’ai laissé faire.

J’ai cependant remarqué qu’il avait rappliqué dans la foulée de la sortie de François Legault (ici) où je me suis évidemment senti interpellé par son lien avec l’Islande à la phrase suivante:

ceux qui ont appliqué les recettes des « Lucides » sont aujourd’hui ruinés.

David Oddsson a été premier ministre de 1991 à 2004, deux mandats et demi, dont un avec le Parti Social-Démocrate, des mandats où, oui, de nombreux secteurs de l’économie islandaise ont été privatisés et déréglementés. Baisses d’impôts personnels comme corporatifs, aussi. Mais le désengagement de l’État de plusieurs secteurs "non sociaux" a permis de dégager des fonds qui ont permis aux services publics d’être maintenus.

Le Parti de l’Indépendance et ses partenaires ont certes privatisé les banques, le téléphone, les pêcheries et autres mais JAMAIS on n’a coupé les budgets dédiés aux secteurs que la gauche québécoise juge essentiels: santé et éducation. Même la culture, David Oddsson étant un grand amateur de théâtre, n’a jamais été "victime" du supposé laisser-faire de son gouvernement: 2% du budget de l’État islandais va à la culture, ceci est vrai depuis des années!

À la même époque, Lucien Bouchard, par son "déficit zéro", envoyait chez eux du personnel médical, coupait un peu partout, haussait légèrement les frais de scolarité, nous contraignait à apprendre dans des livres si vieux que l’Afrique n’en voulait même pas!

En 2005, Lucien Bouchard revient avec son manifeste. Manifeste revenu dans l’actualité 5 ans plus tard avec le groupe Force Québec qui dit s’en inspirer.

Si je prends Louis Préfontaine au mot, je lui lance le budget islandais 2010 en pleine face et je lui demande si c’est David Oddsson ou Johanna Sigurdardottir qui a copié les Lucides.

Depuis bientôt 3 semaines, on note des manifestations aux quatre coins de l’Islande contre les coupures en santé. L’année 2010 aura été celle où les éducatrices en garderie se sont le plus inquiétées pour leur emploi. Depuis la début de la crise économique en Islande, les étudiants craignent la fin de la gratuité, le chômage et des coupures à l’aide financière.

Les habitants des localités rurales se demandent pourquoi on continue de construire une salle de concert à Reykjavik, que l’on entretient un réseau d’ambassades aux quatre coins du monde si on n’a soudainement plus d’argent pour garder ouverte une salle d’accouchements là, ou suffisamment de médecins pour les urgences ailleurs.

Or, pendant la décennie où des "libertariens" ont été au pouvoir, ces secteurs n’ont jamais été inquiétés. Quand on a voulu réduire l’État, on a commencé par le moins essentiel, l’État-providence islandais n’a jamais été démantelé par David Oddsson. Je ne serais même pas surpris que ce soit la prospérité du pays qui ait permis au régime public d’assurance-maladie d’envoyer des centaines de personnes se faire soigner à l’étranger à chaque année.

Ce n’est pas en 1997 que les habitants de Reykjavik ont vu leur facture d’électricité grimper de 25%, c’est en 2010.

Et puisque l’on parlait, notamment ici, que les "Lucides" ne sont pas exactement des libertariens, j’aimerais que quelqu’un me montre où, dans le "Manifeste pour un Québec Lucide", il est écrit que l’État québécois doit nationaliser les pertes de banques qui n’ont pas su s’arrêter de mal investir. Je ne l’ai pas vu!

Révisionnisme d’Octobre 1970

Depuis quelques semaines, j’ai suivi avec curiosité la couverture des 40 ans de la Crise d’Octobre. Il m’apparait bien évidemment que l’application de la Loi des Mesures de Guerre était une atteinte grave aux droits et libertés, un geste disproportionné quand on ne veut que neutraliser quelques terroristes amateurs. Et je vous dis ça en toute cohérence avec mon opposition à une législation liberticide comme le Patriot Act.

Ce matin, 40ième anniversaire de la proclamation de la Loi, La Presse nous parle d’un monument érigé à la mémoire des prisonniers. Prisonniers, bien sûr, de la police de Montréal, de la SQ et/ou de la GRC. Aucune mention des deux prisonniers du FLQ, James Cross et Pierre Laporte, dont la mort est encore aujourd’hui considérée comme accidentelle par nombre de souverainistes!

