Archives de février 2011

Oscars: "Syndrome Arcade Fire" pour Hævnen

"Ils peuvent se mettre notre Oscar dans un endroit sombre et peu éclairé".

C’est la réaction de Peter Aalbæk Jensen, de la société de production Zentropa, lorsque le tabloid BT a demandé des commentaires à la suite de la victoire de Haevnen, de Susanne Bier, aux Oscars dimanche.

Le film a été sous-estimé au Danemark, n’ayant été que peu nominé et uniquement récompensé des prix Robert et Bodil pour la meilleur actrice féminine, Trine Dyrholm.

Peter A. Jensen n’y va pas avec le dos de la cuillère: "Jamais ça ne nous serait jamais arrivé chez nous parce que la maladie nationale du Danemark, c’est de cracher sur le succès des autres".

Pendant ce temps, quelle ironie, les médias, le milieu artistique et les politiciens danois s’emballent sur qu’est-ce que la statuette gagnée à Hollywood peut bien signifier pour le "cinéma danois" et le "branding du Danemark".

Ne manquait plus que "le Danemark gagne un Oscar" pour compléter le tout, et je l’ai vu!

Ça ne vous rappelle pas une certaine tribu d’Amérique du Nord après le Grammy d’Arcade Fire?

Le Jambon fait parler de lui

Via la Deutsche Presse Agentur, 8 médias allemands ont repris la nouvelle de notre valeureux compatriote qui pensait que faire un salut nazi devant le Reichstag, c’était "pas ‘rave".

Rundfunk Berlin-Brandenburg
Berliner Morgenpost section police
Berliner Morgenpost section régionale
Die Welt
Hamburger Morgenpost
Bild section Berlin
Bild section newsticker
BZ

Ce dernier vaut un screenshot. Étant un tabloid, observez bien comment on a présenté ça:

L’article commence par "dümmer geht es nicht" = ça ne peut pas être plus niaiseux. Tagué dans la section "Nazis" et "Extrême-droite", mise en lien avec des articles sur les néo-nazis. Ce qui, en Allemagne, vous rend aussi fréquentable qu’un abuseur d’enfant.

Espérons qu’il retiendra sa leçon dûrement (et chèrement) apprise et, surtout, que je ne l’entende pas pleurer à Mon Topo ou au Vrai Négociateur!

Le terme Jambon vient d’Ostie de Jambon, tweeté par @YvesMath

EDIT: Article dans le Tagesspiegel de dimanche. Le Berliner Zeitung et le Berliner Kurier n’étant pas publiés le dimanche, il a fait le tour!

Heil Hitler: Ceci n’est pas une blague à faire en Allemagne

"Bon, encore un innocent" ai-je déclaré en voyant les journaux berlinois passer ce communiqué de presse de la police: Un touriste fait un salut hitlérien devant le Reichstag.

Et l’innocent vient d’où cette fois:

Ein Tourist aus der kanadischen Provinz Quebec hat am Sonnabend vor dem Berliner Reichstag den „Hitler-Gruß“ gezeigt und ist daraufhin festgenommen worden. Der 30-Jährige habe vor dem Gebäude für eine Foto posiert, was seine 29-jährige Begleiterin aus Niedersachsen machen wollte, teilte die Berliner Polizei am Sonnabend mit. Die Szene wurde den Angaben zufolge von Bundespolizisten beobachtet, die ihre Berliner Kollegen alarmierten. Diese nahmen den Kanadier vorübergehend fest und beschlagnahmten die Speicherkarte der Kamera. Gegen ihn wurde ein Ermittlungsverfahren wegen des Verwendens verfassungswidriger Symbole eingeleitet.

J’ai beau ne pas avoir de fleur de lys tatouée quelque part, c’est immanquable: les "colons de che nous" en à l’étranger, ça me fait profondément honte.

Alors le Champion (ou Capitaine, c’est selon) était avec une amie allemande et s’est mis devant le Reichstag pour prendre une photo avec son bras gauche en l’air. Des policiers fédéraux ont alerté leurs collègues de Berlin, qui ont arrêté le Champion. Les policiers ont supprimé la photo de son appareil et lui ont collé une contravention pour "usage de symboles anti-constitutionnels".

