Articles Taggés par 'élection'

Bundestagswahl 2009: Land Berlin

Ce n’était pas arrivé depuis 20 ans: le SPD n’est pas le premier parti à Berlin. À 22.8%, c’est la CDU qui a ravi le titre aux sociaux-démocrates. L’assaut est venu des deux bords car, pendant que le SPD perdait jusqu’à 17% de ses appuis dans certains quartiers, Die Linke gagnait 3.8% et parvenait à l’égaler à 20.2%.

Le SPD a aussi perdu sa mainmise sur les mandats directs berlinois. Désormais, il n’en a que 2. La CDU lui en prend 4 (total: 5) et Die Linke 1 (le siège de Wolfgang Thierse: Pankow).

En 2005, Swen Schulz (SPD) gagnait Spandau/Charlottenburg Nord avec la plus grosse majorité à Berlin: 46%. Il devra désormais céder sa place à Kai Wegner mais il joindra tout de même le parlement via la Landliste.

Hans-Christian Ströbele conserve le seul mandat direct des Verts dans tout le pays, ayant remporté Friedrichshain-Kreuzberg-Prenzlauer Berg Ost (mon ancien quartier!) avec 46.8% des voix. Dans la même veine, Die Linke garde sa mainmise sur Treptow-Köpenick (44.7%), Lichtenberg (47.5%) et Marzahn-Hellersdorf (47.6%). Pour plus de chiffres

Berliner Morgenpost
Berliner Morgenpost

Bundestagswahl 2009: La fin des vieux partis?

Angela Merkel a beau avoir gagné son pari, l’élection fédérale de 2009 restera celle où les Allemands ont envoyé promener une classe politique qu’ils jugent déconnectée de leur réalité.

Le taux de participation de 71%, le plus bas depuis 1949, dénote bien la fracture entre l’offre et la demande en terme de politiques. Les abstentionnistes ont fait perdre à la CDU/CSU 680000 voix et au SPD 1390000 (ici). Dans le même tableau, on constate que la CDU/CSU perd des voix au profit de tous sauf le SPD et que les sociaux-démocrates voient leur appuis partir partout.

Dit simplement, le centre allemand s’effondre au profit des camps idéologiques. La droite (voire le centre-droit) s’est tournée vers le FDP, la gauche Die Linke. Les Pirates n’ont pas trop affectés Die Grünen, qui ont su profiter allègrement de la débâcle du SPD.

Ce graphique démontre bien que l’appui des électeurs envers les deux grands partis s’effrite avec les années et que le contraire se produit avec les petits partis. Il ne s’agit donc pas uniquement d’un mouvement passager survenu à la suite de 4 années d’une Grande Coalition où tant le SPD que la CDU/CSU se sont compromis suffisamment auprès de leurs clientèles traditionnelles pour que celles-ci les punissent.

Guido Westerwelle et Oskar Lafontaine sont les deux grands gagnants de ce soir. Et si la tendance se maintient, peut-être que la fin du règne CDU/CSU/SPD sur la politique allemande s’achèvera plus vite que l’on voudra bien le croire.

Bundestagswahl 2009: La nouvelle carte

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Image ARD

Comme vous voyez, c’est très noir au niveau des 299 mandats directs.

Brandenburg, die kleine DDR

Dimanche, les électeurs du Land Brandenburg vont également élire leur parlement régional. Comme partout à l’Est, sauf en Saxe, la gauche domine la vie politique depuis 1990. Et, comme c’est toujours le cas à l’Est, le passé des candidats est scrupuleusement passé à la loupe. On cherche une chose: a-t-on collaboré avec la Stasi.

Contrairement à d’autres, comme la Thuringe et la Saxe, le Brandebourg n’a pas de loi empêchant les anciens informateurs et autres employés du Ministerium für Staatssicherheit (MfS) de se faire élire au parlement. Ainsi, Manfred Stolpe a pu être ministre-président sans inquiétude… et 8 anciens membres de la police secrète sont désormais sur les listes électorale Die Linke.

Les relations entre Die Linke et son prédécesseur originel, le SED, sont très floues. Des millions de marks se sont volatilisés lors de la Réunification et personne ne peut dire où ils sont. Et à l’Est, la plupart des anciens membres Die Linke furent autrefois liés au régime est-allemand.

Les deux têtes dirigeantes Die Linke au Brandebourg sont des anciens de la Stasi, un cas unique en Allemagne. Et à l’heure où le SPD n’exclut plus une coalition avec eux, on a l’impression de n’avoir rien appris de l’histoire.

Mais cela n’est pas surprenant: Die Linke s’est donné pour mission d’embellir le passe est-allemand.

Berliner Morgenpost

Bundestagswahl 2009: À 10 jours du vote

Rien d’assuré pour la coalition CDU/CSU/FDP, qui ne disposerait que de 49% des appuis selon le dernier DeutschlandTrend.

Pendant ce temps, les sondages pour les élections régionales au Schleswig-Holstein et Brandebourg laissent croire que CDU/CSU/FDP n’auront pas non plus de majorité au Bundesrat.

Ohhh…ça s’en vient excitant! :D

ARD

Soit dit en passant, ARD ne publiera plus de sondages d’ici le vote. Ce n’est pas la loi, c’est par principe. Mais les principes d’ARD ne sont pas suivis par tous alors on va en trouver d’autres!

