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Mémoire sélective…et partisane!

Les petits Britanniques pourraient bien se voir priver de lait gratuit au nom de l’équilibre budgétaire. Citation extrêmement intéressante d’un analyste de la BBC:

But almost 40 years after education secretary Margaret Thatcher decided to end free milk for seven to 11-year-olds, she is still pilloried as a « milk snatcher ». The fact a Labour government ended a similar provision for secondary school pupils does not hold the same place in the public consciousness.

Remarquez que la gauche n’a pas le monopole de la mémoire sélective, je trouve cependant très rafraichissant qu’un journaliste l’admettre si ouvertement!

BBC
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P.S.: Soulignons également la présence du secteur laitier parmi les opposants aux coupures. Ça sent le lobby à plein nez!

Déficit d’attention

À la sortie du film sur Robert Piché, Bertrard Tremblay a utilisé son éditorial hebdomadaire dans le Quotidien pour déplorer le manque de visibilité des régions: le film ne parle pas de son enfance en Gaspésie ni de sa formation à St-Honoré.

C’est parce que c’est juste une longueur dans le film, ça n’a rien à voir avec l’impérialisme montréalais!

Me semble déjà l’entendre que les médias étrangers n’ont pas dit que le F-18 écrasé à Lethbridge était basé à Bagotville… :)

Bienvenue Sa Majesté

La monarchie, très peu pour moi. Mais, peu importe le chef d’État qui est en ville, il ne faut pas être colon.

Dommage par contre que nos nationaleux manquent une autre chance de se faire passer pour des victimes! hahahahaha

So what?

Une autre enflure médiatique: les USA deviendront-ils fous de foot?

Ça me fait rire, cette obsession que les médias britanniques ont à rêver que les Américains deviennent aussi fous que les Anglais sur le football. Dans un pays de 300 millions de personnes, rien de plus normal que des tonnes de sports se disputent le public et, comme les autres, le foot trouve sa place. Surtout que, tout comme au Canada, la participation vs l’espace médiatique sont deux choses séparées!

Même que, si je suis langue sale, je dirai à ces Anglais que le jour où les Américains aimeront le foot, toute la planète pleurera que les États-Unis ont encore fait de la marde!

Let them not like it if they want!

Pendant ce temps, oui, demain matin 10:00 je suis au resto pour voir l’Allemagne renvoyer l’Angleterre chez elle sur grand écran!

Les coins ronds

Lorsqu’on veut faire passer un message, il n’est pas rare que l’on embellisse un peu la vérité pour toute laisser la place au point de vue que l’on défend. Dans un médias qui se veut impartial, c’est pratiquement criminel mais on le voit à journée longue.

Deux exemples qui m’ont sauté aux yeux aujourd’hui:

Un « Q&A » de la BBC sur la réforme de la santé aux États-Unis. On y affirme que la seule option qui s’adresse aux non-assurés, c’est de se faire soigner dans un urgence. Comme si personne ne consultait jamais de médecins à ses frais, de sa poche, dans la mesure de ses moyens. Et qu’il n’y aurait pas, comme on trouve au Québec, des fondations ou autres prêts à aider pour une autre partie.

Mention honorable, cependant, pour la clarification sur ces « 46 millions sans assurance ». Le nombre comprend 18 millions de patients qui gagnent plus de 50000 par an (ici).

Soit dit en passant, voici un très intéressant reportage d’ABC sur ces médecins américains qui travaillent comptant car ils n’ont plus la patience de traiter le red tape des assurances. Ici

Vous savez, 36$ pour un examen, c’est 9$ de moins que mon vétérinaire. Combien la RAMQ (ou tout autre régime au Canada) paie pour un examen pour une grippe disons? Personne ne semble le savoir. Bien sûr, connaissant comme les ordres professionnels du Québec aiment bien charger le gros prix, rien ne dit que ce serait en bas de 50-60$ ici.

En deuxième lieu, dans La Presse du weekend, Sophie Cousineau remet les pendules à l’heure sur le reportage alarmiste de « Une heure sur Terre » sur les Chinois qui achètent des terres au Québec.

Je me doutais bien que c’était une tempête dans un verre d’eau. Cependant, très pragmatique, connaissant un peu les problèmes de relève en agriculture au Québec, je me disais « So what? ». D’autant plus que, comme disait un monsieur dans le reportage, « je vends plus cher qu’à mon voisin », comme quoi il y aurait des belles occasions d’amener de l’argent dans des villages du Québec.