Article 86a du Code Pénal Allemand. C’est dans section "Attaques contre l’État de droit démocratique".

Donc, on risque la prison ou une amende donc PAS DE CONNERIE AVEC LES NAZIS LES AMIS!

Communiqué de la police de Berlin

Stjórnlagaþing: Par la porte d’en arrière

Jóhanna Sigurðardóttir peut dormir tranquille: son petit bijou, son assemblée constituante élue dans l’indifférence et invalidée par la Cour Suprême vient d’être sauvée par le comité parlementaire formé après la décision du plus haut tribunal du pays.

Le comité a décidé que les 25 citoyens élus le 27 novembre dernier seraient tout simplement embauchés comme membres d’un comité de révision constitutionnelle. L’élection n’est donc pas à être reprise, et ce ne sera pas de l’argent jeté par les fenêtres!

Rappelons que, malgré l’insistance de l’opposition, les partisans de la réforme constitutionnelle n’ont jamais pu expliquer leur argument de base, à savoir que la constitution actuelle est la cause de la crise économique.

De plus, ne l’oublions pas, le gouvernement n’a pas non plus expliqué en quoi il était essentiel d’investir dans un tel procédé alors que l’Islande est en redressement budgétaire.

Mbl, Mbl

Libye: Des idiots utiles au Québec

Lundi soir, Céline Galipeau recevait Alain Stanké pour parler du Colonel Kadhafi. Bien qu’il ne soit pas vraiment entré dans les détails, je l’ai trouvé complaisant. Il a certes admis que le régime soit très dur au point de vue des droits de la personne, mais il a sorti les mêmes trucs qui sont dits sur Cuba depuis 1959: il ne s’est pas enrichi, il a investi pour le peuple: santé, éducation, lutte à la désertification.

Alain Stanké, dont l’enfance a été marquée par les occupations allemandes et soviétiques de la Lituanie, n’aurait pas dû s’aventurer sur ce terrain.

Comme si ce n’était pas assez, voici ce que nous sort La Presse via Isabelle Hachey:

D’autres institutions hésiteront peut-être avant de lâcher la famille Kadhafi. À SNC-Lavalin, on se refuse à toute entrevue. «Nous continuons de suivre la situation de près pour déterminer les prochaines étapes», dit prudemment un porte-parole.

En septembre 2005, le géant du génie québécois avait déroulé le tapis rouge pour Saïf al-Islam, venu exposer des toiles au Marché Bonsecours. L’ex-président Jacques Lamarre avait déclaré à La Presse que le colonel Kadhafi était «un grand démocrate» qui avait fait beaucoup pour le continent africain.

Selon M. Lamarre, les Libyens devaient «considérer tous les investissements qui ont été faits dans les infrastructures de leur pays. Au lieu d’enrichir une élite, (le régime) a tout mis ça dans la population».

SNC-Lavalin, à tout le moins, profite de ces investissements. Depuis près de 20 ans, l’entreprise creuse une «grande rivière artificielle», projet titanesque qui alimentera en eau les villes du nord du pays. Elle a aussi décroché un contrat de 450 millions pour construire l’aéroport de Benghazi.

M. Lamarre n’a pu être joint hier pour commenter les récents événements.

Et ce qui m’enrage, c’est qu’on ne dit rien là-dessus tout en n’étant jamais à court de mots pour dénoncer l’Alberta.

Quand le message est secondaire

Je joue sur le terrain de mon ami FBI mais je suis certain qu’il me pardonnera… :P

Hier, La Presse publie dans ses pages d’opinion un texte de Diane Bellemare sur les réformes engagées en Suède ici.

Absolument rien de nouveau pour moi, et je parle ici comme ailleurs de ces réformes, en Suède comme ailleurs, de ces possibilités d’avoir un "État-providence sans État". Elle parle pratiquement des mêmes choses que moi à l’émission Connaitre la Suite d’il y a trois semaines.

