Articles Tagués 'grèce'

Le prochain projet péquiste?

La presse allemande nous apprend que le ministère grec des finances a mis sur pied un groupe de travail chargé d’évaluer le montant des réparations dues à la Grèce par l’Allemagne suite à l’Occupation nazie de 1940 à 1945.

Blâmer l’Allemagne, un thème récurrent depuis le début de la crise. On ne me compte plus les références aux Nazis depuis que le gouvernement Merkel a entrepris de mettre la Grèce au pas si elle veut obtenir l’aide financière de l’Europe.

Et pour les nationalistes grecs, ça veut aussi dire exiger des milliards restés impayés après la conférence de Paris en 1946 (explications). Personnellement, je m’explique mal comment le versement d’une telle somme il y a près de 70 ans aurait empêché la crise actuelle mais bon…

Avec un Bernard Drainville convaincu que la "péréquation, c’est de la compensation pour faire partie du Canada" et une économie chancelante supposément en raison de l’Alberta, le PQ est en excellente position pour nous sortir le même discours et exiger d’Ottawa, voire Londres, la même chose.

Blackout médiatique

J’ai l’impression d’avoir passé 3 semaines dans le bois… Je reprends tranquillement contact avec le monde à mesure que mes heures de travail diminuent et que les accès au Wifi s’améliorent.

La télé fonctionne désormais dans ma chambre, merci Sky News et CNN de maintenir ma santé mentale.

Le blogue sera alimenté dès que je pourrai!

La Grèce de l’Amérique

Quand j’étais plus jeune, je rêvais de devenir diplomate. J’ai donc étudié en relations internationales à l’UQAM – à moins que je n’aie été trop paresseux pour étudier le journalisme dans un programme contingenté afin de réaliser mon second rêve, travailler à Radio-Canada!

À l’hiver 2005, nous avions fait la grève pendant à peu près un mois. Et j’étais tellement "suiveux" que, même sans me reconnaitre dans les discours d’extrême-gauche de mes camarades de classe, j’ai levé ma main, j’ai fait des pancartes… Bon, j’étais jeune anyway :P

Je me souviens par contre du boycott médiatique des extrémistes. Je me rappelle des médias hostiles et de la police qui sortait ses gros bras pour pas grand chose (mise en pratique d’un enseignement paternel: "la police aime beaucoup mieux écoeurer le vrai monde que les vrais criminels").

Sept ans plus tard, ma mère considère encore que l’université devrait être gratuite parce que "l’on paie pour tellement de monde, c’est juste normal qu’ils paient pour toi – c’est une manière de nous dire merci!" mais, autrement, je vois des choses que je ne réussis pas totalement à m’expliquer.

Que s’est-il passé pour que pratiquement toute la meute journalistique québécoise ferme les yeux sur la violence commise par les anarco-communistes de la CLASSE? Il y a 7 ans, La Presse et Radio-Canada nous traitaient d’enfants gâtés, maintenant on embrasse la cause en ondes?

J’ai l’impression qu’un vent de fin de régime souffle sur le Québec. Comme en Grèce, tous ces gens s’allient parce qu’ils savent qu’ils sont les enfants privilégiés du Système, de l’État Obèse.

Et on serre les rangs parce que le gouffre approche!

Alerte à la bombe au Kanzleramt

L’extrême-gauche grecque n’a pas qu’envoyé des colis piégés dans des ambassades, mais aussi au bureau d’Angela Merkel à Berlin ici.

On les remercie d’avance pour leur belle pensée envers ceux qui, malgré eux, doivent sortir la Grèce du trou!

La Grèce et l’Allemagne: 0 à 25

Plus familier avec l’est que l’ouest de l’Allemagne, je ne remets jamais en doute les statistiques sombres sur les finances personnelles de nombreux Allemands. Les ménages allemands sont peu endettés mais, dans bien des cas, les budgets sont serrés.

Certaines statistiques ont révélé qu’en termes absolus, les Allemands disposent des mêmes revenus qu’en 1987. Bien, voici que le quotidien norvégien Aftenposten indique, dans un article sur l’aide allemande à la Grèce, que les contribuables allemands, sans qui la Grèce ne pourrait se relever, ont connu des baisses de revenus de 5% au cours des dix dernières années.

