Articles Tagués 'environnement'



L’Islande donne l’alerte à l’éruption dans les Grímsvötn

Une très grosse année pour les volcanologues et l’Almannavarnir: une troisième éruption se prépare en Islande cette année. Cette fois, par contre, les dommages seront encore plus importants: le plus grand glacier d’Europe, le Vatnajökull, fondera et les jökulhlaup emporteront tout sur leur passage. La coulée parcourra 55 km avant d’arriver à l’Atlantique.

La premier niveau d’alerte a été donnée après le déclenchement des inondations et, mis à part l’activité sismique qui augmente, les habitants de la région de Kirkjubaejarklaustur ont subi quelques pannes d’électricité. On parle de l’éventualité d’une éruption depuis une semaine dans les médias islandais, donc avis à nos experts du #Spin qui en parleront comme d’un act of god causé par les changements climatiques!

Une inondation de l’ampleur de celle de 1996 n’est pas exclue. Fort heureusement cependant, les Islandais ont très bien appris de l’histoire: personne ne vit sur les terres où les eaux seront déversées, la Hringvegur est surélevée à plusieurs endroits – en Islande, on sait qu’on ne doit pas combattre la nature!

Soit dit en passant, les Islandais disent qu’une éruption volcanique, c’est signe que la terre indique sa colère envers le pays. Comment s’empêcher, dès lors, de faire un lien avec les sondages d’aujourd’hui qui sont catastrophiques pour le gouvernement en place!

Reportage RUV
Reportage Stöd 2
Le support pour le gouvernement s’effondre
Une majorité écrasante supporte les manifestations anti-gouvernementales

Sans oublier le traditionnel: les médias du monde entier en parlent :D

Entrevue avec un melon d’eau

Quelques mois après son passage au Canada, Michel Rocard est en Islande pour y discuter du futur de l’Arctique. Comme c’est l’habitude pour ce genre d’évènement, Egill Helgason l’a invité à son émission.

L’entrevue s’est déroulée en français et Egill Helgason n’avait manifestement pas parlé français depuis son passage à Radio-Canada ce printemps. Mais, enfin, au moins ça laisse à l’invité tout le loisir de parler.

La raison principale de sa présence étant sa conférence sur les pôles, je me permets de demander au nom de quelle expertise parle-t-il. Personnellement, je voudrais entendre un scientifique, pas un politicien sur le sujet.

Quelle ironie de l’entendre parler de prudence, de moratoire, sur l’exploration de l’Arctique dans un pays où on se réjouit déjà à exploiter du pétrole à côté du Groenland. Je doute également que qualifier la pêche d’activité criminelle lui attire de la sympathie en Islande, d’ailleurs il n’a pas du tout été convaincant quand on lui a rappelé combien les Islandais sont sceptiques à l’égard de l’UE quand vient le temps de parler de pêche.

Michel Rocard est certes un Européen convaincu mais le jupon impérialiste français a dépassé quand il a dit que la France a retrouvé sa souveraineté monétaire par l’Euro.

Avec cette histoire de pétrole et de minéraux en Arctique, je n’ai cependant pas pu m’empêcher de penser à Ezra Levant et son livre "Ethical Oil". Plus l’Occident produit du pétrole, moins il engraisse des dictatures. Et nos écolos qui aiment bien dénoncer l’Alberta devraient se réjouir que l’on ne leur réserve pas le même sort que l’Iran (reportage d’ARD), où ils sont perçus comme des éléments perturbateurs par le régime en place et fortement surveillés.

Le vert en Michel Rocard considère que l’Occident doit être extrêmement prudent exploitant l’Arctique. À prime abord, je n’ai absolument rien à redire là-dessus, il est évident que l’on doit faire attention et les technologies existent pour justement nous assister. Mais pourquoi faire preuve de vertu et le laisser là quand d’autres, les Russes, les Chinois, les Iraniens par exemple, n’auraient aucun problème à se laisser dans l’exploration avec possiblement des procédés plus dommageables que ceux utilisés chez nous?

Je veux bien croire que le 21ième siècle sera celui de l’Afrique et de l’Asia, mais pourquoi faudrait-il que l’Amérique du Nord et l’Europe se laissent mourir?