Mais Diane Bellemare est une adéquiste de la première heure, une économiste qui travaille au CIRANO, un think tank du "mauvais bord".

Alors qu’est-ce qu’on sort à l’endroit de ce texte sur Twitter? "Attention, Googlez l’auteur" dit un message que j’ai vu passer.

Autrement dit, si ce n’est pas un gauchiste qui le dit, on refuse d’écouter. C’est pourtant un parti de gauche, le SAP, qui les a faites ces réformes. Faudrait-il inviter Goran Persson au Québec pour nous expliquer?

Et vous savez, une telle fermeture, ça me choque tellement plus que quand LCS me dit "On ne peut pas faire ce que les autres ont fait, les autres ce n’est pas nous".

La politisation d’un crime "ordinaire"

Le 11 février dernier, deux peintres attendaient le métro à la station Lichtenberg en fin de soirée. Ils ont été violemment attaqués, sans motif apparent, par trois jeunes.

L’un des deux hommes est toujours dans le coma et lutte pour sa vie. Les trois suspects, des "vieux ados", ont été arrêtés après avoir fui la scène, apeurés par l’arrivée de motards criminalisés qui ont sortir leurs armes.

Par crime "ordinaire", j’entends là que, bien que ce soit odieux, c’est une chose qui se produit malheureusement dans une grande ville comme Berlin.

Dans toutes les villes du monde, ou presque, ce fait divers ne serait devenu qu’une statistique judiciaire anonyme. Mais nous sommes en Allemagne, terre de la chemise brune.

Une fois qu’on a publicisé que les trois suspects étaient des immigrants kosovars et albanais, les néo-nazis se sont emparés de l’affaire.

Vendredi dernier, une semaine après le drame, 200 d’entre-eux ont tenu un rassemblement silencieux à la gare Lichtenberg. Comme toujours, une contre-manifestation de gauche a eu lieu en face.

Maja-Helen Feustel, députée Linke à l’assemblée d’arrondissement de Lichtenberg, et une amie ont été agressées par un inconnu du côté des néo-nazis (Tagesspiegel).

Tous les ingrédients sont maintenant là: nous sommes en présence d’un crime politique.

Icesave: Un deuxième référendum en un an

La semaine dernière, après bien des délibérations, l’Althing adoptait la troisième mouture de l’accord avec Londres et La Haye concernant l’indemnisation des épargnants floués par la chute de la filiale de Landsbankinn Icesave. 400000 Britanniques et Néerlandais ont perdu de l’argent, argent qu’ils ont partiellement récupéré par leurs gouvernements respectifs, qui essaient depuis 3 ans de se faire rembourser par l’Islande.

Il s’agit du troisième essai. Le premier a été rejeté par la classe politique, on trouvait que l’échéancier ne respectait pas du tout la remise sur pied de l’Islande. La deuxième, un peu mieux, n’a pas reçu la sanction présidentielle et c’est le peuple qui s’est chargé de le mettre aux poubelles le 6 mars 2010 – dans une proportion de 93%.

En tout, l’État islandais doit près de 4 milliards de dollars. Icesave 2 proposait un remboursement échelonné entre 2016 et 2024, à 5% d’intérêt.

Icesave 3, adopté par l’Althing par 44 voix contre 16 (3 abstentions), prévoit un remboursement réparti sur 30 ans, de 2016 à 2046, à 3% (NL) et 3.3% (UK) (BBC News). Personnellement, j’ai été de ceux qui ce sont dits: Dur d’avoir meilleur deal, aussi bien voter oui.

Sans aucune surprise de ma part, au cours d’une conférence de presse dimanche après-midi, Ólafur Ragnar Grímsson a annoncé la même chose que l’an dernier. Traduction officielle de sa déclaration.

Je pense que le référendum est inévitable, dans la mesure où ce fut la méthode employée l’an dernier, et qu’une si grande "aventure" financière doit être approuvée directement par les électeurs. Sans oublier la pétition de 40000 noms exigeant un référendum: impossible de refuser! Ceci dit, et on en parlait sur twitter pendant la conférence de presse, le réflexe du contribuable ne peut être que dire non.