Je pourrais parler longuement de comportement apologiste des médias et des nationalistes envers le FLQ, n’ayant entendu personne dénoncer publiquement les intentions du mouvement, soit l’anti-thèse de la liberté: un gouvernement révolutionnaire communiste à la cubaine!

Dans le texte de La Presse (en passant, merci à Daniel Paquet), on y entend les récriminations habituelles des nationalistes envers le Canada, eux qui se réveillent sûrement la nuit pour haïr ce pays.

Selon leur logique tordue, il faudrait prendre le parti de terroristes marxistes parce qu’Ottawa y est allé trop fort dans sa réponse? Si je peux me permettre l’analogie, ce serait comme des musulmans qui supporteraient Al-Qaïda parce que la France a interdit le voile intégral!

Il faudrait aussi que quelqu’un rappelle à Alain Chartrand que le "Sommet de la Matraque" n’était aucunement à l’honneur du Canada mais que de tels dérapages peuvent se produire, même dans des pays démocratiques. Est-il au courant que les arrestations au Sommet COP15 l’an dernier ont donné lieu à une controverse similaire au Danemark? Même chose pour Bernard Landry, auquel il faut rappeler que les Mesures de Guerre furent effectivement indignes de la démocratie canadienne mais que ce n’est pas une raison pour enlever le titre de pays démocratique au Canada, même si, il le dit lui-même (!), des abus de pouvoir sont toujours possibles!

Et si Serge Ménard a raison d’affirmer que de nos droits civiques nous sont retirés dans l’indifférence la plus totale, il devrait aussi réaliser que les deux partis dans lesquels il a été député ont aussi une mauvaise fiche en matière de libertés individuelles!

Je termine avec le meilleur, ma réplique à la citation de Bernard Landry:

Évoquant l’échec du Canada à réintégrer le Conseil de sécurité de l’ONU, Bernard Landry a ajouté que si les événements d’octobre 70 avaient été médiatisés ailleurs dans le monde, le Canada n’aurait jamais eu droit à un siège au Conseil de sécurité.

On commencer par le premier point.

- L’article Wikipedia de la Crise d’Octobre existe en 8 langues.
– Reportage de la BBC en 1970 et en 2010
Archives du New York Times
– Articles dans le magazine Time Ici, Ici et
Article Der Spiegel, d’autres ici, là une entrevue avec Robert Bourassa.
– Frontpage du Morgunbladid, samedi 17 octobre 1970: Ici
– Transcription des "evening news" des trois réseaux américains le 16 octobre 1970: ABC, CBS, NBC.

Maintenant que, même 40 ans plus tard, on trouve des traces sur le net de la couverture médiatique de l’époque, on peut lui demander la source de ce jugement tordu.

En effet, des dizaines de pays peu recommandables sont à l’ONU, y compris au Conseil de Sécurité. Voyez la liste vous-mêmes. Même le groupe occidental a déjà eu dans ses rangs l’Espagne franquiste en 1969!

Si la Crise d’Octobre disqualifie le Canada, alors pourquoi accepter l’Allemagne (3ième Reich + DDR), le Portugal (Estado Novo), l’Espagne (Franco), l’Italie (Mussolini), le Royaume-Uni (depuis 1755 :P), la France (Vichy), les États-Unis (Hiroshima, Nagasaki) et les autres????

Mais remarquez que c’est conséquent avec la méthode péquiste de la culpabilité collective. Encore en 2010, le Canada et les Anglophones du Québec doivent payer pour les geste de leurs ancêtres commis depuis 1759…

Liberté de la presse vs liberté d’expression?

C’est en ces mots que Jean Tremblay décrit son différent avec les médias. Selon lui, les médias briment sa liberté d’expression en exigeant qu’ils parlent à tous les médias. Oui, là-dessus, ok. Mais pour le reste, quand il laisse entendre que sa liberté d’expression est compromis par les critiques des journalistes, bien on revient à "Place au Maire" et ses vidéos YouTube où il peut faire son Hugo Chavez!

Reportage TVA

À Réjean Tremblay: Patrick Desrochers devrait-il parler norvégien?

Cette histoire commence à l’heure du souper ce jeudi. Je viens à peine de lire le dernier texte de Réjean Tremblay, encore bandé des trois phrases de français de Gionta mercredi soir, que je vois un tweet de NRK Sport mentionnant un certain Patrick Desrochers, joueur de hockey.

TV2 Sporten nous offre le vidéo où il s’engeule avec l’arbitre, qui finit par lui dire Get The Fuck Off My Face!

