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Maria Amelie "sauvée" par l’Islande?

Plus tôt cette semaine, la Norvège a renvoyé Marie Amelie à Moscou (AFP).

On apprend aujourd’hui que deux députés islandais, Árni Johnsen (S) et Sigmundur Ernir Rúnarsson (S), ont déposé un projet de loi à l’Althing afin de lui accorder la nationalité islandaise.

Une affaire qui rappelle Bobby Fischer.

Mais qui rappelle aussi à tous les "candidats au départ" qu’en Europe, il faut mieux faire pitié qu’avoir toutes les qualifications et les rêves du monde…

Mbl.is

Maria Amelie: Mieux vaut être sexy quand on est illégal

Madina Salamova, 25 ans, vit illégalement en Norvège depuis 2002. Arrivée de Russie avec ses parents, elle travaille (au noir), a obtenu une maîtrise, parle le norvégien… Bref, une citoyenne exemplaire, si ce n’est la question de ses papiers.

Sous le pseudonyme de Maria Amelie, elle publie récemment le livre "Ulovlig Norsk" (Illégalement Norvégienne) sur sa vie semi-clandestine. Connaissant un certain succès littéraire, elle décide d’accepter des invitations d’en parler publiquement.

C’est ainsi que 8 policiers l’ont arrêté à Lillehammer la semaine dernière, ironiquement dans une école nommé d’après Fritjof Nansen. Depuis, comme on dit, tout le monde en parle.

Les médias norvégiens ont publié 547 articles sur son cas, pour le plupart sympathiques à son endroit. Trygve Hegnar, du journal Kapital, s’en est pris à la sympathie exprimée par les médias, une "récompense envers ceux qui me respectent pas les lois", en particulière NRK et Dagbladet.

Parallèlement, manifestations et pétitions se mettent en branle pour lui éviter de retourner en Russie. On lui a offert des emplois. Les partis politiques s’en donnent à coeur joie, y compris le FrP, dont la position doit en surprendre plus d’un à gauche: avant d’expulser quelqu’un comme elle, il y a des tonnes d’autres – notamment Mullah Krekar (wiki) – qui devraient lever les pattes. Chez les autres partis, on hésite. Les Conservateur refusent de voir le gouvernement politiser la commission du statut de réfugié, ce qui arriverait si le gouvernement forcerait la main des fonctionnaires pour lui permettre de rester en Norvège.

Il y a là le risque d’un dangereux précédent. Sous le charme de Maria Amelie, si le ministère de la justice lui permet de rester, il devra régulariser la situation de milliers de clandestins. Des gens qui sont peut-être moins recommendables qu’elles, et aussi, c’est "chien" pour ceux qui arrivent par le "vrai chemin", un procédé long et ardu. Sans oublier ceux qui se dépêchent de se marier et des enfants qu’on a, parmi lesquels beaucoup de citoyens de ce qu’on appelle sarcastiquement, entre expatriés en Europe, les "4 rejets": Canada, USA, Australie, Nouvelle-Zélande…ceux à qui on met le plus de bâtons dans les roues!

Finalement, tout est une question d’être photogénique!

Pour une immigration aussi libre que possible (réplique à @VeroRobert)

Situation presque surréaliste un peu plus tôt aujourd’hui: j’ai fait "mal à l’âme" d’une tweeteuse à cause de mes positions sur l’immigration. Moi, derteizeitberliner, personne qui donnerait mon rein pour émigrer, qui ferait un mariage blanc, même avec un homme, pour ne plus avoir à vivre au Canada, on me traite de raciste!!!!!!!!!!!!

Tout cela parce que j’ai affirmé que je crois que Danny Villanueva, une personne reconnue coupable d’un acte criminel, mérite d’être expulsé du Canada. Surtout si je considère les millions de personnes qui aimeraient vivre au Canada, qui seraient beaucoup plus méritantes du statut de résidence permanente que des personnes ayant purgé une peine de prison.

Je ne remets même pas en question la naturalisation d’une telle personne, contrairement à Nicolas Sarkozy, je dis seulement qu’avoir purgé une peine de prison pour un crime devrait être un motif à voir sa résidence permanent retirée.

Ma politique idéale d’immigration s’inspirerait du droit à la libre-circulation effective entre les pays membres de l’Espace Schengen et entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Toute personne désireuse de s’établir au Canada serait libre de le faire, pourvu qu’elle réponde à quelques critères:

- Si elle n’a pas les moyens financiers d’assurer sa subsistance, elle devra travailler.*
– Un délai de grâce s’appliquera avant que la personne ait le droit de recevoir des transferts gouvernementaux.*
– Elle devra s’engager, sommairement, à vivre selon le cadre légal du Canada.
– Tolérance zéro pour les peines d’emprisonnement, qui entraîne l’expulsion automatique après la complétion de celle-ci.

* À l’intérieur de Schengen, un chômeur/prestataire d’aide sociale est passible d’expulsion s’il ne se trouve pas d’emploi dans un délai de 6 mois. C’est ce que genre de truc que j’entrevois.

Si c’est raciste comme programme, alors que c’est encore plus ouvert (sauf pour le crime!) qu’Immigration Canada ou la sélection faite par Québec, ouf!

Deutschland Multikulti? Mein A****! LOL

À Potsdam samedi, Angela Merkel a choisi son camp dans le débat allemand sur l’immigration: le multiculturalisme est un échec en Allemagne.

Les commentateurs se sont empressés de lier cette remarque à l’inconfort grandissant de plusieurs Allemands, notamment ce sondage cité par la BBC, face à l’immigration mais surtout face à la vie que mène ces millions d’étrangers sur le territoire.

Je vais vous dire bien franchement, j’aimerais demander à madame Merkel comment le multiculturalisme allemand peut-il être un échec s’il n’a jamais été vraiment souhaité?

En Allemagne, le multiculturalisme, c’est du folklore. Klaus Wowereit vante la capitale "multikulti" mais seulement 13% des Berlinois sont nés à l’étrangers et, en dehors du Karnaval der Kulturen, on parle très peu de l’apport de l’immigration à Berlin par exemple. Ça me rappelle le Québec, où on aime nos "ethnies" francophones et péquistes, sinon on souhaite qu’ils partent.

L’État allemand est hypocrite quand il regrette l’absence d’intégration des immigrants. En Allemagne, les "conditions gagnantes" sont difficiles à trouver.

La véritable clé de l’intégration, elle n’est nulle part ailleurs que dans l’économie. Les Turcs, les Italiens, les Espagnols, les Yougoslaves sont venus en Allemagne dans les années 1960 pour pallier au manque de jeunes hommes en âge de joindre le marché du travail.

L’Allemagne a toujours souhaité qu’ils repartent, les premiers accords d’immigrations prévoyaient même un roulement entre les travailleurs pour éviter qu’ils restent. Ce sont les entreprises, écoeurées de devoir toujours former de nouvelles personnes, qui ont supplié les politiciens de garder les mêmes gens.

Ces hommes ont donc fait venir leur famille. Les mères ont appris l’allemand, les enfants ont fréquenté l’école. Mais on a toujours dit, ou au moins souhaité, que tous ces gens retournent "chez eux" un jour. D’ailleurs, avant les années 1990, il était presque impossible pour un étranger d’obtenir la nationalité allemande.

Bien entendu que cet esprit "temporaire permanent" a joué sur le niveau d’intégration. Après avoir vu leurs parents tout faire pour être considérés comme Allemands et demeurer malgré tout des Ausländer, beaucoup de "deuxième génération" se sont finalement réfugiés dans leur "turquitude" de manière poussée. Par exemple, des filles portent le voile alors que les mères n’auraient jamais osé. Des jeunes qui ne connaissent rien de la Turquie sont soudainement aussi turcs que Atatürk.

La mobilité sociale est réduite en Allemagne, le système d’éducation est très opaque, le marché du travail très réglementé, ce qui fait que les étrangers sont sur-représentés dans les classes plus pauvres et qui les rend donc plus nombreux à demander de l’aide sociale. Pendant longtemps, une certaine classe politique a pu se dire "Prenez votre chèque, pendant ce temps-là vous ne volez pas de jobs". Sauf qu’à mesure que le chômage a augmenté, les Allemands "de souche" sont devenus plus nombreux à être prestataires d’aide sociale et on a jugé qu’à partir de ce moment là, c’étaient les étrangers qui recevaient plus qu’ils ne donnaient comme contributions sociales.

Et c’est un cercle vicieux: l’immigrant qui se sort de la spirale de la dépendance à l’aide sociale et qui se trouve un emploi est à nouveau accuser d’enlevé quelque chose aux Allemands, dans ce cas-ci un travail. Allemands qui, nouveau problème pour l’État-nation, sont de plus en plus à quitter. En plus de faire très peu d’enfants.

Ce qui inquiète des personnes. À la CDU, Annette Schavan est de ceux-là, plus les Verts, le FDP et les chambres de commerce. D’où la collision entre les deux camps: alors que l’on dit qu’il y a assez, voire trop d’étrangers, en Allemagne, un nombre de plus en plus important de personnes affirment qu’au contraire il en manque.

En 2002, le gouvernement Schröder avait instauré un système de greencard pour les travailleurs spécialisés. Ce fut un échec, en 2009 seulement 169 personnes ont été accueillies selon ce programme. C’est la grosse inquiétude du milieu économique: en restant fermée aux étrangers, l’Allemagne recule économiquement. Les entreprises ne parviennent pas à recruter des spécialistes, notamment face au Canada, USA, Australie…

Sauf qu’ils récoltent ce qu’ils sèment depuis 50 ans.

Un nombre à peu près égal de personnes, 27000 chaque, sont venues en Allemagne comme réfugiés ou sous le régime des permis de travail. Un régime qui fait sacrer bien des gens, dont moi, et des entreprises qui perdent beaucoup d’argent lorsque les bureaucrates retardent leurs décisions.

L’argument massue, c’est le chômage. Or, l’Allemagne manque 400000 employés professionnels et l’agence fédérale pour l’emploi admet qu’elle est incapable de convaincre de nombreux chômeurs d’aller chercher de nouvelles qualifications.

La plus facile est donc le regroupement familial, 45000 visas l’an dernier. C’est la voie qu’on m’a "fortement recommandé", celle où il se passe des choses peu catholiques: faux mariages, fausses paternités, enfants conçus dans le seul but que la mère étrangère s’établisse en Allemagne, je peux même vous donner des noms…

Je crois par contre que ce n’est pas une bonne voie pour s’intégrer si on se sert d’un membre de sa communauté pour accéder à l’Allemagne. Pour certaines femmes turques ou africaines, ce n’est même pas une libération: elles sont peut-être matériellement plus confortables que dans leurs villages, mais elle ne mènent pas la même vie qu’une Allemande de leur âge, c’est certain!

Cela dit, je rejette la catégorisation des immigrants comme le fait Thilo Sarrazin par exemple. Il fait une fixation sur l’absence d’intégration de certains musulmans mais un Britannique de Munich peut être encore moins bien intégré que le marchand de fruits arabe qu’il dénonce. En Europe, c’est perçu comme moins grave. Or, c’est une erreur car la problématique est la même.

Bon, à moi maintenant d’écrire un mémoire au Bundestag sur la nouvelle politique d’immigration de l’Allemagne hahahaha

Chicken Freedom

Pour une fois, des pubs intelligentes sur ma page Facebook :P

Jeter l’argent par les fenêtres

DR s’intéressait hier à ce que j’ai fréquemment dénoncé, en Allemagne, comme étant la plus grande hypocrisie des pays d’Europe.

On vous offre une éducation universitaire aux frais des contribuables mais si vous voulez rester pour devenir un de ces dits contribuables, pas question. Vous êtes un méchant voleur de jobs!

Dansk Erhverv considère que c’est jeter de l’argent par les fenêtres, constatant que 70% des étudiants étrangers quittent dès l’obtention de leur diplôme. Comme pour l’Allemagne, un diplômé a un certains temps pour se trouver un travail lié à son domaine, sinon c’est la porte. On propose, pour les étudiants du tiers-monde (les autres, mangez de la merde!), d’augmenter la période à 3 ans.

Mais que personne ne se fasse d’illusion. Tant et aussi longtemps que l’Union européenne essaiera de rester Ausländerrein (oui, c’est ma gueule sale d’immigrant frustré qui a inventé ce mot tiré du terme nazi "Judenrein"), la seule réponse à ce problème sera de faire payer les études aux étrangers et non pas, comme le suggèrent les patrons danois, "d’utiliser cette main d’oeuvre formée chez nous".

DR

Les fanatiques républicains

Ça recommence. La Mini-France s’agite. Parce que la ministre de l’éducation a admis que la modification du calendrier scolaire permettra aux écoles privées juives de donner des cours le dimanche, les fanatiques athées, quand ce ne sont pas nos nationaleux jacobins qui s’opposent à ce qu’un "traitement de faveur", aux Juifs de surcroît (1), soit accordé.

Encore un autre exemple de l’inconfort de plusieurs Québécois envers les droits individuels. D’abord, on ne parle pas d’écoles publiques mais privées. Ensuite, si les intervenants locaux sont d’accord, pourquoi pas? Le calendrier, les horaires de cours, ce sont des décisions qui peuvent très facilement être prises localement et sans impact sur le reste de la province.

L’erreur de Michelle Courchesne aura été de laisser entendre que toute la province irait à l’école le samedi et dimanche de façon unilatérale. Alors, avant de réclamer sa tête comme le font le PQ et les "Mini-Français" de Radio-Canada.ca, de Cyberpresse et autres, prenez une grande respiration et dites vous que ce n’est qu’une erreur de PR.

Et permettez moi de rire un peu de ces "commenteux" se réclamant de l’athéisme, qui dans la même phrase exigent de l’enseignement catholique pour leurs enfants. Je l’ai souvent remarqué, les Québécois ne sont ni athées ni de vrais laïcs, ils veulent simplement tasser toutes les religions sauf la catholique. Rappelez vous le dossier du crucifix de l’Assemblée Nationale…

(1): Lorsqu’il est question de communautés culturelles, on pointe toujours très rapidement celles d’allégeance fédéraliste, plus anglophones: Juifs, Grecs, Italiens. On ajoute les Musulmans lorsque la religion est concernée. Pas besoin de répéter ce qu’on en dit…

Bien j’ai trouvé une école "ghetto" qui fonctionne autrement, sans déranger personne, et cela depuis 30 ans.

L’École internationale allemande Alexander von Humboldt Schule de Baie d’Urfé. Enseignement trilingue (français, anglais, allemand) de la garderie à la 12ième année, donnant droit à la fois au DES et aux diplômes allemands. C’est l’Allemagne qui subventionne, oh là là pour nos nationaleux il va sans dire!

Figurez-vous donc que son calendrier est un risque de sécurité nationale. En effet, les 315 élèves fonctionnent sous une version modifiée du calendrier scolaire allemand. Schnell, das muss man aufhören!

Je n’ose pas imaginer le scandale si Israël subventionnait les écoles juives! Par contre, il semble que les Allemands de Montréal ont trouvé la solution pour que les fanatiques les laissent tranquille: s’abstenir de fonds publics québécois. À bon entendeur…


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