Au moins, même si l’accord est rejeté, étant plus correct que les précédents, on peut s’attendre à plus de discussions et la formation d’un camp du oui officiel.

Ceci dit, ayant échangé avec des opposants à tout règlement, je comprends très bien leur position: Toutes ces négociations équivalent à négocier une sentence judiciaire d’une personne condamnée malgré son innocence. Je serais également curieux de voir une cour de justice européenne se prononcer sur le dossier, les Britanniques et les Néerlandais voulant éviter coûte que coûte qu’un tribunal s’en mêle.

Politiquement, c’est une autre claque au visage du gouvernement de Jóhanna Sigurðardóttir, qui se dit déçue. Un deuxième veto présidentiel, sur un même sujet, c’est évidemment assez pour causer de sérieux doutes sur la possibilité du gouvernement de terminer son mandat.

Par ricochet, ça nous ramène au débat – suspendu depuis le jugement de la Cour Suprême – sur la révision de la constitution. Le Président de l’Islande n’est qu’une figure symbolique, comme nos Gouverneurs Généraux, et bien qu’il possède le droit de veto, ce dernier était pratiquement que théorique jusqu’à ces dernières années. Les constitutionnalistes islandais sont en devoir de se demander si le régime parlementaire n’est pas en train de glisser vers le présidentiel, même si Olafur affirme que le référendum signifie faire décider "l’autre législateur".

Pas de commentaires à Londres mais, à La Haye, des responsables ont indiqué qu’il n’y aurait pas d’autres négociations.

Vraiment, ce soir, j’ai juste envie conclure: la merde est pognée et je doute réellement que l’on trouve une issue d’ici quelques temps. Un dossier à suivre!

Silfur Egils de dimanche
Aukafréttir: Fréttamannafundur forseta Íslands vegna Icesave

Avec tous mes sites islandais préférés: RUV.is, Visir.is, DV.is, Icelandreview.com, Grapevine.is, Pressan.is, Eyjan.is, Mbl.is

Pétrole norvégien: Derrière les lunettes roses

Dans La Presse, Stéphanie Grammond qualifie le pétrole norvégien de "socialement responsable". Dans un autre texte, elle s’étonne presque de voir qu’Oslo a choisi de ne pas gaspiller les revenus du pétrole.

Vendredi à 13:00, Simon Durivage a discuté avec Normand Mousseau et les téléspectateurs de RDI d’un modèle financier pour l’exploitation des ressources naturelles. On a vanté la Norvège sans arrêt.

Mais est-ce que c’est aussi beau qu’on le dit? Est-ce que c’est compatible avec les "valeurs québécoises"? Je ne crois pas.

La mythologie nationaliste québécoise nous répète inlassablement que les Québécois ne paient pas leur électricité cher parce que la ressource est ici, qu’elle est "à nous" et que c’est en vendant son électricité aux Américains au prix du marché qu’elle est capable d’être la vache à lait du gouvernement. Ironiquement, on bloque toute tentative de privatisation, même partielle, parce que "les profits doivent nous revenir" et on apprenait cette semaine que la "gauche réformiste" de François Legault a toute sorte de projets à financer avec les revenus d’Hydro-Québec.

Si on appliquait la même logique à du pétrole/gaz québécois nationalisé (comme le souhaitent ardemment le PQ et QS), "Pétro-Québec" nous vendrait l’essence ordinaire à 0.25$ le litre et ferait des profits avec la vente de pétrole sur les marchés mondiaux aux prix réguliers. L’exemple iranien quoi!

Au même moment, Statoil vend l’essence ordinaire à 2.39$ le litre. Un des plus chers au monde, un prix du marché accompagné de fortes taxes. Rien à voir avec notre électricité subventionnée, dont le bas prix est vanté par HQ.

Les Norvégiens "encannent" l’argent du pétrole. Pas plus de 4% des revenus du fonds pétrolier ne peuvent servir par année et la majorité de l’argent est "gelé" pour 60 ans. L’optique est d’étirer la longévité de l’État-providence, d’assurer des revenus une fois que le pétrole sera épuisé.

