Posts Tagged 'allemagne'

À nos amis de la CLASSE

Voici une étude allemande qui démontre qu’en dépit de toute les mesures pour en favoriser l’accessibilité, les "pauvres" sont toujours sous-représentés dans l’enseignement supérieur.

Comme quoi la gratuité scolaire, au final, ce n’est que subventionner quelque chose que la majorité des parents des étudiants peuvent payer.

Analyse du Berliner Morgenpost dans un texte intitulé: "Le courage d’étudier manque aux enfants de travailleurs".

Le prochain projet péquiste?

La presse allemande nous apprend que le ministère grec des finances a mis sur pied un groupe de travail chargé d’évaluer le montant des réparations dues à la Grèce par l’Allemagne suite à l’Occupation nazie de 1940 à 1945.

Blâmer l’Allemagne, un thème récurrent depuis le début de la crise. On ne me compte plus les références aux Nazis depuis que le gouvernement Merkel a entrepris de mettre la Grèce au pas si elle veut obtenir l’aide financière de l’Europe.

Et pour les nationalistes grecs, ça veut aussi dire exiger des milliards restés impayés après la conférence de Paris en 1946 (explications). Personnellement, je m’explique mal comment le versement d’une telle somme il y a près de 70 ans aurait empêché la crise actuelle mais bon…

Avec un Bernard Drainville convaincu que la "péréquation, c’est de la compensation pour faire partie du Canada" et une économie chancelante supposément en raison de l’Alberta, le PQ est en excellente position pour nous sortir le même discours et exiger d’Ottawa, voire Londres, la même chose.

Le jupon rouge des journalistes

Le chercheur électoral norvégien Frank Aarebrot s’est intéressé aux opinions politiques des journalistes des trois pays scandinaves, une étude dont il a présenté les résultats ce jeudi au Nordiske Mediedager de Bergen.

La question est simple: S’il y avait des élections, pour qui voteriez-vous?

Dans les trois pays, le rouge l’emporte. Les pourcentages en blanc sont la différence avec les plus récents sondages réalisés dans la population en général.

Norvège:

Remarquez bien que le FrP disparait totalement de la carte. TV2 note dans son article qu’en 2003, 36% des journalistes norvégiens avaient voté pour SV – un parti semblable à Québec Solidaire.

Ceci dit, le professeur conclut que la différence entre journalistes et population générale est moins prononcée en Norvège que chez les deux voisins.

Suède:

Non seulement la gauche est sur-représentée chez les journalistes suédois mais le "parlement des journalistes" est très différent du Riskdag élu en 2010.

Danemark:

Le Danemark remporte la palme avec 80% de journalistes votant à gauche (au Danemark, "B", Det Radikale Venstre est un parti social-libéral qui s’associe à la gauche).

Ce qui me frappe, ce n’est pas tant l’absence relative des idées libérales chez nos chers reporters mais la sur-représentation de partis "à gauche de la gauche" dont les programmes hyper-socialistes et étatistes ne trouvent pas vraiment d’emprise dans la population.

Je serais très curieux de voir le résultat d’une telle enquête au Québec. Cela dit, je ne nie aucunement aux journalistes le droit d’avoir une opinion et je préfère savoir leur couleur plutôt que les voir se cacher derrière une objectivité et une neutralité qui relève de plus en plus de l’utopie de nos jours.

Mais jusqu’à quel point cela influence-t-il leur travail? J’aimerais bien voir une étude scientifique là-dessus.

D’un coup d’oeil, je dirais que Helle Thorning-Schmidt et Jens Stoltenberg font face à beaucoup moins de micros hostiles que Fredrik Reinfelt. Plus près de nous, on voit très bien comment les médias ferment les yeux sur les comportements condamnables du mouvement étudiant.

Sauf qu’il n’y a pas que la politique partisane qui est influencée par nos opinions. En Allemagne, les chroniqueurs télé lèvent souvent le nez sur ce qui vient des diffuseurs privés. Culture, justice, environnement, consommation, même les sports (Réjean Tremblay en est le meilleur exemple)… Aucun article de journal, aucun reportage n’échappe aux couleurs politiques d’un journaliste.

C’est peut-être pour ça que j’ai renoncé à en devenir un.