Pendant ce temps, les Grecs voyaient les leurs augmenter de 18.7%. Selon des études faites par la Norges Bank sur les salaires du secteur privé, les salaires grecs ont augmenté dans une proportion 15% plus grande que dans le reste de l’UE.

Une autre preuve que, pendant que les autres faisaient des sacrifices, les Grecs continuaient à pelleter par en avant…

Aftenposten

P.S.: En tout cas, à voir comment les jobs payent peu au Québec, on sait que c’est pas notre cas…

Go Angie!

Frau Bundeskanzlerin, Sie haben meine volle Unterstützung. Griechenland bedroht die EU-Wohlstand und deswegen soll RAUS!

Aux grands maux les grands moyens! L’Europe doit adopter la ligne dure de l’Allemagne et, à l’instar d’Angela Merkel, montrer la porte à la Grèce.

C’est bien beau les grands principes de solidarité mais un moment donné, c’est trop. Les Grecs font la grève pour éviter les réformes, leurs journaux et leurs politiciens s’en prennent à l’Allemagne et après il faudrait les payer? Qu’on commence par s’aider soi-même avant.

Et, parlant de ça, l’Allemagne est dans le trou aussi. Le budget fédéral contient 80 milliards de "nouvelles" dettes, les problèmes financiers des caisses d’assurance maladie font rager et la reprise est encore fragile.

Mais il n’y a pas que la Grèce qui s’en prend à l’Allemagne. À Paris, Christine Lagarde a dénoncé l’impact qu’ont les exportations allemandes sur le cour de l’euro. Selon elle, plus l’Allemagne exporte, plus la France est désavantagée par un euro fort. Réplique d’Angela Merkel: nous n’avons pas à nous excuser si nos produits sont plus en demande. Dans tes dents!

Le pire dans tout cela, c’est qu’on pourrait laisser les oiseaux jacasser sans en tenir rigueur si ce n’était de leurs alliés allemands. Car oui, il s’est trouvé des médias gauchistes pour débattre de la question. Et les "pour", ceux en faveur d’une baisse des exportations allemandes par solidarité européenne, se trouvent parmi les plus protectionnistes (lire: vendre à tout le monde, acheter de personne): les syndicats!

Les syndicats allemands, qui défendent contre vents et marées toutes les délocalisations vers l’est, en faveur d’une baisse de la production pour baisser les exportations? À ne rien comprendre!

Soit dit en passant, le gouvernement grec continue d’appeler l’Europe et le monde à sa rescousse pour protéger le pays de l’appétit des spéculateurs. Intention noble mais sait-il que ceux qui misent sur la chute de la Grèce et de l’euro ne sont pas ceux que l’on croit?

Avec Tagesschau et les Coulisses de Bruxelles

La presse grecque blasphème ma ville

Après le non de l’Allemagne au bailout de la Grèce, les journaux d’Athènes s’en prennent à coeur-joie contre l’Allemagne. Les insultes pleuvent, y compris dans ce montage photos franchement de très mauvais goût, qui est supposément publié en réponse à la couverture du Fokus montrant Aphrodite faisant un doigt d’honneur "Le fraudeur de l’Euro".

Mais faut pas charrier non plus, on dit ici dans l’article que ça s’est rendu aux ambassadeurs.

Le guichet automatique

L’Allemagne refuse de sortir la Grèce du trou. Que disent les Grecs? Ils réclament des indemnités pour l’occupation nazie lors de la Seconde Guerre Mondiale.

C’est une vieille tactique, utiliser la culpabilité d’un État pour lui soutirer de l’argent. Je ne parle pas d’Israël qui n’a jamais exigé de paiements de la part de la République fédérale (mais qui en a reçu) mais, par exemple, des pays communistes qui monnayaient la sortie de leurs Allemands vers l’Ouest. On le voit encore avec la Corée du Nord face au Japon, par exemple.

Et lâchez-moi avec "c’est la faute de l’Allemagne si la Grèce est en faillite". Come on, ce n’est pas l’Allemagne qui n’a pas su administrer les finances grecques depuis des décennies.

Les Allemands disent non aux Grecs

La semaine dernière, j’ai dénoncé le fait que l’UE s’apprêtait à aider la Grèce alors que les Allemands, les Français et les autres ont aussi des finances publiques médiocres. Bien, plus je lis là-dessus, plus je suis convaincu de ma position.