Le Québec inspire l’Équateur :P

Le Québec dit non aux mines d’uranium sur la Côte Nord, au pétrole dans le Golfe du Saint-Laurent, au gaz de schiste en Montérégie. Il est vrai qu’on a le luxe de s’en passer, merci aux milliards de nos compatriotes canadiens.

Ce système est apparemment si bien que c’est la nouvelle idée de génie du ministre équatorien du pétrole, Alberto Acosto. D’après un texte du quotidien britannique The Guardian, le pays sud-américain sollicite un chèque de 3.6 milliards de dollars pour ne pas exploiter une réserve de pétrole dans un parc national. Un plan qui a recu l’aval du cabinet et de l’ONU: il ne manque 100 millions à amasser.

Alberto Acosto considère que l’Équateur pourrait développer d’autres secteurs de son économie que le pétrole et que les recettes de l’exploitation de la région par une firme chinoise sont facilement dépassées par les coûts des dommages à l’environnement.

Honnêtement, je suis d’accord avec lui, qu’il faudrait mieux s’abstenir d’exploiter du pétrole dans une région comme la forêt amazonienne. Par contre, c’est à l’Équateur d’assumer les conséquences de ses choix et non à la communauté internationale de payer. Surtout qu’on imagine que c’est non seulement un dangereux précédent mais que, ironiquement, comme au Québec, ce seront les revenus du pétrole des autres qui financeront cette initiative que l’on veut pourtant verte.

Ce sont les fans du Modèle Québécois qui seront content que leur système fait recette!

Environnementalisme liberticide

Avec les Britanniques, les Allemands sont sans doute les plus grands voyageurs sur terre. Bon an mal an, 75% des Allemands effectuent au moins un voyage en dehors de l’Allemagne par an. Un comportement exemplaire si vous me questionnez, mais aussi une habitude qui est devenue la nouvelle cible des écolos.

Personnellement, je trouve cela très grave puisque la notion de liberté de mouvement me tient particulièrement à coeur. On doit aussi considérer que 17 millions d’Allemands ont été emprisonnés en RDA de 1961 à 1989, ce qui donne une signification particulière aux passages de frontières à plusieurs d’entre eux.

Tout ça pour introduire le dossier de ce matin dans la section voyage du Berliner Morgenpost: "Die Reiselust der Deutschen als Klimakiller". Je trouve d’abord le vocabulaire très violent. On associe prendre l’avion à tuer le climat. C’est grave. Alarmiste. Surement disproportionné.

Un vol entre l’Allemagne et Majorque émettrait autant de CO2 que prendre sa voiture pendant un an. Pire, se rendre au Mexique, c’est 7 tonnes.

Puisqu’il s’adresse aux Allemands, le WWF en beurre épais: les Allemands seraient responsables à eux seuls de 75% des émissions de CO2 reliées aux voyages. Sans oublier que, si la planète entière voyageait comme les Allemands, c’est 5 milliards de tonnes de CO2 supplémentaires dans l’atmosphère.

Ce n’est pas tout. Le confort détruit également la planète selon le WWF. En effet, plus on choisit un hébergement confortable, plus on pollue. En allant à l’hôtel, un Allemand de 2010 est donc presque aussi pire que son grand-père SS en 1943.

Le WWF propose donc, à défaut de rester chez soi, de ne pas voyager trop loin, de sacrifier un hébergement confortable au nom de la planète. Si on n’est pas capable de se retenir, sortez votre porte-monnaie et compensez vos émissions. Un geste qui, au grand dam de l’organisme, n’intéresse que 10% des clients du TUI et 1% de Thomas Cook pour parler des principaux voyagistes allemands.

D’ailleurs, parlant de ces programmes de compensation (question: sont-ils transparents dans l’utilisation de l’argent?), il semble qu’ils deviendront obligatoires par la porte d’en arrière dès 2012. À partir de ce moment, les compagnies aériennes devront acheter des "droits d’émissions de CO2" pour opérer en Europe. Une facture refilée aux passagers, bien entendu…

On discute également de rendre obligatoire pour les voyagistes de divulguer l’empreinte carbonique des vacances achetées. Il est évident que si on ne vous fait pas peur avec le CO2, vous ne donnerez pas à un fonds de compensation…

Je trouve qu’on y va fort un peu. Cette idée que les gens devraient se priver, je ne peux pas cautionner cela. Que l’on soit sensibilisé à d’autres formules touristiques, pourquoi pas. C’est vrai que c’est pas très vert, partir 4 jours en Thaïlande comme certains forfaits vendus en Europe, mais je préfère que l’on favorise d’y rester 10 jours que de dire "Tu détruis la planète, reste chez toi!".