Oslo n’utilise donc pas le pétrole pour faire des cadeaux aux électeurs, comme l’envisagent d’ores et déjà les politiciens québécois. La structure fiscale norvégienne est donc pareille à celle de ses voisins: une population qui paie, sans exception, jusqu’à 47-50% d’impôts, une taxe de vente de 25% sur tout et des taxes indirectes sur des tonnes de produits.

Très subventionnée, l’agriculture norvégienne tire le prix des aliments vers le haut. Au point où, comme les Québécois vont en Ontario ou aux USA, les Norvégiens vont magasiner en Suède pour sauver de l’argent. Le prix du lait y est plus que le double.

Un coup d’oeil au site web sur les listes d’attente en santé nous apprend que, sur le terrain, les services publics norvégiens ne semblent pas bénéficier des revenus pétroliers.

D’ailleurs, les finances publiques norvégiennes, bien que meilleures que les nôtres, ne sont pas parfaites: Une dette publique équivalent à 43% du PIB, c’est gros quand 25% de nos revenus viennent de l’or noir!

Pendant ce temps, la "méchante" Alberta, celle qui a bradé son pétrole à des vampires capitalistes étrangers, n’a plus de dette, dégage un surplus de 5% du PIB (stats)…tout en ayant aboli la taxe de vente et l’impôt provinciaux! Le problème vécu au Québec, où les compagnies minières versent des redevances jugées dérisoires, ne serait donc pas dû à leur propriété privée mais bien à l’incapacité de nos politiciens à faire appliquer les règles.

On pourrait aussi déduire que les Norvégiens profitent moins du pétrole que les Albertains et, surtout, qu’ils sont beaucoup trop responsables pour que leur modèle soit applicable au Québec!

Ariane Krol: Continuons à pelleter par en avant

Cette semaine, Cyberpresse Affaires avait quelques textes intéressants sur le modèle scandinave en matière de retraite: Suède, Suède, Suède, Norvège, Norvège, Norvège. Je n’envisage pas d’en passer chacun au peigne fin, étant factuellement corrects à la mesure de ma propre connaissance du dossier, mais je m’objecte aux sous-entendus faits par Cyberpresse.

J’en veux d’abord à l’éditorial d’Ariane Krol sur le sujet. Je parle de ceci:

La réforme suédoise s’est faite à la faveur d’une crise aigüe, lorsqu’il est apparu évident que le système en place n’était plus viable. Ici, on commence à peine à parler de la fragilité de la RRQ et de l’appauvrissement qui guette les futurs retraités. Le constat est documenté, mais il est loin d’être partagé par la population.

Je trouve scandaleux d’insinuer, à mots à peine couverts, que le Québec peut continuer à vaquer à ses occupations et remettre à plus tard l’examen de la situation financière de son régime de retraite collectif. Comme s’il fallait attendre d’être rendu au bord du gouffre pour penser à une solution.

Toutes les réformes entreprises en Suède viennent d’un constat: un rapport de l’OCDE, en 1994, qui disait que si la Suède continuait sans changer, la dette atteindrait 128% du PIB en 2000. Au Québec, malgré les rapports alarmants, nos "élites" politiques continuent de se chicaner, à savoir si la dette est "bonne" ou "mauvaise".

Plus on repousse le traitement, plus il sera douloureux. Une chose qu’Ariane Krol, comme de nombreux Québécois, semble s’obstiner à ne pas voir.

Autre signe des temps, bien qu’ayant exposé tous les faits, l’équipe de La Presse n’est pas sortie de sa zone de confort quand est venu le moment d’analyser: on a trouvé savoureux de voir que les employeurs norvégiens ont, de leur propre initiative, instauré les fonds de pension obligatoires (analyse de derteil: culture scandinave de la responsabilité). Et on semble étonné que la Norvège n’ait pas choisi de gaspiller l’argent du pétrole comme le ferait, on s’en doute, le Québec!

Je devrais d’ailleurs revenir sur ce thème des ressources naturelles, à la lumière des discussions sur le gaz de schiste…


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