Archives de 22 novembre 2011

Occupy Reykjavík: Sale et illégal

Parce que les manifestants ne détenaient pas de permis, la police islandaise avait rapidement délogé les campeurs installés sur Austurvöllur devant le parlement. S’en était suivi une régularisation rapide de leur situation, donc leur retour, mais dans une indifférence médiatique et populaire quasi complète: on n’en a parlé que lorsqu’une députée conservatrice ai accusé la ville de Reykjavík d’outrage au parlement en ayant permis aux manifestants de camper là et quand le député Thor Saari a proposé de les laisser utiliser les toilettes du parlement.

Ce soir, l’adjoint au maire leur a signifié que leur temps est compté puisque le permis de rassemblement n’a pas été renouvelé. Aussi, c’est en fin de semaine qu’on installe les décorations de Noël et pas question que la poignée de campeurs ne viennent troubler la tradition.

Selon la ville, Occupy Reykjavík n’a pas respecté les conditions de son permis puisque des déchets trainent sur la place.

Être sale, la meilleure façon de perdre toute crédibilité dans un pays germanique :D

Mbl.is

D’un extrême à l’autre

Billet ayant dû être écrit samedi

Le 21 novembre 1992, le squatteur anarchiste Silvio Meier était poignardé à mort à la sortie ouest de la station de métro Samariterstrasse dans Friedrichshain (au coin de chez nous, dans mon ancienne vie).

Depuis, chaque année, l’extrême-gauche se rassemble afin de commémorer sa mort ainsi que tous les crimes commis par ceux qu’ils appellent les Fascistes. La marche de cette année a eu lieu samedi, l’édition 2011 prenant une saveur particulière alors que l’Allemagne est encore sous le choc des "Döner-Morde".

Le simple nom de l’évènement, "Demo gegen Rechts" (Manif contre la droite), explique à lui seul pourquoi aucun parti politique allemand, aussi libéral soit-il, ne veut être associé à la droite du centre. C’est le spot des nazis, point.

On peut parler pendant des milliers d’années de la justesse théorique d’un tel positionnement mais bon.

Une marche de 2600 personnes, encadrées par 600 policiers, dans le calme si ce n’est les habituelles roches lancées aux policiers et sur les véhicules.

Moi, quand je les regarde, j’ai l’impression de voir un gang de rue qui pleure ses victimes aux mains de ses adversaires. Je n’ai aucune pitié pour ces anti-démocrates de gauche qui se croient persécutés par ces anti-démocrates de droite. Ce sont deux extrémismes qui non seulement ont plus en commun qu’ils ne voudraient l’admettre mais qui, dans les faits, ne représentent pas grand chose (ni grand monde) dans l’ordre politique actuel.

Ils me font rire, ces gens d’extrême-gauche habillés en noir qui exigent que la constitution allemande interdise le nazisme. Non seulement parce que le droit criminel allemand est déjà assez poussé là-dessus mais aussi parce que ce n’est pas en interdisant quelque chose qu’il disparait.

Devrait-on leur rappeler qu’en plus, ça serait utiliser la même médecine que le Troisième Reich a servi aux partis politiques?

Pire encore, interdire le nazisme voudrait aussi dire, par sa définition, interdire le communisme…

Ceci dit, tant et aussi longtemps que le communisme aura bonne presse en Allemagne et de par le monde, on continuera à fermer les yeux.

Berliner Morgenpost

P.S.: Je vous invite à poursuivre la discussion chez Antagoniste


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