TV2 Nyhetene

EDIT: Deux "vieux" billets sur le passé rouge de la télévision publique danoise: ici et

Le monde parallèle de Margot Honecker

Après 20 ans d’exil au Chili, l’ancienne première dame est-allemande revient dans les médias. En février dernier, les Allemands ont pu découvrir le journal de détention d’Erich Honecker – celui-ci fut détenu 169 jours en 1992/1993 avant qu’on lui permette de s’envoler vers Santiago.

En mars, ce fut au tour de madame de parler. Elle s’est confié à Frank Schumann, publiciste berlinois dont les sympathies communistes sont bien connues, et ses déclarations dans le livre "Zur Volksbildung" ("Sur l’éducation populaire") et le documentaire "Der Sturz" donnent froid dans le dos. Une chose est certaine, elle n’est pas prête de changer d’idée!

Même si l’Histoire en a décidé autrement, Margot Honecker continue de défendre la RDA coûte que coûte. Rien à faire, elle ne trouve rien à redire: la République Démocratique Allemande n’était pas une dictature. Elle n’a aucune pitié pour les victimes du Mur de Berlin, disait qu’ils avait juste à ne pas sauter! Elle légitimise le travail de la Stasi, affirme que les opposants au régime communiste étaient une 5ième colonne de l’Ouest. Une citation succulente pour expliquer le mécontentement: "Dans chaque État, il y a des gens qui ne sont pas d’accord avec tout ce que l’État leur dit de faire"

Celle qui fut ministre de l’éducation de 1963 à 1989 était visiblement absente quand l’auto-critique est passée. Elle nie que le système scolaire est-allemand eut servi à l’endoctrinement des enfants de la RDA, elle préfère dire que les écoles de la RDA ne devaient pas servir à éduquer des opposants ou des "suiveurs désintéressés"…. Le groupement PQ/QS/CLASSE/FEUQ/FECQ/CSN/FTQ/CSQ est fier de vous donner raison!

Fokus "La RDA représentait l’idéal de l’humanité"
Fokus "Peut-être qu’Eva Braun vit encore"

ARD n’ayant pas mis le documentaire en ligne, un anonyme s’en est chargé sur Vimeo.

Le rouge et le noir: Berlin

Le 1er mai 1987, des anarco-communistes provoquaient une émeute dans le quartier Kreuzberg. Cette année, la tradition célébrait son quart de siècle avec, comme à l’habitude, son cocktail de slogans révolutionnaires, de saccage et de violence. Des 7000 policiers en service mardi dernier, 124 ont été blessés, et on s’est réjoui qu’il y ait eu moins de casse et d’arrestations que par les années précédentes.

Malgré tout, nous dit le maire de Berlin, ce n’est pas une raison pour célébrer. Ce weekend, on a lancé un cocktail molotov dans une voiture de police. Le même soir, on a aussi vu une attaque, par une trentaine de personne, d’un chantier de construction. Aussi, les autorités ont révélé que, le soir du 1er mai, en marge de la "Marche Révolutionnaire", on a saisi des bombes.

Les anarco-communistes berlinois sont bien connus des services de renseignement. Quand on vit dans l’arrondissement Friedrichshain-Kreuzberg (quelques images), on s’habitue à leurs graffitis, leurs tracts. On ne se surprend pas de voir la police intervenir lorsque leurs actions contre la gentrification du voisinage débordent et on sait se tenir loin de leurs bars et leurs immeubles.

Comme dans les banlieues françaises, le feu semble être leur arme favorite – on ne compte plus les incendies de véhicules (symboles de richesse!!!) à Berlin. McDo s’est tenu loin de Kreuzberg pendant des décennies, de peur d’être victime d’un attentat.

On finit par rire et hausser les épaules quand on voit, dans les journaux, leurs échauffourées avec les Nazis. Que les cons se battent entre eux, peut-être finiront-ils par s’exterminer mutuellement.

Mais tout le monde à Berlin sait qu’ils sont dangereux. Ils sont nombreux à trouver que les autorités ne les surveillent pas assez, ne prêtent pas assez attention à leurs activités, accusant la gauche de fermer les yeux sur la violence.