J’ai ri. J’ai ri en pensant à Réjean Tremblay qui en ferait une affaire Shane Doan inversée.

Puis la réflexion m’a brûlé les doigts: le représentant bloquiste dans la section sports de La Presse, qui crache encore sur Saku Koivu pour son français inexistant, serait bien embêté d’apprendre qu’un de "nous" (ok, il est pas vraiment "nous" pour le BQ/PQ, c’est un Franco-Ontarien LOL) joue au hockey en Norvège sans parler norvégien. Réjean Tremblay ne nous répète-t-il pas sans cesse que les équipes américaines ou "canadian" ne toléreraient pas des joueurs ne parlant pas l’anglais?

Mon enquête m’a mené vers ce reportage du bulletin de nouvelles de 23:00 sur NRK1 où Patrick Desrochers affirme vouloir devenir citoyen norvégien pour jouer dans l’équipe nationale, le tout dans la langue de Shakespeare.

Allez Réjean. Sois cohérent. Si nos joueurs en Finlande, Norvège, Suède, Allemagne, Autriche, Suisse se comportent en Saku Koivu, t’es mal placé pour faire la leçon!

Le Monarque municipal vs les méchants journalistes

Ce soir, j’ai été un peu mal à l’aise en regardant Mario Dumont et son chroniqueur prendre le parti de Jean Tremblay dans sa "vendetta" qui l’oppose à Radio-Canada.

Pour une fois que la FPJQ se tient debout pour sa mission fondamentale, faudrait tout de même pas le lui reprocher sous prétexte que c’est Radio-Canada qui est la première plaignante dans ce dossier. Ça fait changement de ses inquiétudes envers Sun TV News, son militantisme pro-syndical dans le litige opposant l’Agence QMI à la Tribune parlementaire et son silence complice quand la Chambre des Communes réprimande le Maclean’s.

On reproche aux journalistes québécois d’être trop complaisants envers le statut quo, les modèles établis, de faire copain-copain avec le pouvoir.

Jean Tremblay veut plus que ne plus parler à Radio-Canada. Il a déjà été en chicane avec Le Quotidien (Gesca) mais aussi Le Réveil (Québécor). On l’a souvent entendu dire que ce serait le paradis si le maire possédait le journal local. Et bon, disons qu’il se chicane avec tout le monde qui n’est pas d’accord avec lui alors ce n’est pas seulement les médias qui ont maille à partir avec lui.

Là, je veux bien croire qu’il n’administre pas la ville pour les journalistes mais pour les citoyens mais qu’il leur laisse donc faire leur job. Job qui ne consiste pas à recracher tout ce qu’il dit.

Quand le régionalisme cause du chômage…

Nul doute que ce n’est pas la première fois, mais tout de même un signe que le Saguenay-Lac-Saint-Jean n’est pas prêt de sortir du coin où il aime se cacher.

Texte complet

D’un côté, trois partenaires, Boisaco de Sacré-Coeur, la Coopérative forestière de Laterrière et la Coopérative Sainte-Rose-du-Nord, s’allient et proposent un projet concret afin de créer et consolider des emplois et de soutenir leurs activités respectives. De l’autre, des voix s’élèvent pour dénoncer le fait qu’advenant la confirmation de cette transaction, un important volume de bois rattaché à la scierie fulgencienne soit exploité à Sacré-Coeur, donc hors des limites géographiques du SaguenayLac-Saint-Jean. Alors même que plusieurs usines indépendantes de la région manquent présentement de matières premières pour assurer leur développement.

Encore une raison sur la liste de combien régionalisme, nationalisme et protectionnisme sont nuisibles pour l’économie.

Mais, ça va plus loin que ces histoires de villages. Quelqu’un devra m’expliquer comment libéraux et péquistes osent parler de libre-échange quand les deux partis ne remettent aucunement ce système dépassé où chaque épinette appartient à une région en particulier.

Libéraliser nos forêts, voilà une piste à explorer pour remettre l’industrie sur ses rails.

ONU, nationalisme et Harper-bashing

Hier soir, plongé dans le marathon de la mine chilienne (vous savez que j’adore les "wall-to-wall coverage"), j’ai à peine porté attention au dossier du Conseil de Sécurité de l’ONU.

C’est l’ami Luso-Canadien Socialiste qui m’a brassé un peu sur le sujet. Il était fâché que, sur Cyberpresse et ailleurs, on ait "insulté" le Portugal en disant que c’est un petit pays pauvre qui ne méritait pas sa place au Conseil devant un pays membre du G8, G20, Commonwealth, OTAN, Francophonie, bref – un Grand.

