Articles Taggés par 'éducation'

Première groenlandaise

Katherine Kjaergaard est devenue la première personne à obtenir un doctorat à l’université du Groenland, habilitée à offrir des programmes de troisième cycle en 2001.

Département: Théologie. Sujet: L’influence de la Bible sur l’identité nationale du Groenland de 1721 à 2008.

Mbl.is

Gros weekend pour la Berliner Polizei

Jeudi soir, les policiers berlinois ont dû intervenir lorsque des Néonazis et l’extrême-gauche se sont battus dans Treptow.

Vendredi, c’était au tour des étudiants grévistes et des antifascistes (lire: Groupes révolutionnaires d’extrême-gauche) de leur donner du fil à retordre alors qu’ils ont tenté de pénétrer dans l’Hôtel Adlon. Ici. Depuis quelques semaines, partout en Allemagne, les universités sont occupées par des étudiants réclamant le maintient de la gratuité, un meilleur financement, l’abolition de la réforme de Bologne (qui transforme le “Diplom” de 5 ans en “bachelor” et “master” comme en Amérique du Nord).

Samedi, c’est la traditionnelle manifestation en mémoire du squatter Silvio Meier, tué par des Néonazis dans les escaliers de mon ancienne station de métro (U-Bhf. Samariterstrasse) dans Friedrichshain le 21 novembre 1992.

Ces groupes ont un point en commun: ils manifestent pour la même chose, au final. Contre l’État et le capitalisme.

Le scandale de la boite à lunch municipale

La plus récente dénonciation d’Axel Jóhann Axelsson, blogueur droitiste islandais, m’a fait sursauté. Ce matin, il écrivait la dernière absurdité bureaucratique danoise: les boites à lunch municipales d’Aarhus. Selon lui, encore une raison pour que l’Islande se tienne loin du modèle scandinave.

La commune d’Aarhus oblige les parents des enfants fréquentant deux garderies à acheter les lunches fournis par l’établissement, moyennant un paiement obligatoire de 469 DKK par mois. Si le parent ferme sa gueule, paie et l’enfant mange la même chose que tout le monde – tout va bien.

Les choses se gâtent si le parent refuse. D’abord, le parent doit payer les 469 couronnes même s’il fait un lunch à son enfant. Le lunch doit se soumettre à toute sorte d’exigences au niveau nutritif, en somme ce parent doit se soumettre aux mêmes demandes que les fournisseurs des écoles.

Parlant de fournisseur, c’est le titre que l’administration donne au parent “faiseur de lunch”. En retour, la commune paie le parent comme s’il fournissait effectivement de la nourriture au service de garde – 305 couronnes par enfant!

Non seulement y a-t-il un manque à gagner face à la contribution obligatoire, mais en plus les 305 couronnes doivent être déclarées à l’impôt (fiscalement parlant, le lunch de l’enfant est vendu par le parent à l’État!!!!)! Comme si le fait d’obliger un enfant à consommer le “lunch municipal” n’était pas assez grave comme incursion dans la vie privée…

Vous en voulez plus? On a interdit aux parents de parler aux médias.

Dire que, pendant ce temps, l’actualité danoise est dominée par l’interdiction éventuelle de la burqa…

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Les Maudits Suédois

Jesper Langballe donne un petit break aux musulmans. Sa plus récente diatribe xénophone concerne…les Suédois!

En effet, 20% des étudiants en médecine au Danemark sont Suédois. Selon le Dansk Folkeparti, il est inacceptable que des étrangers, même Scandinaves, “volent” les places d’élève danois dans les universités.

En passant, pourquoi est-ce ainsi? Le Danemark forment plus de médecins que la Suède, donc les candidats refusés vont s’essayer de l’autre côté du pont.

Ça ne dérange rien au porte-feuille, l’université étant gratuite des deux côtés de l’Oresund.

DR P3 Nyheder

Drømmen

Petit flashback de mes années à l’école (comme si ça faisait 100 ans LOL) hier soir, lorsque j’ai regardé le film danois Drømmen (Le Rêve) sur Télé-Québec.

