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One loonie, une piastre, einn kall

Jeudi, l’économiste Heiðar Már Guðjónsson est revenu sur la place publique avec sa suggestion sur l’adoption, par l’Islande, du dollar canadien. Ici son texte, là une courte "entrevue".

En gros, il base son argumentation sur le fait que le dollar canadien est bien placé pour devenir la devise forte de la prochaine décennie et également, sur la base des points communs entre nos deux économies.

Reprenant la nouvelle sur son blogue, Egill Helgason pose la question, sans y répondre: Quel est l’intérêt du Canada? Il rappelle également que l’économiste Jón Daníelsson, de la LSE, ne comprend pas trop le bienfait d’adopter la monnaie d’un État qui n’a que peu de relations économiques avec l’Islande.

Le texte se termine toutefois sur une phrase intrigante: Kanadamenn vilja gjarnan að við notum þeirra mynt, les Canadiens veulent que nous utilisions leur monnaie. De qui tient-il cette information?

On sait déjà que la Banque du Canada a déjà tenu des meetings secrets à Reykjavík en mars mais rien n’est jamais sorti publiquement et on n’a pas su s’il y avait eu suite. Devrions-nous soupçonner quelque chose?

Donc, à mettre dans la liste des choses à suivre…

Cachez ces trophées pas assez prestigieux?

Dimanche en soirée, Jonathan Boyer a tweeté cet article de Canoe où Karkwa exprime son mécontentement envers l’ADISQ, qui les a fait revenir d’Europe pour jouer mais sans leur remettre de prix.

Je me demande cependant pourquoi chialer qu’on ne gagne pas quand on n’est même foutu de le mettre sur son CV?

«En général, il y a un manque de curiosité flagrante au Québec, poursuit François. L’autre jour, j’ai vu des annonces de la radio NRJ au cinéma et c’était Sean Paul et Lady Gaga que l’on voyait. Où sont les Québécois là-dedans? Ils disent qu’ils aiment la musique francophone québécoise, mais c’est de la crisse de marde!»

Sur une note plus joyeuse, Karkwa a amorcé une nouvelle tournée européenne, à la mi-octobre. Le groupe s’est produit notamment au Iceland Airwaves, un populaire festival de musique, en Islande. «On a donné deux concerts et il y avait environ 200 personnes, dit Louis-Jean. Je me suis fait arrêter sur la rue par un Islandais qui m’a dit qu’il nous suivait depuis Les tremblements s’immobilisent.»

Euh…désolé les boys mais ça ne marche pas comme ça. On confond les genres ici. Conservatisme et uniformité des majors, ça ne veut pas dire que le public est aussi mainstream que les matantes de Star Académie. Si c’est comme "dans mon temps", les plus jeunes ne se reconnaissent pas vraiment dans la pop bonbon de NRJ et Musique Plus.

Mais la musique, c’est comme tout le reste. Pas tout le monde est un Claude Rajotte. Et c’est même relatif: mon ipod est peut-être exotique dans ma voiture ici mais dans le marché d’origine de ces artistes, bof…

Louis-Jean s’étonne d’avoir un fan à Reykjavik? Páll Óskar serait peut-être surpris de savoir que je tape ce billet en écoutant sa pièce "La dolce vita". J’ai déjà croisé des acteurs allemands au Saguenay.

Mais est-ce que ça veut dire que, parce qu’un dude random les connait qu’ils sont partout en Islande? Allo! Oui, je me souviens très bien que c’est à Rás 2 que j’avais découvert Malajube et possible que Karkwa y ait déjà figuré mais reste que je suis certain que si François voyait ceci, il se dirait que la direction musicale de FM957 pense, comme il présume pour NRJ, aussi que "íslenski tónlistinn er skít".

Combien d’artistes européens ont gagné un prix aux MTV Europe Music Awards? ZÉRO! À part Justin Bieber et le groupe coréen BigBang, tous les gagnants sont Américains. Est-ce que ça veut dire qu’aucun artiste européen ne peut rivaliser avec eux? Pas du tout.

