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KV09: Les “flots” au pouvoir

Qui dirigera la Region Hovedstaden à compter du 1er janvier 2010? Andreas Røpke*, Socialistisk Folkeparti.

Et alors vous me dites? Il est né le 10 mai 1984. Ça surprend.

À Fredericia, le nouveau maire, Thomas Banke (Venstre) a 27 ans. C’est le premier maire du camp conservateur depuis 1921.

Le Folketing compte parmi ses membres des étudiants dans la vingtaine (je pense à Johanne Schmidt-Nielsen, Enhedslisten). En politique danoise, André Boisclair n’aurait rien de spécial :p

* Ce gars est poursuivi par Metro A/S, opérateur du métro de Copenhague, parce qu’il s’est “emparé” du domaine metroselskabet.dk dans les semaines qui ont suivi la fondation de l’entreprise et qu’il a toujours refusé de céder les droits. DR

KV09: La trahison de Klaus Bondam

La municipalité de Copenhague est dirigée par un conseil de 55 membres appelé Københavns Borgerrepræsentation. Le parti ayant reçu le plus de vote obtient le poste de Overborgermester puis les 6 postes du “cabinet” sont répartis entre les partis selon le nombres de votes/sièges obtenus (Borgermester).

Selon ce système, il manquait des voix à Klaus Bondam, tête de liste social-libéral (Det Radikale Venstre). En s’associant à Venstre et au Dansk Folkeparti, il a pu conserver son poste.

Une trahison selon plusieurs militants du parti, qui refusent toute alliance avec les “sociaux-nationalistes” de DF. Des membres ont commencé à déchirer leur carte, bien que le parti ait gagné l’appui de certains. Cette chicane s’ajoute au débat sur qui devrait accéder au poste de Borgermester: Klaus Bondam ou le chef du caucus RV, Manu Sareen. Sareen a pris position contre l’arrangement de Bondam avec DF et V.

L’incident rappelle cependant la perte de vitesse de Det Radikale Venstre à l’échelle locale. Il a perdu la mairie d’Holbaek, un de ses fiefs. À Frederiksberg, son alliance avec Det Konservative Folkeparti lui coûte des votes puisque les électeurs du centre sont peu portés à appuyer le parti de Lene Espersen. Coincé entre le centre-gauche et le centre-droit, le parti n’a pas beaucoup de marge de manoeuvre et risque toujours de déplaire!

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KV09: Det lokale Danmark har stemt

C’était mardi alors je suis un peu en retard mais je n’avais pas encore envie d’écrire :p

Les élections locales danoises avaient donc lieu mardi le 17. Les conseils des 98 Kommuner et 5 Regioner ont été renouvelés par les électeurs, électeurs qui ne sont pas aussi présents que lors des élections au Folketing malgré le rôle joué par la commune dans l’organisation politique du Danemark. La commune empoche environ la moitié des impôts payés afin de couvrir ses frais dans les champs de compétences qui lui sont réservés (voirie, culture locale, écoles, etc.). En 2005, les 5 régions ont remplacé les Amter et s’occupent exclusivement du système de santé.

Aux partis nationaux s’ajoutent des dizaines de listes tout aussi farfelues les unes que les autres, cependant la “machine” restant davantage entre les mains des partis nationaux, l’élection locale peut parfois prendre des airs de plébiscite envers le gouvernement en place ou servir de “sondage” pour la prochaine Folketingsvalg.

Une chose m’a fait sourire: toutes les villes où on prétend que les gens sont snobs votent Det Konservative Folkeparti. Je pense à Frederiksberg, Gentofte, Viborg…

À l’exception de deux communes où une liste locale a prévalu, quatre partis se partagent les mairies danoises. Près de Copenhague, la ville de Lejre sera aux mains du Socialistisk Folkeparti mais pour le reste, à l’exception des taches vertes si haut mentionnées, le Danemark se divise entre le bleu (Venstre) et le rouge (Socialdemokratiet).

