J’ironise mais difficile de trouver une autre adjectif à la lecture de cet article sur ces gens qui espèrent que la gauche "émergera" au Québec d’ici 2020. Une personne s’avoue même sceptique, affirmant que le Québec de gauche n’est jamais arrivé malgré tout ce qui a été fait depuis 35 ans.
Parce que si le Québec actuel n’est pas de gauche, alors il est quoi? Nommez-moi des politiques typiques de la gauche, nous les avons toutes!
- Assurance-maladie universelle
- Congés parentaux
- Assurance-médicament d’État
- Subventions importantes dans plusieurs domaines
- Assurance-automobile nationalisée
- Électricité nationalisée
- Monopole d’État sur la vente d’alcool
- Services de garde subventionnés
- Éducation au plus bas coût possible
- Etc!
Qu’est-ce que vous voulez de plus? La nationalisation des mines? des industries lourdes? des marchés d’alimentation?
Barbara Poirier et Robert Lachance, réalisez-vous que la vraie solidarité serait que les Québécois paient au moins pour leurs services eux-mêmes, sans dépendre de la péréquation canadienne ni d’une taxation disproportionnée des "riches"? Comme dit le SPD, qui en a mangé des croutes en matière de gauche, le "bar open n’est pas notre idée de la solidarité".
Comme je disais récemment, à droite certains se plaignent que des gens comme Facal et Legault ne sont "que" la "gauche efficace". Bien sachez que je préfère mille fois mieux cette gauche efficace déjà en marche dans de nombreux pays d’Europe à l’irresponsable statut quo dans lequel le Québec semble résolument figé et où même le ministre des finances se prend pour le vendeur d’un magasin de meubles "Achetez maintenant, payez plus tard!"
Ceci dit, je me permets toutefois un bémol face à ce résultat, étant donné la confusion qui règne au Québec (et ailleurs aussi!) lorsque l’on discute de gauche et de droite.
Michel Hébert et autres textes en lien.