Les artistes québécois qui en veulent aux majors parce que leur matériel, moins mainstream, ne passe pas, ne devraient pas voir leur salut dans des quotas plus stricts. C’est au contraire ce qui étouffe la musique québécoise.

Aucun musicien au Québec ne pourra réaliser son plein potentiel tant et aussi longtemps que les quotas de l’ADISQ et du CRTC le protégeront.

Visir.is

Rebaptiser les commerces: Laver plus blanc que blanc

Samedi après-midi, le centre-ville de Montréal a été "visité" par des manifestants sympathiques à la cause du Mouvement Montréal Français pour augmenter la présence du français dans les commerces. Signe que l’agenda des militants linguistique se radicalise, la cible n’est désormais plus tant la langue de service (la situation s’étant grandement améliorée), mais les noms.

Permettez-moi d’abord de voir, encore une fois, une preuve que ces gens sont anti-anglais davantage que pro-français quand j’observe que des marques comme American Apparel et Second Cup les empêchent de dormir, mais qu’ils n’ont absolument rien à cirer du suédois IKEA ou des danois Jysk ou Ecco.

Je rage quand j’entends Denis Trudel dire à François Cormier de Radio-Canada que le mouvement n’exige que la "normalité", ce que "tous les peuples du monde ont".

Bien, Denis, allons voir…

Constatons d’abord que les "Bureaux en Gros", "Marché Express" ou encore "Les Cafés Starbucks" sont des faveurs accordées aux marché québécois et dont on ne retrouve que peu d’exemples ailleurs dans le monde.

L’automobiliste européen qui va faire le plein chez Total va payer dans un dépanneur appelé "Bonjour" sur la totalité du continent… Pas de "Ciao" ou de "Dobry den". À côté, Aral impose la bannière "Aral Store". Lequel préférez-vous?

Les grandes banques américaines servent volontiers leurs clients en espagnol mais elles ne traduiraient jamais le "branding" de leurs cartes, et encore moins leurs noms. D’ailleurs, trouvez-moi donc le slovaque sur celles-ci, ici je vois très bien le "expires end of" mais pas de féroïen et aucune trace de russe ici non plus. Une des grandes institutions financières suédoises a pour nom Swedbank, pas Sveriges Bank.

Mais puisque l’on parle de magasins et de vitrines, continuons notre tour du monde…

Voici l’affichage des soldes devant un magasin Karstadt en Allemagne.

Observons les noms des commerces dans ces centres d’achats de Reykjavik, Oslo, Mlada Boleslav, Copenhague et même Sofia.

Les mêmes noms reviennent, sans traduction, et même, parfois, derrière une raison sociale anglaise se cache une entreprise tout à fait locale. Et non, ça ne semble pas causer d’urticaire à beaucoup de monde hors du Québec et de la France.

Ma recherche m’a même fait découvrir que Pharmaprix a des magasins en Pologne, en Israël et en Chine sous le très local nom de Super Pharm!

Et au final, parce qu’on pourrait en parler éternellement, j’aimerais souligner que, selon moi, ces enragés du français devraient apprendre à pardonner. Pardonner, ça ne veut pas dire s’écraser ou se soumettre, contrairement à ce qui semble être exprimé.

Je me souviens de mon étonnement de voir des touristes israéliens en Allemagne, tout comme je trouvais étrange les bonnes relations des Tchèques et des Polonais à l’égard de leurs voisins qui, il y a 70 ans, voulaient les exterminer. Et quand j’en ai discuté, on me disait essentiellement "C’est fini ces histoires-là".

Il n’y a jamais eu de chambres à gaz au Québec. Aucune mesure contre le français n’a été aussi dure que ce que la Russie et l’Allemagne ont fait subir à la culture polonaise.

Et pourtant, à entendre nos drama queens nationalistes, on croirait que c’est tout le contraire.

Bien ce sont eux les impérialistes.