Ceci dit, reculons de 40 ans et comparons la Rote Armee Faktion au FLQ: le FLQ obtient immensément plus de sympathies au Québec que les terroristes Baader-Meinhof en Allemagne.

Et si ça expliquait pourquoi personne ne s’attarde à la violence prônée par les anarco-communistes de la CLASSE?

Le rouge et le noir: Islande, 2008

Décidément, on n’en sort pas. Un an plus tard, on me parle encore de ces textes d’extrême-gauche à saveur conspirationniste où, d’un côté, une révolution populaire aurait renversé le capitalisme en Islande et où, de l’autre, les méchants journalistes cacheraient cette nouvelle au monde entier.

Pas de problème à m’attarder à remettre les pendules à l’heure sur cette lecture douteuse des évènements. Mais qui aurait crû qu’il y aurait un lien à faire avec la grève étudiante au Québec?

Comme le Québec de 2012, l’Islande de 2008 n’avait à peu près jamais connu de période de manifestations populaires de masse. Il était tout à fait compréhensible qu’une partie de la population se lève pour exprimer sa colère à l’endroit des politiciens, et je pense qu’il était logique que le gouvernement cède sa place comme ce fut le cas.

Mais j’aimerais qu’on revienne sur ces manifestations, de novembre 2008 à janvier 2009, afin de voir qui y était. Observez bien les symboles et les slogans, on a affaire à des anarco-communistes comme nos amis de la CLASSE.

Burt Með Davið Protest
Burt Með Davið Protest
Rjúfum Þögn Ráðamanna !
Burt Með Davið Protest
Rjúfum Þögn Ráðamanna !
Vík Burt Ríkistjórn-Kosningar-strax
Vík Burt Ríkistjórn-Kosningar-strax
Freedom fighter
Flags
Banner flags
Down with Capitalism: Justice must rise

Le 8 décembre 2008, une trentaine d’anarco-communistes réussissent à entrer au parlement islandais. Neuf d’entre eux seront arrêtés pour avoir attaqué le parlement, une accusation qui vaut de 1 à 16 ans d’emprisonnement selon le droit pénal islandais. Ils seront finalement acquittés mais l’affaire nous en apprend beaucoup sur qui sont ces gens – ils sont liés à divers mouvements d’extrême-gauche, tels ATTAC ou encore le groupe écologiste à "action directe" Saving Iceland. La simple lecture de ce document nous plonge directement dans les mêmes pensées que les gens se réclamant de la CLASSE dans nos institutions d’enseignement supérieur – je me rappelle très bien leurs discours pendant mes années en science politique à l’UQAM!

Je ne me souviens pas d’avoir entendu de dénonciations claires de ces groupes par les médias islandais, tout comme on ne semble pas voir la menace au Québec. Nous sommes loin de l’Allemagne, où la violence politique est une calamité quotidienne, et où nos anarchistes de sciences humaines seraient fichés.

Si c’est au moins la seule leçon apprise de la grève de 2012… Avec des Nazis qui emménagent au parlement grec, la menace contre la démocratie libérale devient de plus en plus tangible.

En complément

La France, trop à gauche pour les Allemands

À 3 jours du second tour de la présidentielle française, la chaîne ARD a demandé aux Allemands, dans le cadre de son sondage mensuel "DeutschlandTREND", qui souhaitent-ils voir à l’Élysée.

50% des Allemands souhaitent la réélection de Nicolas Sarkozy. Sans trop de surprise, les électeurs conservateurs CDU/CSU choisissent Sarko à 76% mais même la gauche allemande lui accorderait sa confiance: 55% des Pirates, 43% des Verts et 42% des sociaux-démocrates – seuls les supporters du Linke voteraient pour le candidat socialiste François Hollande, à 66%.

Parallèlement, le sondage de la chaine publique s’est intéressé à l’opinion des Allemands sur le Pacte Fiscal Européen, l’ensemble des mesures d’austérité budgétaire chèrement défendues par Angela Merkel. Là encore, il semble faire l’unanimité: 55% des Allemands choisissent l’austérité à des mesures de croissances financée par l’endettement public.

Là encore, Linke fait cavalier seul. Ses supporters sont les seuls à supporter majoritairement, à 68%, un accroissement de la dette publique pour raviver l’économie de la Zone Euro. Du côté des autres partis, s’ils sont encore 39% des électeurs du SPD à choisir l’option keynésienne, moins de 30% des votants de la CDU, des Verts et des Pirates sont d’accord.