L’humanité a mis des millions d’années à parvenir à son stade actuel, qui n’est même pas partagé par tous malheureusement, et il faudrait revenir en arrière?

Ici, Ici,

Ils n’en manquent jamais une…

Article du Berliner Morgenpost sur un sommet tenu à Moscou sur le partage des ressources de l’Arctique ici.

Le début:

In dem jetzt zu Ende gehenden Sommer ist die Stimmung in Russland umgeschlagen. Nach der über 60 Tage langen Hitzeperiode in Zentral- und Südrussland glaubt plötzlich jeder Russe daran, dass die Erde wärmer wird. Selbst bislang schlecht informierte Politiker, die die Erderwärmung und den menschlichen Anteil daran für die Ausgeburt westlicher Fantasien abgetan haben, reden plötzlich vom Klima. Das Abtauen der polaren Eiskappen wird plötzlich allgemein als Tatsache akzeptiert.

Wenn die Temperaturen weiter so stiegen, werde der Meeresspiegel in 20 Jahren um 57 Zentimeter steigen. Davon könnten 800 Millionen Menschen auf der Erde betroffen werden, rechnete Katastrophenschutzminister Sergej Schoigu jetzt vor.

"L’opinion a changé en Russie pendant cet été qui se termine. Après plus de 60 jours de canicule dans le centre et le sud du pays, chaque Russe sait maintenant que la terre se réchauffe. Même les politiciens jusqu’à maintenant mal informés qui considéraient que le réchauffement climatique causé par l’homme était une fantaisie occidentale parlent maintenant de climat. La fonte des glaces de l’Arctique est maintenant acceptée par le grand public.

Quand les températures montent à nouveau, le niveau de la mer montera dans 20 ans de 57 centimètres. 800 millions de personnes seront touchées, dit le ministre des catastrophes naturelles Serguei…"

Je me souviens m’être obstiné avec Lars: les Allemands sont plus obésédés par le climat que les Danois. J’ai raison. Après le COP15, l’environnement a perdu de la place dans l’espace médiatique danois. Mais pas en Allemagne…

Et bien sur, Schamm dich Morgenpost!

Au non de la raison

Un rare bon coup de ce gouvernement moribond: le refus d’un moratoire pan-québécois sur l’exploitation de l’uranium.

Aux régions, aux communautés concernées de décider.

De quel droit les militants de "Sept Iles sans uranium" ou autres granos, de souvent bien loin, peuvent-ils se permettent de décider? Ce ne sont pas toutes les régions qui cracheront sur des emplois très bien payés, qui jugeront que les avantages surpassent les inconvénients.

Économiser, où???

Dans le Berliner Morgenpost:

Kleinwagen
Der neue Nissan Micra spart mit drei Zylindern
Mittwoch, 4. August 2010 19:08

Weniger Hubraum, weniger Zylinder – das heißt Downsizing. Beim neuen Nissan Micra sollen drei Zylinder beim Sparen helfen.

Nissan folgt dem Trend zu kleinen und effizienten Motoren. Ein Dreizylinder mit 1,2 Liter Hubraum wird im kommenden Jahr den neuen Micra antreiben. Den Drilling baut Nissan in zwei Leistungsstufen. Der Saugmotor leistet 80 PS und hat einen CO2-Ausstoß von 115 g/km. Das entspricht einem Verbrauch von 4,8 Litern.

Mit Kompressor kommt der Antrieb auf 98 PS und emittiert lediglich 95 g CO2/km. Mit diesem Motor soll – dank Start-Stopp-System – der Micra im EU-Zyklus mit rund vier Litern auf 100 Kilometer auskommen.

Die vierte Generation des Micra steht ab November bei den Händlern und wird voraussichtlich bei rund 11.000 Euro in der Basisversion starten. Die Dreizylinder werden allerdings deutlich teurer sein.