Je lui ai répondu dans des termes similaires à ceux de Phil Bélanger ou du National Post: personnellement, je donne peu de crédibilité et encore moins d’autorité morale à une organisation qui laisse une si grande place à des régimes peu fréquentables. Dois-je rappeler que la Libye a déjà présidé une commission sur les droits de la personne?

Bref, après une salade sur le nationalisme portugais ("l’importance de la fierté nationale"), j’ai dû me taper un cours magistral de droit international et son sacro-saint principe de souveraineté. Comme c’était une millionième preuve de l’obsession légaliste et étatiste de LCS, j’ai scoré mon propre Goldwin en lui lançant qu’un gars comme lui serait certainement accouru à la mairie pour se faire recenser comme juif par Vichy pour ensuite fièrement coudre son étoile jaune.

Ce n’est qu’en soirée, au travail, que j’ai lu Cyberpresse. Bien évidemment, aucune surprise, la défaite d’hier était le prétexte tout désigné pour tirer à fond de train sur le gouvernement Harper. En éditorial, les mots gifle, humiliation, défaite se sont succédées… En commentaire, nationalistes comme socialistes ont pleuré ce soi-disant "rejet des politiques de droite par la communauté internationale". Parce que le Canada a perdu un vote, on jurerait que ces gens ressentent l’échec personnellement, que le gouvernement Harper leur a fait perdre "leur" réputation.

Je crois que c’est négliger les jeux de coulisses qui doivent sans doute ressembler aux faveurs négociées par les donateurs du PLQ. Mais bon, laissez-moi vous présenter le commentaire le plus logique de tout ce dossier:

Une défaite relative

On aura beau blâmer l’ensemble de la classe politique canadienne, mais la véritable réponse est: ce n’était pas notre tour. Le Canada se situe au quatrième rang des pays ayant passé le plus de temps au sein de ce conseil prestigieux, avec 12 ans. Seuls, le Japon (20 ans), le Brésil (18 ans) et l’Argentine (16 ans) sont plus présents que nous. En ce qui a trait au Portugal, il n’a passé que quatre ans au sein du Conseil de l’ONU depuis sa création en 1946. Il est au même niveau que le Bangladesh, la Finlande et le Zimbabwe. Dire que c’est une défaite pour le Canada, oui. Mais ce n’est pas une défaite si lamentable que cela. Il faut savoir laisser la place aux autres.

Louis-Martin Archambault, Laval

Sauf que, pour un nationaliste canadien, on le voit bien à chaque Jeux Olympiques, laisser sa place est impensable. Le Canada doit être partout!

Tandis que pour les incorrigibles Harper-bashers, toutes les raisons sont bonnes pour le démoniser encore plus.

Pas surprenant dans cas qu’une institution dont on ne parle jamais dans nos médias a soudainement fait la manchette.

Petit peuple attention whore, va!

Placement de pub: Fail ou win?

Elle me fait rire en tout cas!

Journal de Montréal: Savoir se retirer

Ce soir, j’ai vu passer des tweets appelant au boycott des annonceurs du Journal de Montréal, dans la foulée du rejet des offres patronales. Ça me fait vraiment rire.

Si demain mon employeur change sa manière de gérer l’entreprise et ça ne fait pas mon affaire, la première chose à faire, c’est de me chercher une autre job. C’est sa business, si je suis pas content, je n’ai pas à rester.

On le voit en comparant Rue Frontenac et le Journal de Montréal, les syndiqués et PKP veulent aller dans des directions opposées. Pourquoi alors continuer à travailler ensemble? Pourquoi PKP serait-il celui qui devrait céder si c’est SON journal?

La télévision danoise a modifié le bulletin de nouvelles Deadline sur DR2. Trois présentateurs ont quitté le diffuseur public de plein gré pour cette raison, et on apprenait aujourd’hui la démission de Mette Vibe Utzon suite à des changements au magazine international Horisont.

C’est l’exemple à suivre. Ils sont dans leur droit de refuser le jeu proposé par PKP, à savoir la convergence et la pub corporative, mais je ne vois pas d’autre sortie dans ce cas que de quitter leur emploi.

En passant, avant de me tirer des roches, sachez que je trouve qu’il y va fort un peu avec ses clauses strictes de non-concurrence. Mais à part de ça, qu’ils aient un peu d’honneur et qu’ils aillent travailler pour des gens qui ont les mêmes visions entrepreneuriales!


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