Archives de 11 novembre 2011

One loonie, une piastre, einn kall

Jeudi, l’économiste Heiðar Már Guðjónsson est revenu sur la place publique avec sa suggestion sur l’adoption, par l’Islande, du dollar canadien. Ici son texte, là une courte « entrevue ».

En gros, il base son argumentation sur le fait que le dollar canadien est bien placé pour devenir la devise forte de la prochaine décennie et également, sur la base des points communs entre nos deux économies.

Reprenant la nouvelle sur son blogue, Egill Helgason pose la question, sans y répondre: Quel est l’intérêt du Canada? Il rappelle également que l’économiste Jón Daníelsson, de la LSE, ne comprend pas trop le bienfait d’adopter la monnaie d’un État qui n’a que peu de relations économiques avec l’Islande.

Le texte se termine toutefois sur une phrase intrigante: Kanadamenn vilja gjarnan að við notum þeirra mynt, les Canadiens veulent que nous utilisions leur monnaie. De qui tient-il cette information?

On sait déjà que la Banque du Canada a déjà tenu des meetings secrets à Reykjavík en mars mais rien n’est jamais sorti publiquement et on n’a pas su s’il y avait eu suite. Devrions-nous soupçonner quelque chose?

Donc, à mettre dans la liste des choses à suivre…

1938 est encore proche…

Le 9 novembre 1938, les Nazis s’en prenaient à la communauté juive en représailles à l’assassinat du diplomate Von Rath à Paris. On a donné à cet évènement le nom de « Kristallnacht » (Nuit de Cristal), bien que l’Allemagne moderne y préfère « Reichspogromnacht » – les coupables sont ainsi identifiés, et on comprend que ce n’était pas une fête!

C’est bien malheureux mais l’actualité judiciaire berlinoise nous apprend que le passé vit encore parmi nous. Mardi soir, dans Lichtenberg, un Africain a été sauvagement battu. S’en est suivi un incendie criminel dans maison de jeunes appartenant à un mouvement de jeunesse socialiste, le deuxième en moins d’un mois.

Ce ne sont pas des évènements qui surprennent, on sait que les Néonazis agissent souvent lors de tels « anniversaires ». Même si c’est marginal, ça reste que ça fait partie de la vie dans l’est de l’Allemagne. Je sais que, devant quelqu’un vêtu tout en noir, il ne faut pas s’ouvrir la bouche. Quand j’ai enseigné le français dans le Landkreis Sachsische Schweiz, haut lieu du néo-nazisme, je me souviens que la police cherchait de la littérature du NPD dans les écoles et que les parents y étaient d’une vigilance envers leurs ados pour éviter qu’ils entrent en contact avec le « milieu ».

Car on m’a tôt appris que les Nazis, comme une secte, recrutent leurs adeptes quand ils sont jeunes et naïfs. En ex-RDA, leurs proches possèdent écoles de conduite, discothèques pour ados, ils sont bénévoles à l’aide aux devoirs, s’impliquent dans les associations sportives… L’extrême-droite courtise donc les gens de la même manière que la gauche, un phénomène qui semble mystifier plusieurs mais qui ne surprend personne ayant constaté que les deux disent à peu près la même chose et s’adressent au même public.

C’est d’ailleurs pour cela que Nazis et Communistes s’entre-tuaient dans l’Allemagne des années 20. Et qu’aujourd’hui, que des Néonazis mettent le feu à des maisons de jeunes où vont des enfants aussi jeunes que 6 ans se font « éduquer dans une perspective socialiste » (wikipedia).

Certains n’ont définitivement pas retenu les leçons de l’histoire.


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