Un moteur moins puissant, un cylindre de moins, un prix plus élevé… Voulez-vous bien me dire où est l’économie? Ce qu’on sauve en essence, on peut aussi bien le payer sur la voiture à l’achat!

La dernière shot de Steven Guilbeault

Dans le Châtelaine de mai 2010, Steven Guilbeault affirme en page 88:

J’ai passé plus de deux semaines à Copenhague en décembre dernier pour la conférence de l’ONU sur le climat. Le métro y est deux fois plus étendu qu’à Montréal pour une population équivalent à celle de Québec. Quand je sortais du centre de conférence à 3 heures du matin, un métro passait toutes les 5 minutes.

Monsieur veut jouer, bien jouons. Non mais, c’est de la provocation!

Copenhague possède deux réseaux de chemins de fer urbains. Metroen compte 22 stations sur une ligne en Y. En comparaison, le Métro de Montréal compte 68 stations sur 4 lignes.

Le métro de Copenhague coûte probablement moins cher que celui de la STM. Parce qu’il est entièrement automatisé et que le paiement se fait sur honneur. Notons également que si la fréquence de nuit a été majorée à 5 minutes pendant le sommet, elle est normalement de 20 minutes en semaine et 15 les weekends.

Le véritable "backbone" des TEC de Copenhague, c’est le S-tog. 7 lignes, 85 stations. Dessert "profondément" la banlieue, ce qu’on appelle la Region Hovedstaden. Si j’exclus l’ile de Bornholm, ce territoire compte 28 municipalités sur 1973 km2 et 1619722 habitants. Avant d’y aller avec les statistiques, remarquons que le S-tog ne roule pas la nuit et qu’il s’agit des seuls trains électriques du Danemark.

Nul besoin de chercher bien loin pour constater que les 3.7 millions d’habitants de 63 communautés desservies par l’Agence Métropolitaine de Transport n’ont pas accès à autant de service en matière de trains de banlieue, je le concède. Ceci dit, soyons bons joueurs et regardons les chiffres: les trains de banlieue montréalais s’arrêtent à 59 stations sur un territoire s’étendant sur 4258 km2. Le problème se situe donc davantage au niveau des fréquences de service.

Et petit clin d’oeil sur les infâmes autoroutes:

Danemark: 1079 km ici sur un territoire de 45000 km2

Au Québec, le MTQ n’a pas le chiffre précis sur son site internet mais on parle d’un peu plus de 1900 km. À peine le double pour un territoire 20 fois plus grand.

Comme Maxence Bilodeau, Steven Guilbeault aurait eu intérêt à sortir un peu de Amager!

Se tirer dans le pied

Le Québec a l’IDEM, le Danemark le CEPOS. La différence entre les deux, c’est que le CEPOS a une plus grande présence médiatique, y compris dans la presse de gauche.

Dans la foulée du Sommet de Copenhague, où le Danemark a voulu se présenter comme le champion vert de la planète (et où Radio-Canada est pratiquement tombé dans le panneau), le CEPOS a fait plusieurs sorties pour dénoncer l’hypocrisie de Christiansborg dans ce dossier. Dommage pour eux, personne ne les a écouté et je suis certain que mêmes certains Danois ne savent pas que le pays est un exportateur net de pétrole, et que l’État s’enrichit par cette production par l’entremise de ses 51% d’actions dans DONG Energy.

En septembre 2009, le CEPOS a publié un rapport sur l’éolien au Danemark, comme quoi l’industrie n’était pas rentable et son modèle économique ne fonctionnait pas. Évidemment, les conclusions du rapport avaient été dénoncées comme non-crédibles car originant d’un organisme "ultralibéral". Suite au rapport, malgré les protestations de 14 experts danois, l’organisme s’était rendu aux USA pour le présenter à différents intervenants.

Politiken nous apprend aujourd’hui que le rapport a été financé par le lobby du charbon et du pétrole des États-Unis (Institute for Energy Research). De quoi faire perdre toute crédibilité à la conclusion de l’étude, qui était tout à fait défendable considérant qu’aucune entreprise ne veut s’engager là-dedans sans subvention.