Basé sur une histoire vraie, le film nous transporte dans un village agricole du Danemark en 1969. À 13 ans, Frits est passablement anti-conformiste et découvre Martin Luther King pendant les vacances d’été alors que sa mère achète un téléviseur. L’automne arrivé, il retourne à l’école, dirigée depuis 25 ans par un homme qui n’hésite pas à frapper les élèves en plein visage. Si sa classe jouit d’un certain répit en raison d’un enseignant “hippie”, il ne parvient pas à éviter la main du directeur. En fait, le vieux frappe si fort qu’on doit lui recoudre les oreilles.

Toutes les démarches pour faire condamner le directeur n’aboutiront pas. Le prof hippie trahira Frits pour réussir sa période d’essai. Sa mère, infirmière de l’école, en perdra son emploi. La “commission scolaire” utilisera la maladie mentale de son père pour discréditer la plainte.

Lorsque la classe de Frits décide de régler le cas du directeur, celui-ci mourra d’un arrêt cardiaque en battant Frits. Tandis que le directeur adjoint tente de couvrir les circonstances de la mort du directeur, les enfants accueillent la nouvelle dans la joie la plus totale.

Et je me suis allé exclamé “Tant mieux mon esti”… Personnellement, je n’ai pas encore compris pourquoi les enfants battus ne tuent pas leurs parents. Dans le film, je n’ai pas compris pourquoi les parents de Frits, après avoir vu la police rejeter leur plainte, ne se sont pas rendus plus loin, voire même jusqu’au Roi Frederik IX. Et j’espère que le prof hippie n’a jamais été pardonné.

En tout cas, je me demande si les 42% d’électeurs DF en faveur des châtiments corporels sur les enfants ont vu le film et en tireraient une leçon.

J’ajouterai aussi, avec un clin d’oeil, qu’on apprend que le Shangri-La de Marie-Claude Lortie n’est pas un ilot de perfection. Encore une autre raison pour que mon ami Lars répète pour une millième fois “Man, you must write that book” – si si, ce livre que je projette d’écrire “La fin du mythe scandinave”.

Pour revenir au premier paragraphe, je disais que je ne me sentais pas à l’aise au sein du conformisme institutionnalisé de l’école primaire et secondaire. En effet, je n’ai jamais senti ma liberté plus brimée qu’au sein de ses institutions. Cela va au-delà des questions d’habillement (je suis en faveur d’un code vestimentaire imposé), je crois simplement que le système n’est pas assez ouvert à l’individualité, qu’on ne laisse pas assez de choix. Dès 10-12 ans, l’opinion des jeunes devrait compter dans l’administration quotidienne d’une école.

Wiki

Les Berlinois disent non à la religion à l’école

Les médias québécois ont fait part d’une manifestation tenue samedi à Drummondville par la Coalition pour la Liberté en Éducation, un groupe demandant l’abolition du cours obligatoire d’éthique et culture religieuse en faveur du libre choix. Depuis plusieurs mois, les quotidiens québécois publient constamment des lettres écrites par des parents souhaitant le retour de l’enseignement religieux dans les écoles publiques.

Le hasard du calendrier a fait en sorte que cela arrive la veille du référendum berlinois sur la question, institué à la demande des signataires d’une pétition lancée par un regroupement appelé “Pro-Reli”. Ceux-ci voulaient un retour au libre choix en matière d’éthique ou de religion, choix qui existait avant 2006 et qui est la norme partout ailleurs en Allemagne (sauf à Bremen et au Brandebourg).

Les résultats:
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Le référendum a échoué. Pour passer, la proposition devait être acceptée par une majorité de votants et le nombre de “oui” devait être supérieur ou égal à 25% des électeurs inscrits (611422).

Si l’administration berlinoise, maire en tête, se réjouit de l’échec du référendum, l’organisation et les partis politiques d’opposition ne lâchent pas les bras. Plusieurs figures du FDP et de la CDU, dont Angela Merkel, ont pris position pour le oui au nom de la liberté de choix.