Notons la performance d’Enhedslisten à Copenhague, où la liste unie rouge-verte rejoint désormais près de 10% des électeurs et constitue le troisième parti de la capitale.

La représentation féminine passe de 27 à 32%, de quoi consoler nos bonnes âmes de la FFQ qui envient tant la Scandinavie.

Voici quelques tableaux en vrac, dans les endroits où je connais du monde:
Frederiksberg
Copenhague
Fredensborg
Lyngby-Taarbaek
Vejle
Randers
Silkeborg
Thisted

Résultats régionaux:
Hovedstaden
Sjaelland
Syddanmark
Midtjylland
Nordjylland

Liberal Alliance gagne un siège à Horsens, qui sera occupé par Anders Samuelsen. En même temps, les Nazis danois continuent de reculer (Politiken).

Mes photos des pancartes prises il y a trois semaines ne sont pas encore en ligne, je les mettrai plus tard, question de mettre un peu de couleurs :p

Bundestagswahl 2009: Land Berlin

Ce n’était pas arrivé depuis 20 ans: le SPD n’est pas le premier parti à Berlin. À 22.8%, c’est la CDU qui a ravi le titre aux sociaux-démocrates. L’assaut est venu des deux bords car, pendant que le SPD perdait jusqu’à 17% de ses appuis dans certains quartiers, Die Linke gagnait 3.8% et parvenait à l’égaler à 20.2%.

Le SPD a aussi perdu sa mainmise sur les mandats directs berlinois. Désormais, il n’en a que 2. La CDU lui en prend 4 (total: 5) et Die Linke 1 (le siège de Wolfgang Thierse: Pankow).

En 2005, Swen Schulz (SPD) gagnait Spandau/Charlottenburg Nord avec la plus grosse majorité à Berlin: 46%. Il devra désormais céder sa place à Kai Wegner mais il joindra tout de même le parlement via la Landliste.

Hans-Christian Ströbele conserve le seul mandat direct des Verts dans tout le pays, ayant remporté Friedrichshain-Kreuzberg-Prenzlauer Berg Ost (mon ancien quartier!) avec 46.8% des voix. Dans la même veine, Die Linke garde sa mainmise sur Treptow-Köpenick (44.7%), Lichtenberg (47.5%) et Marzahn-Hellersdorf (47.6%). Pour plus de chiffres

Berliner Morgenpost
Berliner Morgenpost

Bundestagswahl 2009: La fin des vieux partis?

Angela Merkel a beau avoir gagné son pari, l’élection fédérale de 2009 restera celle où les Allemands ont envoyé promener une classe politique qu’ils jugent déconnectée de leur réalité.

Le taux de participation de 71%, le plus bas depuis 1949, dénote bien la fracture entre l’offre et la demande en terme de politiques. Les abstentionnistes ont fait perdre à la CDU/CSU 680000 voix et au SPD 1390000 (ici). Dans le même tableau, on constate que la CDU/CSU perd des voix au profit de tous sauf le SPD et que les sociaux-démocrates voient leur appuis partir partout.

Dit simplement, le centre allemand s’effondre au profit des camps idéologiques. La droite (voire le centre-droit) s’est tournée vers le FDP, la gauche Die Linke. Les Pirates n’ont pas trop affectés Die Grünen, qui ont su profiter allègrement de la débâcle du SPD.

Ce graphique démontre bien que l’appui des électeurs envers les deux grands partis s’effrite avec les années et que le contraire se produit avec les petits partis. Il ne s’agit donc pas uniquement d’un mouvement passager survenu à la suite de 4 années d’une Grande Coalition où tant le SPD que la CDU/CSU se sont compromis suffisamment auprès de leurs clientèles traditionnelles pour que celles-ci les punissent.

Guido Westerwelle et Oskar Lafontaine sont les deux grands gagnants de ce soir. Et si la tendance se maintient, peut-être que la fin du règne CDU/CSU/SPD sur la politique allemande s’achèvera plus vite que l’on voudra bien le croire.