Seul au monde

Les médias nous parlent parfois des difficultés qu’ont plusieurs personnes âgées à obtenir de l’aide à domicile par l’entremise des CLSC. Des services qui peuvent faire la différence au niveau du maintien à domicile mais qui, faute de sous, ne sont pas toujours disponibles.

Au Danemark, alors que les municipalités cherchent à baisser leurs coûts, l’association des communes propose de mettre fin à la gratuité du service. Ce que l’on suggère, c’est de faire payer les personnes ayant des revenus autres que leurs régimes publics de pension.

Selon l’article du Jyllands-Posten, l’aide à domicile gratuite ne serait disponible qu’au Danemark et, mettez-votre main droite sur votre coeur, au Canada! Reste à savoir dans combien de provinces mais, une chose est certaine, le Québec est parmi elles.

De quoi mettre le sourire sur le visage de notre Jean "Briller parmi les meilleurs" Charest!

En passant, très intéressant de voir que la même nouvelle, chez DR, est titrée: Les vieux riches devront payer l’aide à domicile eux-mêmes. L’ironie dans tout cela, c’est que le JP précise que la mesure toucherait en fait de nombreux retraités danois, alors que la télévision publique semble laisser croire qu’un petit nombre serait forcé de fouiller dans ses poches.

Spin, quand tu nous tiens!

Les gros bras de l’ADISQ

Au cours des dernières semaines, avec ce qui s’est passé dans les syndicats de la construction, plusieurs ont remarqué que la loi du silence règne dans ce milieu où le risque de se faire casser les deux jambes est bien présent.

Serait-ce la même chose en musique?

En ces temps où le milieu québécois de la musique se donne des tapes dans le dos à son gala, force est de remarquer que, soudainement, plusieurs commentateurs reprennent la "job de bras", ce rêve d’épurer les ondes québécoises de culture étrangère. Et, comme quoi c’est pire que jamais, maintenant il faut que la musique francophone soit aussi d’ici sinon on fait une crise de nerfs. Exemples ici, ici et , notamment.

Au cours du Gala des Gémeaux, une personne est montée sur scène souhaitant la fin de l’importation de toute télé. J’ai l’impression que c’est là que le milieu musical est rendu. L’ADISQ a déjà forcé l’application de règles obligeant les radios à diffuser 55% de musique francophone mais ce n’est pas encore assez: Désormais, il faut tasser la toune française de Mika pour mettre Robert Charlebois!

Du côté des auditeurs, j’assimile cela à une forme de censure pure et simple, j’en ai longuement parlé au cours des dernières années. Mais qu’en est-il des répercussions sur nos artistes? Ils évoluent dans un milieu fermé, bien à l’abri. C’est bien simple, l’ADISQ leur dit: "Vous n’êtes pas assez bon pour compétitioner avec …"

Et étant donné qu’au Québec, hors du français, point de reconnaissance des cliques et des lobbys puissants, que l’on cesse de se surprendre qu’un nombre croissant d’artistes ne sont nullement prophètes en leur pays.

Mais qu’il y a-t-il à espérer d’une association qui, on ne le rappellera jamais assez, envie le "Great Firewall of China"?

Tintin chez les syndicats québécois

À quoi me font penser les premières secondes de ce reportage de Radio-Canada?

À la page 33 de Tintin au Pays des Soviets

Frappant, n’est-ce pas!

4×30 krónur pour une piastre

Si je ne me faisais pas régulièrement approcher par des Indonésiens et des Philippins désireux d’acquérir des précieux 100$ bruns, billets que je leurs obtiens à la succursale de la Banque Royale aux Iles Caimans, je trouverais très insolite cette nouvelle sortie dans les médias islandais la semaine dernière, à savoir qu’Ottawa entreprendrait des démarches discrètes pour que "notre" dollar remplace la couronne dans un avenir rapproché.

Deux quotidiens de Reykjavik et la chaine de télévision Stöd 2 ont parlé de la visite "secrète" de représentants de la Banque du Canada ainsi que du ministère fédéral des Finances dans la capitale islandaise en février. On dit même, et ajoutez ici une trame sonore de complot, qu’à la même table de restaurant se trouvaient des employés d’Irving Oil, entreprise intéressée à exploiter le futur pétrole islandais.