Les Allemands prennent désormais leur retraite à 67 ans à 41% de leur salaire, tel est le résultat (d’une) des réformes entreprises pour redresser les finances publiques sous l’ère Schröder (et continuées par Merkel). En Grèce, on parle de hausser l’âge de 61 à 63 ans à 94% du salaire. Je peux bien croire que l’humain est fondamentalement bon mais de là
à supposer que l’on va aider des gens à se payer des choses qu’on ne peut plus se permettre nous-mêmes…

C’est aussi une insulte à des pays comme l’Italie, le Portugal, l’Irlande qui font des efforts sans attendre les bailouts de Bruxelles.

Mais, au fond, le pire pour les eurocrates, c’est le verdict lapidaire de l’opinion publique allemande: ils sont 53% à supporter l’expulsion de la Grèce de la zone euro.

Le Nouvel Observateur
AFP

Gérald Fillion revient là-dessus sur son "carnet" en citant la revue française "Alternatives économiques". Ne connaissant pas ce titre, je me suis empressé de le googler pour m’apercevoir que mon "préjugé" s’est avéré fondé:

Ligne éditoriale [modifier]

Proche du keynésianisme, Alternatives économiques traite également des thèmes altermondialistes et se montre critique vis-à-vis du néolibéralisme et de l’école néoclassique. Le journal revendique explicitement une ligne éditoriale « de gauche ».

C’est un des périodiques les plus appréciés parmi certains membres du mouvement altermondialiste et la revue fait partie, comme personne morale, des membres fondateurs de l’association Attac.

Et devinez quoi?

Positionné aussi comme outil pédagogique, Alternatives économiques est, en France, promu par de nombreux enseignants de sciences économiques et sociales. Présente dans les manuels scolaires du secondaire, elle est parfois une source des sujets de l’épreuve d’économie du baccalauréat. Des tarifs avantageux sont proposés par la revue pour des abonnements scolaires.

Certains critiquent l’orientation néo-keynésianisme ou altermondialiste d’Alternatives économiques. Ainsi La Tribune affirme que le journal appartient à « la gauche de la gauche »[1] ; pour Le Figaro ses couvertures sont « antiglobalisation »[3].

D’autres insistent sur la trop grande place accordée selon eux au « social » au détriment de la vie des entreprises, comme l’ALEPS[4] ou l’Ifrap. Ce dernier, un think tank libéral-conservateur, juge le journal en bonne partie responsable du « mépris » supposé de l’éducation nationale envers l’entreprise et les entrepreneurs, et de la présentation de la mondialisation comme d’une « menace » et de l’« étatisme » comme un bienfait auprès des élèves[5]. Ces idées sont également défendues par le petit patronat[6] et une partie de la presse économique (L’Expansion , Capital).

Pour ces critiques, le journal est en partie responsable de la diffusion d’idées antilibérales dans l’enseignement français et comme l’une des causes d’une défiance vis-à-vis de l’économie de marché dans l’esprit des élèves, du fait de son utilisation en classe et par les éditeurs de manuel. Certains reprochent donc aux éditeurs et auteurs de manuels d’accorder une place trop importante au journal dans leurs ouvrages. Selon Les Échos, Alternatives économiques représente 30 % des sources de presse des manuels Bordas et Hachette[7]). Ces chiffres sont confirmés par une étude de l’APSES, qui précise que la presse quotidienne et la presse magazine représente les deux-tiers restants. Cette même étude relativise cependant cette vision en rappelant que toutes sources confondues, Alternatives économiques représente 8,6 % des sources chez Hachette et 2,8 % chez Bordas. En effet, les publications scientifiques et les rapports publiés par l’INSEE, l’INED, le Conseil d’analyse économique ou le Sénat français forment l’essentiel des sources chez tous les éditeurs analysés par l’étude[8].

NEIN!

Un État incapable de balancer son budget, de diminuer sa dette, n’a pas à sortir un autre du trou.

Voilà, en une phrase, ce que je pense de la possibilité d’un bailout de la Grèce par l’Allemagne et le reste de la Zone Euro.

C’est encore plus absurde que sauver des entreprises mal gérées. Mais surtout, encore plus absurde quand on remarque que les Grecs eux-mêmes ont peu l’air de vouloir réparer leurs finances. Comment, dans ce cas, prétendre sérieusement vouloir les sauver? On pourrait même ajouter un peu d’hypocrisie, considérant l’attitude de l’UE à l’égard de l’Islande…

BBC
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