De quoi bien confirmer l’illibéralisme de la France!

Berliner Morgenpost

Si la gauche le dit…

Douze ans après avoir lancé le SPD sur la voie de l’Agenda 2010, l’ancien chancelier fédéral Gerhard Schröder rapplique et appelle l’Allemagne à davantage de réformes pour soutenir la croissance. Pour l’ancien chef du SPD, la retraite à 67 ans, c’est un bonne chose voire un bon départ (rappel: les pays scandinaves débattent la retraite à 70 ans) et l’Allemagne doit contrer la démographie par l’immigration.

Il tourne aussi au ridicule cette idée des socialistes français d’imposer les riches à 75%.

On se rappelle que les réformes du SPD ont entrainé une scission du parti, la gauche pure et dure ayant suivi Oskar Lafontaine chez les néo-communistes du Linke.

Mais l’Agenda 2010, tout comme Paul Martin, est une preuve que, si le ménage doit être fait, seulement un gauchiste peut l’ordonner!

Berliner Morgenpost

Hôpital: 250 km

Je l’avoue, je me suis toujours bien marré de ces histoires concernant les grands espaces canadiens. L’explication serait probablement que je ne suis jamais sorti des zones habitées. Parallèlement, je suis tout aussi désintéressé quand on me parle sur comment les Européens vivent collés. Très vite, je rappelle à mes interlocuteurs que 1000 km séparent Paris de la Côte d’Azur, qu’il faut des heures pour traverser l’Allemagne et qu’au départ de Copenhague, on roule 500 km avant d’atteindre la pointe nord du Danemark.

En 2007, j’ai pris le train de Paris vers Montluçon pour assister au mariage de mes amis dans le département de l’Allier…. 3 heures dans le bois! À me descente, je me suis exclamé "Veux-tu bien me dire pourquoi les Français viennent au Québec pour aller dans le bois?"

C’est en Islande que la notion de "territoire vide" s’est vraiment ancrée dans moi. 320000 personnes vivent sur 103000 km2 et une fois qu’on enlève le sud-ouest du pays, Akureyri et l’archipel de Vestmannaeyjar, il reste moins 100000 personnes sur un territoire immense. Rouler 2-300 km et ne rencontrer qu’une dizaine de véhicules, voir des fermes où le plus proche voisin est à des dizaines de kilomètres, voilà.

La fermière de Moðrudalur nous expliquait que le voisin est à 37 km, l’épicerie 60 et la ville 104. Helga, notre guide, disait que pour vivre dans ces coins reculés de l’est du pays, il faut avoir un congélateur bien rempli et être prêt à tout, y compris éteindre l’incendie de sa maison. La scolarité des gens est basse, les jeunes n’ayant pas toujours les moyens de continuer leurs études s’ils doivent habiter en ville… Au primaire, les enfants doivent tellement parcourir de kilomètres en autobus qu’ils ont des horaires de cours spéciaux.

Tout ça pour en venir à un sujet d’actualité de ce mardi: les salles d’accouchement en Islande rurale. Dans 7 régions du pays, les mamans doivent parcourir plus de 75 km pour donner naissance à leur enfant, la palme revient aux résidentes de Þórshöfn á Langanesi – 250 km pour se rendre à l’hôpital d’Akureyri. Un trajet long mais aussi impensable par mauvais temps, et en Islande c’est plus la norme qu’autre chose (exemple).

Pourquoi on en parle? C’est que l’Islande a besoin d’argent et les services de santé en région rurale sont dans la ligne de mire. Or, c’est un roue qui tourne, par prévoyance, les femmes se rendent en ville au lieu d’avoir à parcourir de si grandes distances. Donc, les salles d’accouchement des dispensaires des plus petites communautés en viennent à ne plus être utilisées: on ne recense aucune naissance à Egilsstaðir depuis 2002, à Húsavík depuis 2007 et à Patreksfjorður depuis 2004. Et même dans les plus grandes, compte tenu de la baisse de la fécondité, on observe une baisse des accouchements.