Alors que 40% des Islandais croient qu’il est venu le temps de se défaire de la couronne, les deux alternatives de choix se portent mal. Impossible pour l’Islande d’adhérer à la Zone Euro, et les finances américaines découragent ceux qui regardent vers le billet vert. Le dollar canadien, disent les commentateurs, est une devise forte et respectée, en plus de trainer avec lui toute la réputation sans tache du système bancaire canadien.

Mais si Guðmundur Ólafsson, professeur à l’université d’Islande, croit que la transition pourrait s’opérer en seulement 3 mois, ce n’est pas demain que tuttugu se fera une place à côté de twenty et vingt. Car malgré les avantages pour l’Islande, et l’intérêt d’Ottawa pour la chose, n’oubliont pas que l’endettement et la situation financière de l’Islande – même si c’est sur la bonne voie – auront des effets néfastes sur la santé du dollar qui ne devraient pas trouver bonne presse chez nous, à l’exception bien sûr du fan club de Jean-François Lisée pour qui une devise faible permet une économie en santé.

http://www.visir.is/komu-til-islands-i-vor-til-ad-raeda-einhlida-upptoku-kanadadollars/article/2011110609729

http://www.visir.is/haegt-ad-taka-upp-kanadadollara-a-thremur-manudum/article/2011110609675

Held og lykke til Landsholdet :)

Petit pincement au coeur cette fin de semaine, je manque mon évènement préféré au Saguenay: La Coupe des Nations U23.

Ma mère s’occupe, encore une fois, du lavage de l’équipe du Danemark, mais je ne suis pas là pour tout le reste. Et comme si je n’avais pas assez de regretter mon absence, on m’a bien indiqué par Facebook que je leur manque.

Held og lykke Chris, Sebastian, Lasse, Jimmi, Jesper og Asbjørn!

Le Québec orange, ou voter pour n’importe qui

J’ai peu suivi l’élection donc je ne peux pas vraiment la commenter dans son ensemble mais après avoir passé les résultats québécois en revue, tout ce qui me vient en tête, ce sont des scènes de 2007 alors que des gens affirmaient avoir voté ADQ sans même connaître quelque chose sur eux, simplement pour voter autre chose que les vieux partis.

Personnellement, c’est ce que je retiens du vote de lundi qui a couvert le Québec d’orange, les Québécois donnant leur vote à un parti qui n’a aucune assise dans la province.

Le meilleur exemple que l’on a voté à l’aveugle? Les gens du comté Maskinongé, à l’ouest de Trois-Rivière, ont élu une unilingue anglophone d’Ottawa qui n’a pas fait campagne et qui est à Las Vegas (ici)! Je n’aurais jamais cru cela possible!

Vrai que le programme du NPD, qui en passant n’a rien à voir avec mes amis sociaux-démocrates allemands ou scandinaves, est très réconfortant pour ces Québécois qui se complaisent dans l’étatisme mais ça n’a aurait jamais été possible sans un ras-le-bol généralisé pour la politique.

J’espère seulement qu’à la prochaine élection provinciale, on n’invitera pas QS à former le gouvernement. Ça serait trop!

Quant à la majorité de Stephen Harper, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Si j’ai une demande à faire, c’est au niveau des télécoms. Autrement, on verra. Toutefois, je ne crois pas une seconde que ce gouvernement mangera des bébés.

No, I don’t want your lunch!

Sur le quai de Grand Cayman, un couple canadien-anglais m’approche pour me demander d’où je viens.

I’m from Québec

Alors le gars dit à sa blonde:

He’s from Québec, give him your lunch honey"

C’est rendu gênant. On savait déjà que le Québec est une province de quêteux mais quand c’est rendu que les gens s’en servent pour rire de nous, c’est signe que nous sommes dus pour une paire de claques sur le derrière!

Et rire de moi dans mon uniforme quand je fais du contrôle de foule, c’est pas le temps!


avril 2014
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