Walter Momper, du SPD, s’est dit troublé du fait que la CDU fasse campagne avec les églises dans une décision de l’État. Or, monsieur oublie que les églises chrétiennes ne sont pas séparées de l’État allemand – c’est encore l’État allemand qui perçoit l’impôt d’Église (Kirchensteuer).

Parmi les voix discordantes, le chef du FDP Christoph Meyer réitère la “théorie du complot” relative à la date du vote. Selon lui, le fait que le Sénat ait tout fait pour ne pas tenir le référendum en même temps que les élections européennes du 7 juin démontre qu’il souhaitait que la participation soit basse pour que le tout échoue.

Néanmoins, les organisateurs du référendum se réjouissent du fait que la campagne et le référendum ont permis de changer une perception: les croyants ont une place dans la ville, Berlin n’est pas la capitale de l’athéisme.

Comme toujours à Berlin, les deux moitiés de la ville n’ont pas parlé d’une seule voix. L’ouest a appuyé la religion, l’est l’éthique. D’ailleurs, le BerlinTrend d’avril avait prévu cette fracture. Par contre, il faut voir au-delà du simple clivage issu de la division de la ville. Les résultats démontrent que l’option qui remporte dans chacune des sections de vote est celle qui lie plus de 40% des électeurs. Si 40% des électeurs sont membres d’une église, le oui gagne et vice-versa. Voici ici un graphique sur la question. Dans les quartiers de l’Est de Lichtenberg et Marzahn-Hellerdorf, seulement un électeur sur 20 a appuyé la position de Pro-Reli.

Parlant du BerlinTrend, celui-ci était clair: pour 53% des gens en faveur du choix, la liberté de choix était la raison première de leur décision. À l’opposé, 37% des personne contre motivaient leur choix par le caractère privé de la religion.

De mon côté, je ne vois pas les deux clans comme irréconciliables. Juste à prendre le slogan die Linke “La religion est volontaire”. Pour eux, c’est un argument en faveur du non. Mais, moi, en lisant cette affiche, ce n’est pas clair. Comment quelque chose peut-il être volontaire s’il n’est pas possible de choisir pour vrai? Par le fait même, si l’enseignement religieux est une décision privée, pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas volontairement la choisir? Je savoure l’ironie des slogans de deux camps arguant tous les deux en faveur de la liberté.

Par contre, il est vrai que je considère plus universel de suivre un cours d’éthique et de philosophie que de religion. Et tant qu’à suivre l’enseignement religieux, il me semble plus approprié d’avoir un cours donné dans le style des “Sunday Schools” américaines.

De toute façon, avec seulement 33% des Berlinois affiliés à une église, l’éthique a un bel avenir.

Berliner Morgenpost
Rundfunk Berlin-Brandenburg

Journée internationale de la Francophonie

Bon, c’était vendredi mais c’est pas grave :D

Reportage dans une classe de français dans une école primaire de Reykjavik Hér

Pas de charité pour l’homme blanc

Political correctness gone bad, en effet!

Motion to drop Shinerama fundraising campaign from Orientation Week

Whereas Orientation week strives to be inclusive as possible

Whereas all orientees and volunteers should feel like their fundraising efforts will serve their diverse communities

And whereas cystic fibrosis has been recently revealed to only affect white people, and primarily men

Be it further resolved that: The CUSA representatives on the incoming Orientation Supervisory Board work to select a new broad reaching charity for orientation week.

Source: CUSA

CBC News

Au secours, allez chercher Louise Beaudoin…

Niels Davidsen-Nielsen affirme à l’émission de Poul Friis sur DR P1 jeudi, que le Danemark fait fausse route en n’encourageant plus suffisamment l’enseignement du français et de l’allemand dans les écoles. Le président du comité de la langue danoise y voit un recul par rapport aux plans européens, qui prévoient que les citoyens de l’UE devraient apprendre 2 langues en plus de leur langue maternelle.

Selon lui, que les Danois ne connaissent le monde qu’en deux langues est problématique.

Voilà une job pour Louise Beaudoin, dans le cas où elle ne serait pas élue dans Rosemont… :D

P1 Formiddag


 

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