Bundestagswahl 2009: La nouvelle carte

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Image ARD

Comme vous voyez, c’est très noir au niveau des 299 mandats directs.

Brandenburg, die kleine DDR

Dimanche, les électeurs du Land Brandenburg vont également élire leur parlement régional. Comme partout à l’Est, sauf en Saxe, la gauche domine la vie politique depuis 1990. Et, comme c’est toujours le cas à l’Est, le passé des candidats est scrupuleusement passé à la loupe. On cherche une chose: a-t-on collaboré avec la Stasi.

Contrairement à d’autres, comme la Thuringe et la Saxe, le Brandebourg n’a pas de loi empêchant les anciens informateurs et autres employés du Ministerium für Staatssicherheit (MfS) de se faire élire au parlement. Ainsi, Manfred Stolpe a pu être ministre-président sans inquiétude… et 8 anciens membres de la police secrète sont désormais sur les listes électorale Die Linke.

Les relations entre Die Linke et son prédécesseur originel, le SED, sont très floues. Des millions de marks se sont volatilisés lors de la Réunification et personne ne peut dire où ils sont. Et à l’Est, la plupart des anciens membres Die Linke furent autrefois liés au régime est-allemand.

Les deux têtes dirigeantes Die Linke au Brandebourg sont des anciens de la Stasi, un cas unique en Allemagne. Et à l’heure où le SPD n’exclut plus une coalition avec eux, on a l’impression de n’avoir rien appris de l’histoire.

Mais cela n’est pas surprenant: Die Linke s’est donné pour mission d’embellir le passe est-allemand.

Berliner Morgenpost

Bundestagswahl 2009: À 10 jours du vote

Rien d’assuré pour la coalition CDU/CSU/FDP, qui ne disposerait que de 49% des appuis selon le dernier DeutschlandTrend.

Pendant ce temps, les sondages pour les élections régionales au Schleswig-Holstein et Brandebourg laissent croire que CDU/CSU/FDP n’auront pas non plus de majorité au Bundesrat.

Ohhh…ça s’en vient excitant! :D

ARD

Soit dit en passant, ARD ne publiera plus de sondages d’ici le vote. Ce n’est pas la loi, c’est par principe. Mais les principes d’ARD ne sont pas suivis par tous alors on va en trouver d’autres!

Stortingsvalg 2009: La dernière de Geir

Depuis 1968, un homme est associé aux élections en Norvège: Geir Helljesen. Élections communales, élections au Storting, référendums sur l’UE, il n’en a pas manqué une où il délivrait ses analyses sur les ondes de la télévision publique NRK.

Après 41 ans, une fois l’élection d’hier passée, il part à la retraite. Sa dernière apparition a été peu avant la fin de “Valgmorgen” sur NRK1 et NRK2, où Jon Gelius et Lisbeth Skei lui ont remis des fleurs avant qu’il soit chaudement applaudi par toute la salle des nouvelles à Oslo-Marienlys.

NRK

Bundestagswahl 2009: Der TV-Dreikampf

Après la Chancelière et le Vice-Chancelier, c’était le tour des chefs des trois partis d’oppositions de débattre sur les ondes d’ARD. Et, malheureusement pour lui, le chef libéral Guido Westerwelle a l’air d’un extraterrestre à côté du communiste Oskar Lafontaine et le Vert Jürgen Trittin.

N’empêche, il y a certains points sur lesquels ils peuvent être d’accord: le fonds sur la santé et les retraites. À part cela, les Verts et Die Linke trouvent généralement que le FDP est le diable et Westerwelle est très prompt à dire qu’il est à la tête du seul parti non-socialiste d’Allemagne. On voit donc tout de suite qu’on peut oublier l’Ampel et Jamaika comme coalitions possibles!

Du reste, le débat reste drabe comme celui d’hier. Les chefs s’adressent à leur public, leur argumentation n’est pas faire pour convaincre de changer d’idée mais de confirmer leur choix aux convertis.

Alors, d’ici là, je demeure convaincu que les dés sont joués.

Der TV-Dreikampf

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