Stortingsvalg 2009: La dernière de Geir

Depuis 1968, un homme est associé aux élections en Norvège: Geir Helljesen. Élections communales, élections au Storting, référendums sur l’UE, il n’en a pas manqué une où il délivrait ses analyses sur les ondes de la télévision publique NRK.

Après 41 ans, une fois l’élection d’hier passée, il part à la retraite. Sa dernière apparition a été peu avant la fin de “Valgmorgen” sur NRK1 et NRK2, où Jon Gelius et Lisbeth Skei lui ont remis des fleurs avant qu’il soit chaudement applaudi par toute la salle des nouvelles à Oslo-Marienlys.

NRK

Bundestagswahl 2009: Der TV-Dreikampf

Après la Chancelière et le Vice-Chancelier, c’était le tour des chefs des trois partis d’oppositions de débattre sur les ondes d’ARD. Et, malheureusement pour lui, le chef libéral Guido Westerwelle a l’air d’un extraterrestre à côté du communiste Oskar Lafontaine et le Vert Jürgen Trittin.

N’empêche, il y a certains points sur lesquels ils peuvent être d’accord: le fonds sur la santé et les retraites. À part cela, les Verts et Die Linke trouvent généralement que le FDP est le diable et Westerwelle est très prompt à dire qu’il est à la tête du seul parti non-socialiste d’Allemagne. On voit donc tout de suite qu’on peut oublier l’Ampel et Jamaika comme coalitions possibles!

Du reste, le débat reste drabe comme celui d’hier. Les chefs s’adressent à leur public, leur argumentation n’est pas faire pour convaincre de changer d’idée mais de confirmer leur choix aux convertis.

Alors, d’ici là, je demeure convaincu que les dés sont joués.

Der TV-Dreikampf

Stortingsvalg 2009: 86-83

Après la fin du dépouillement, la balance a été légèrement modifiée en faveur de l’opposition conservatrice. La majorité gauchiste a été réduite à trois sièges au Storting, ce qui ne diminue en rien la joie de Jens Stoltenberg et ses collègues de voir leur coalition reconduite dans ses fonctions.

Il ne s’agit pas seulement de la première réélection d’un gouvernement depuis 1993, mais également la première fois que cela survient après un mandat complet depuis 1985 et, pour les sociaux-démocrates, depuis 1957.

L’élection est également marquée par une débâcle des sociaux libéraux Venstre, qui passent à 2 sièges et voient leur leader Lars Sponheim annoncer son départ. Sponheim a blâmé le FrP pour la victoire de la gauche, disant que le parti libertarien a fait peur (en partie en raison de ses positions très strictes sur l’immigration). Une affirmation immédiatement retournée par le FrP, qui accuse Sponheim d’avoir fait gagné la gauche en déclinant toute collaboration avec le FrP.

Néanmoins, le FrP remercie ses électeurs pour leur plus grande représentation de l’histoire. Les libertariens ont sabré le champagne à leurs 41 sièges, ce qui en fait le plus grand parti de droite…champagne acheté samedi, car la vente d’alcool est interdite les jours d’élections en Norvège (une politique que, bien sûr, le FrP veut libéraliser). Et Siv Jensen a dit “On se revoit en 2013″.

NRK

Stortingsvalg 2009: “Jens We Can”

Les sondeurs auront été confondus: le résultat est tout à fait inverse, 87 sièges à gauche et 82 à droite.

Il s’agit de la première réélection d’un gouvernement depuis 1993.

Stortingsvalg 2009: le dernier sondage

Ici

TV2/TNS Gallup, comme les autres sondeurs norvégiens, classent les partis en deux groupes: Conservateurs et Rouge-Verts.

Sont conservateurs: FrP (libertarien), H (conservateur), KrF (chrétien), V (social libéral)

Sont rouge-verts: AP (social démocrate), Sp (centriste), Sv (socialiste), R (communiste)

Précisions:
Les communistes n’ont aucune chance d’accéder au Storting, il faut 4% des voix.
Le Senterpartiet est un parti rural qui s’adresse aux agriculteurs. Même s’il est officiellement centriste, il semble avoir plus d’affinités avec la gauche que la droite et est présentement au gouvernement avec Ap et Sv.

Donc, le sondage du 12 septembre….

Les partis de droite obtiennent 87 sièges, contre 82 pour la gauche. Ce qui, dans des circonstances normales, nous donnerait l’impression que la droite va former le prochain gouvernement.

Ah ah! Erreur!

Le FrP refuse de faire partie d’une coalition, voire même d’appuyer tout gouvernement qui compte des Sociaux-Libéraux et des Chrétiens Démocrates (réciproquement, V et KrF n’aiment pas le FrP). C’est ainsi que le plus fort parti de droite norvégien se prive de donner à la Norvège un premier ministre.

Pourquoi? Parce que le FrP ne veut faire aucun compromis sur ses principes de réduction de l’État, du fardeau fiscal, etc.

Ainsi, la seule chance réelle de prendre le pouvoir pour la droite est que KrF, H et V obtiennent plus de sièges que le FrP et puissent donc former un cabinet majoritaire. Et si le FrP accédait au gouvernement, dans le cas où il serait plus fort que les trois autres, c’est parce que Jens Stoltenberg conseillerait le Roi Haakon V de nommer Siv Jensen comme sa successeur.

Aftenposten

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