Le CEPOS a beau se défendre "On se fout d’où vient l’argent, on nous a commandé un rapport et on l’a fait", le mal est là. Au Folketing, les deux camps demandent des réponses. Les sociaux-démocrates s’en prennent à l’impartialité de la recherche tandis que le gouvernement s’inquiète des conséquences sur les exportations danoises aux USA.

Politiken

Suite à cela, je me pose une question. Ce n’est pas la première fois que des choses comme cela arrivent et, de manière générale, il se trouve toujours quelqu’un pour dénoncer telle ou telle conclusion parce que 1- elle vient de tel organisme 2- elle a été payé par un tel.

Qu’est-ce qui fait donc qu’une étude est indépendante? J’en conclus que c’est quand elle donne des résultats à contraire à celui qui la commande.

Alors j’attends. À quand une étude pro-nucléaire payée par Greenpeace?

Une Heure sur Terre à Berlin: Bestanden

On n’est pas à l’école (quand même!) alors je ne serai pas plus sévère envers Jean-François Lépine que lui accorder la note de passage. Il faut l’avouer, même si je les avais à l’oeil étant donné ma familiarité avec le sujet du reportage, c’était bien. Le portrait d’ensemble était correct. Mais, il y a quelques mais…

Rendre des comptes: On n’est visiblement passé à côté d’un bon point, possiblement en voulant éviter d’écorcher les lourds monopoles publics québécois. À Berlin, le transport en commun est un faux PPP: deux sociétés publiques exploitent le transport en commun mais elles doivent respecter un lourd cahier des charges au risque de subir des pénalités financières. La ponctualité, la fréquence du service, les investissements… tout ceci est pris en compte par la ville. À chaque année, elles "passent au cash" et le contrat ne leur est pas dû à son échéance chaque 7 ans. Quelques jours de grève en mars 2008 ont coûté cher à la BVG, qui n’a pas été subventionnée pour les jours sans service. Même chose pour la crise à la S-Bahn, qui a vu la filiale de Deutsche Bahn privée de centaines de millions d’Euros en plus de coûter leurs emplois au dirigeants de l’entreprise et d’entrainer des poursuites d’usagers résultant en l’obligation d’indemniser les gens pendant l’hiver 2010. Et comme la ville décide des tarifs, bien une pénalité financière ne peut pas être récupérée via les ventes de tickets.

La BVG est certes très endettée mais, certaines années, elle fait des surplus budgétaires. Quand est-ce que c’est arrivé à la STM?

Historique: Presque raté. Le système actuel de TEC berlinois ne date pas de 1990. Les chemins de fer sur lesquels roulent la S-Bahn ont commencé à être construits dans les années 1880, la U-Bahn a été ouverte en 1902. Bien sûr, il y a eu d’énormes destructions pendant la guerre et la division de la ville n’ont pas aidé, ils ont ralenti son développement. Sauf que là, à entendre Jean-François Lépine, quelqu’un s’est levé un matin en 1990 et s’est dit "Bon, on va faire 4-6 voies de chemins de fer entre Zoologischer Garten et Alexanderplatz avec une grosse gare en vitre dans le milieu"…. ça ne s’est pas passé de même! Lors d’un reportage sur les artistes à Berlin, Maxence Bilodeau avait fait pareil: pour eux, Berlin est né en 1990. Non, en 1237!

Achalandage: L’excellence relative des TEC berlinois n’expliquent pas à elle-seule leur popularité. Une auto en ville, de manière générale, c’est souvent embarassant. L’essence est plus chère en Allemagne, Berlin est une ville pauvre. Aussi, ne pas oublier que les vignettes pour accéder au centre-ville aux voitures les plus polluantes ont fait en sorte que beaucoup de "vieilles minounes" n’ont plus le droit de sortir.

On dit aussi qu’à Montréal, un très large pourcentage d’automobilistes vient des banlieues. À l’oeil, on voit très vite à Berlin que la grande majorité des véhicules vus en ville sont "plaqués" "B" et non dans l’un des Landkreise autour de la ville. En fait, seulement 250000 personnes font la navette entre Berlin et les villes avoisinantes pour le travail ou les études donc la banlieue est un sujet marginal là-bas. Le faible coût des logements (maisons comme appartements) ainsi que la superficie de la ville (892 km2, dans certains quartiers on est à la campagne) jouent en sa faveur.

C’est pas mal ça :-P


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