Mais, bien évidemment, nos nationalo-protectionnistes ne l’entendaient pas ainsi. Parce que des Chang exportent des aliments du Québec vers la Chine, plutôt que des Lessard, ça ne marche plus. L’important n’est-il pas qu’il y ait des fermes au Québec, tout simplement? Les statistiques d’exportations ne tiennent pas compte de l’origine ethnique de l’exploitant, à ce que je sache!

Rapidement, cette semaine, j’ai cru entendre des péquistes nous ramener encore le fameux concept de souveraineté alimentaire (note à vous: additionnez toutes les souverainetés que le PQ réclame et vous verrez que les souverainistes ont pour modèle rien de moins que le juche de Kim Il-Sung!). D’un point de vue du consommateur, je trouve ceci d’une nullité extrême étant donné la pauvreté de notre alimentation si on s’en tenait strictement à cela. À mon avis, la définition de souveraineté alimentaire devrait être quelque chose du genre « Avoir assez de ressources pour acheter, peu importe de où, toute la nourriture voulue ».

Ce qui me rappelle mes lectures sur l’Islande. Les Islandais doivent importer pratiquement toute leur nourriture et les récits, jusqu’aux années 1960, font état de très peu de variété sur leurs tables. Or, il n’y a personne qui ne fait pas le lien entre les coûts d’importation et le prix élevés des aliments là-bas, ce qui nous donne « L’alimentation en Islande est chère parce qu’il faut l’importer ».

Et si c’était cher parce que les Islandais ne sont que 300000? AH AH!

Combien?

C’est la question que pose Passeport Canada avant la venue du passeport électronique.

À 87$ pour 5 ans, disons que la marge de manoeuvre pour un passeport de 10 ans est de 100%. 174$ serait presque le chiffre logique, considérant que la durée double. Il faut aussi tenir compte que Passeport Canada est un organisme quasi-privé, au sens où il se supporte lui-même, donc difficile de comparer « efficacement » avec des pays où les passeports sont émis par la police ou d’autres bureaux gouvernementaux en lien avec l’enregistrement des résidents.

Et on peut encore diviser. Au Canada, comme aux USA, en Grande-Bretagne ou au Danemark (etc.), un passeport ne sert à rien d’autre que voyager. En Allemagne ou en France, notamment, il est utilisé de manière interchangeable avec les papiers d’identité qui sont essentiels pour obtenir des services publics – donc « subventionné ».

Donc… Pour 10 ans:

Grande-Bretagne: £77.50
Danemark: 600 DKK
USA: 100$US
Allemagne: 59€

Alors, combien pour le Canada? Il est illusoire de croire que ça n’augmentera pas, donc on peut oublier les deux derniers exemples.

Mais 120$ (600 kr), ça me semble pas trop tiré par les cheveux.

Résultats finaux: 93.2% Nei

Un avion ayant rapporté la boite de scrutin de Grimsey, les autorités électorales ont été en mesure d’annoncer les résultats officiels du référendum de samedi: 93.2% non, 1.8% oui, le reste a voté blanc ou les bulletins ont été rejetés. Comme dans le West Island (LOL!), on dénombre trois fois plus de blancs que de oui.

Le bulletin de vote.

Taux de participation: 62.5%, ce qui laisse tout le loisir au gouvernement de diminuer la portée du résultat. J’en profite pour dire que ceux qui sont restés à la maison l’ont surtout fait parce qu’ils considéraient que ça donnait rien, et non pas parce qu’ils supportaient la mesure*.

Il semble bien que le message soit passé ailleurs par contre. À Londres et à La Haye, tout comme à Oslo, on est plus ouvert à renégocier. Partout au pays, on a célébré le résultat – souhaité par beaucoup plus de gens que les habituels défenseurs de l’anti-capitalisme.

Maintenant, l’heure est au retour à la table de négociation (du même coup, notons que les Islandais rejettent l’idée d’un référendum pour accepter l’issue de ces deuxièmes négociations). Sur la scène domestique, l’opposition réclame des élections.

Silfur Egils

* Pour la perspective historique, seuls deux des six référendums organisés en Islande ont attiré plus de votants que celui de samedi: la prohibition en 1908 et l’indépendance en 1944 (cette dernière a d’ailleurs été acquise avec 98% des voix le 25 mai 1944).


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