Le dilemme est donc prévisible. D’un point de vue comptable, logique de fermer des installations qui ne sont pas utilisées. Mais la population locale y tient tout de même, le service devant exister pour des situations d’urgence telle une naissance prématurée.

J’avoue ne pas être 100% certain que la situation ne se produit pas au Canada mais la prochaine fois qu’on m’en parler, je saurai quoi répliquer… :D

L’héritage brun de la RDA

Il est de bon ton de blâmer l’extrémisme politique sur le dos de la misère humaine. L’arrivée des Nazis au pouvoir en 1933 est, plus souvent qu’autrement, expliquée par la détresse économique de l’Allemagne après 1929. Il en va de même pour la "popularité" des "Bruns" en ex-RDA: la population y serait désaxée suite à l’effondrement du régime communiste. Personnellement, je ne crois pas que ça puisse tout expliquer et, à mon avis, c’est une explication très partisane.

J’ai eu la chance d’en discuter un jour, avec des gens qui m’ont bien expliqué que le SED fermait les yeux sur la mouvance nationaliste, ce qui fait que les Allemands de l’Est n’ont jamais eu la même honte d’être Allemand que leurs cousins de l’Ouest. Et, même si le sujet demeure méconnu, le cinéma l’a immortalisé dans deux films: Führer Ex est surement le plus connu mais, fait inusité, la censure est-allemande a laissé passer, dans Coming Out sorti à l’automne 1989, une scène où la Volkspolizei ferme les yeux sur des skinheads attaquant un bar gay de Berlin-Est.

Dans la foulée du scandale des Dönermorder, Die Welt publie un texte tout à fait captivant intitulé "Braunes Erbe der DDR", où Freya Klier explique bien les liens entre le nazisme, le régime du SED et l’impact sur les Ossis d’aujourd’hui.

Les 40 ans d’histoire de la RDA sont marquées par un antisémitisme et une xénophobie très bien entretenus par le régime.

Pour combler les manques de main d’oeuvre suite à l’émigration massive d’avant le Mur, la RDA fit venir des contingents de Vietnamiens et de Mozambicains (qui furent presque tous expulsés à la Réunification). Ces travailleurs, qui ne pouvaient rester plus de 3 ans, étaient soumis à un régime de vie inacceptable. On les forçait à vivre dans des résidences séparées, n’avaient pas le droit d’entrer dans les cafés et restaurants, devaient demander la permission pour se déplacer hors de leur ville de résidence. Au travail, ils étaient confinés aux tâches "inférieures".

On leur interdisait aussi d’apprendre l’allemand. Et, gardons le pire pour la fin, les autorités est-allemandes avortaient de force toute "travailleuse immigrée" enceinte. Gageons que les néonazis n’auraient rien à redire à propos d’une telle politique issue pourtant de leurs ennemis…

L’auteure avait été menacée de mort pour avoir publié cette histoire en septembre 1990. Elle relate aussi qu’en 1935, un Nazi avait violé une de ses amies juives et qu’elle l’avait retrouvée, plus tard, secrétaire du SED.

En 1986, le régime a voulu détruire le cimetière juif du quartier Weißensee à Berlin. Un an plus tard, des hordes de jeunes attaquaient des juifs réunis dans une église à grands cris "Juden raus aus deutschen Kirchen" et "Sieg Heil". En 1990, Freya Klier a été prise à partie dans un S-Bahn en raison de ses cheveux foncés. En 1993, des résidents du quartier berlinois de Köpenick se sont opposés à l’installation de réfugiés bosniaques, qu’ils appelaient des porcs, dans leur voisinage.

Vingt ans plus tard, la dame constate que si les Ossis gardent leurs opinions pour eux-mêmes, ils n’ont pas changé pour autant. Des élèves de Neuruppin (Brandenburg) lui ont déjà juré qu’ils sont "submergés par les étrangers" alors qu’aucune personne dans l’école est née hors de l’Allemagne!

Die Linke doit cesser d’être hypocrite et reconnaitre qu’il a très bien préparé le terrain. Et l’Est doit faire le même travail d’introspection qu’a fait l’Ouest, surtout après 1968.


juillet 2014
D L Ma Me J V S
« sept    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Catégories

Mises à jour Twitter


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

%d bloggers like this: