Posts Tagged 'justice'

Landsdómur: une tape sur les doigts

Malgré les bonnes intentions et le spin de la gauche (ici un texte de L’Humanité), le verdict du procès de Geir H. Haarde, rendu le 23 avril dernier, nous oblige à demander si le jeu en valait réellement la chandelle.

Car si le système judiciaire islandais s’est bien efforcé, depuis 2009, de trouver des coupables dans l’effondrement des banques, aucun des banquiers s’étant fait passer les menottes ne croupit dans une cellule.

Ainsi, l’ancien premier ministre conservateur a été acquitté de tous les chefs d’accusation, sauf un. Punition: AUCUNE. Étrangement, la presse internationale de gauche a cessé de parler de l’Islande dès ce moment.

Ce qui nous ramène au principal intéressé, qui continue de clamer au haut et fort qu’il a été victime de ses opposants politiques qui cherchent à prendre leur revanche. Disons qu’il n’a pas vraiment tort…

Voici d’ailleurs ce qu’il affirmait au magazine Kastljós le soir de son acquittement.

Steingrímur J. Sigfússon* dit que je méritais d’être poursuivi pour avoir vendu des biens de l’État sans autorisation. Quelle autorisation avait-il, en 1990, quand il a vendu des terrains de l’Église à Ölfus?

À ce titre, faudrait-il que les élus poursuivent leurs prédécesseurs qui n’ont pas fait comme ils voulaient? C’est un terrain glissant, voire dangereux.

De même, considérant la punition, force est d’admettre que les États-Unis demeurent le meilleur pays pour traduire un criminel en cravate en justice. Demandez à Conrad Black!

*Chef du Parti Gauche Vert. Était en 1990 ministre de l’agriculture. En Islande, l’Église Luthérienne n’est pas séparée de l’État.

Le rouge et le noir: Ungdomshuset

Street war

Les émeutes entourant la fermeture et la démolition de la Ungdomshuset de Copenhague, en 2006 et 2007, sont possiblement l’évènement qui nous en apprend le plus sur l’anarco-communisme et, par ricochet, peuvent nous servir d’avertissement sur ce qui attend Montréal si le mouvement étudiant en venait à se radicaliser.

Facile de lier les deux évènements, à mon avis. Parce qu’ils proviennent de la même prémisse de base, à savoir que la société doit quelque chose à ces individus.

Après des années de démarches judiciaires contre les squatteurs qui occupaient Ungdomshuset, la Municipalité de Copenhague a fini par envoyer les forces de l’ordre afin d’en évincer les occupants en décembre 2007. De violentes émeutes sont survenues, même chose en mars quand on a procédé à la démolition du bâtiment.

Les images ne sont pas très belles mais, si on observe bien, on voit que les costumes ressemblent à ce qu’on a vu chez nous et que les slogans sont très similaires à ce que l’on voit chez les confrères et consoeurs de Gabriel Nadeau-Dubois.

Sur Youtube, une simple recherche nous ramène des vidéos filmés par les anarchistes où on dénonce la "répression", le "fascisme"… Le Danemark serait un pays fasciste, vraiment?

Mais cela ne vous rappelle pas ce qui s’écrit sur la SQ et le SPVM sur les réseaux sociaux alimentés par les membres de la CLASSE?

Les membres de la CLASSE jugent légitimes de recourir la violence afin d’obtenir la gratuité scolaire, tout comme leurs confrères danois ont mis Nørrebro sans dessus dessous pour demander que la Municipalité de Copenhague leur fournisse un édifice où ils pourraient vivre dans leur utopie anarchiste.

Encore étonnant que le Québec découvre à peine à qui on a affaire.

Le rouge et le noir: Islande, 2008

Décidément, on n’en sort pas. Un an plus tard, on me parle encore de ces textes d’extrême-gauche à saveur conspirationniste où, d’un côté, une révolution populaire aurait renversé le capitalisme en Islande et où, de l’autre, les méchants journalistes cacheraient cette nouvelle au monde entier.

Pas de problème à m’attarder à remettre les pendules à l’heure sur cette lecture douteuse des évènements. Mais qui aurait crû qu’il y aurait un lien à faire avec la grève étudiante au Québec?

Comme le Québec de 2012, l’Islande de 2008 n’avait à peu près jamais connu de période de manifestations populaires de masse. Il était tout à fait compréhensible qu’une partie de la population se lève pour exprimer sa colère à l’endroit des politiciens, et je pense qu’il était logique que le gouvernement cède sa place comme ce fut le cas.

Mais j’aimerais qu’on revienne sur ces manifestations, de novembre 2008 à janvier 2009, afin de voir qui y était. Observez bien les symboles et les slogans, on a affaire à des anarco-communistes comme nos amis de la CLASSE.

Burt Með Davið Protest
Burt Með Davið Protest
Rjúfum Þögn Ráðamanna !
Burt Með Davið Protest
Rjúfum Þögn Ráðamanna !
Vík Burt Ríkistjórn-Kosningar-strax
Vík Burt Ríkistjórn-Kosningar-strax
Freedom fighter
Flags
Banner flags
Down with Capitalism: Justice must rise

Le 8 décembre 2008, une trentaine d’anarco-communistes réussissent à entrer au parlement islandais. Neuf d’entre eux seront arrêtés pour avoir attaqué le parlement, une accusation qui vaut de 1 à 16 ans d’emprisonnement selon le droit pénal islandais. Ils seront finalement acquittés mais l’affaire nous en apprend beaucoup sur qui sont ces gens – ils sont liés à divers mouvements d’extrême-gauche, tels ATTAC ou encore le groupe écologiste à "action directe" Saving Iceland. La simple lecture de ce document nous plonge directement dans les mêmes pensées que les gens se réclamant de la CLASSE dans nos institutions d’enseignement supérieur – je me rappelle très bien leurs discours pendant mes années en science politique à l’UQAM!

Je ne me souviens pas d’avoir entendu de dénonciations claires de ces groupes par les médias islandais, tout comme on ne semble pas voir la menace au Québec. Nous sommes loin de l’Allemagne, où la violence politique est une calamité quotidienne, et où nos anarchistes de sciences humaines seraient fichés.

Si c’est au moins la seule leçon apprise de la grève de 2012… Avec des Nazis qui emménagent au parlement grec, la menace contre la démocratie libérale devient de plus en plus tangible.

En complément

Anders Breivik: Un test pour la justice norvégienne

C’est mardi après-midi que deux psychiatres ont rendu publique l’évaluation mentale du terroriste Anders Behring Breivik, accusé du meurtre de 77 personnes à Oslo et Utøya le 22 juillet dernier. Diagnostiqué comme psychotique, l’homme ne peut être condamné à la prison et prendra donc le chemin de l’asile à l’issue de son procès débutant le 16 avril prochain.

Depuis, en Norvège, on ne parle que de ça. Un peu comme Denis Lévesque mardi soir, certains se demandent s’il ne suffit pas de se faire déclarer fou pour recevoir l’absolution de la justice. On peut lire dans la presse norvégienne que les politiciens ont peut-être honte de la situation mais ce sont eux qui ont crée ce système justice "humanitaire" qui vise la réhabilitation et qui ne se gêne pas de donner des "sentences bonbon" (ça vous rappelle pas quelque part?).

En passant, il m’est toujours aussi intéressant de noter que les médias norvégiens n’ont pas la même propension que leurs homologues étrangers à qualifier Breivik de gars d’extrême-droite. Alors que l’adjectif est essentiel à tout article étranger sur le sujet, en Norvège il demeure un "terroriste" ou un "meurtrier de masse". Tout au plus est-il "islamophobe" ou "motivé par la haine".

Certes, le sujet fait un retour alors que certains, dont la chef du parti social-libéral Venstre Trine Skei Grande, ont peur que l’extrémisme politique soit désormais médicalisé et qu’on ne s’affaire plus à le combattre.

Mais au-delà de tout cela, il y a tout de même une récupération politique d’un rapport médical indépendant. Plusieurs figures de droite n’ont pas hésité à dénoncer le rapport et à réclamer une nouvelle évaluation. Ce qui a laissé dire à certains gauchistes que l’opposition se faisait du capital sur les morts du 22 juillet.

Du côté des victimes, si on n’est pas trop surpris de l’état mental du tireur, on se contente d’être soulagé qu’il ne risque pas d’être remis en liberté même s’il échappait à la prison. Et, petite parenthèse, je suis choqué d’entendre un porte-parole des jeunes travaillistes affirmer que le tout est un signe que l’État de droit fonctionne, je trouve que c’est un tel détachement par rapport à ce qui est arrivé!

Spécialistes à l’appui, la NRK a rapporté que les conditions de sa détention à l’hôpital psychiatrique seront très similaires à la prison. Breivik est passible de la plus forte sentence de prison prévue au code pénal norvégien, 21 ans.

Ceci dit, le quotidien communiste Klassekampen a décelé un moyen, via une loi de 2002, qui pourrait envoyer Anders Breivik en prison malgré le diagnostic.

Force est également de constater que journalistes et politiciens "patinent" un peu, question de rattraper une opinion publique résolument sans pitié: 87% des Norvégiens considèrent qu’Anders Breivik ne doit jamais être libéré avant la fin de ses jours. Pas pour rien que, fait très inhabituel en Europe, on laisse "couler" des interviews où on entend des personnes dire qu’un tel personnage mérite la peine de mort.

Je trouve néanmoins intéressant de voir la division, par parti politique et par région, des répondants lorsque les sondeurs de Norstat on demandé si "la tournure des évènements correspondaient à leur définition du système de justice".

Non:
FrP: 59%
Pensjonistpartiet: 62%
Autres (petits): 64%
Arbeiderpartiet: 48% [parti visé par l'attaque du 22 juillet]

Oui:
Rødt: 79%
SV: 55%
Høyre: 43%

Les habitants du nord de la Norvège sont les plus enclins à répondre non (54%) alors que le oui est le plus fort à Oslo (48%).

Parlant d’Oslo, le quotidien Aftenposten a sorti les chiffres pour les criminels condamnés à des soins psychiatriques au lieu de la prison depuis 10 ans: un tiers a fini par être libéré pour bonne conduite!

(Avec NRK, TV2, Dagbladet, Aftenposten, Klassekampen).

D’un extrême à l’autre

Billet ayant dû être écrit samedi

Le 21 novembre 1992, le squatteur anarchiste Silvio Meier était poignardé à mort à la sortie ouest de la station de métro Samariterstrasse dans Friedrichshain (au coin de chez nous, dans mon ancienne vie).

Depuis, chaque année, l’extrême-gauche se rassemble afin de commémorer sa mort ainsi que tous les crimes commis par ceux qu’ils appellent les Fascistes. La marche de cette année a eu lieu samedi, l’édition 2011 prenant une saveur particulière alors que l’Allemagne est encore sous le choc des "Döner-Morde".

Le simple nom de l’évènement, "Demo gegen Rechts" (Manif contre la droite), explique à lui seul pourquoi aucun parti politique allemand, aussi libéral soit-il, ne veut être associé à la droite du centre. C’est le spot des nazis, point.

On peut parler pendant des milliers d’années de la justesse théorique d’un tel positionnement mais bon.

Une marche de 2600 personnes, encadrées par 600 policiers, dans le calme si ce n’est les habituelles roches lancées aux policiers et sur les véhicules.

Moi, quand je les regarde, j’ai l’impression de voir un gang de rue qui pleure ses victimes aux mains de ses adversaires. Je n’ai aucune pitié pour ces anti-démocrates de gauche qui se croient persécutés par ces anti-démocrates de droite. Ce sont deux extrémismes qui non seulement ont plus en commun qu’ils ne voudraient l’admettre mais qui, dans les faits, ne représentent pas grand chose (ni grand monde) dans l’ordre politique actuel.

Ils me font rire, ces gens d’extrême-gauche habillés en noir qui exigent que la constitution allemande interdise le nazisme. Non seulement parce que le droit criminel allemand est déjà assez poussé là-dessus mais aussi parce que ce n’est pas en interdisant quelque chose qu’il disparait.

Devrait-on leur rappeler qu’en plus, ça serait utiliser la même médecine que le Troisième Reich a servi aux partis politiques?

Pire encore, interdire le nazisme voudrait aussi dire, par sa définition, interdire le communisme…

Ceci dit, tant et aussi longtemps que le communisme aura bonne presse en Allemagne et de par le monde, on continuera à fermer les yeux.

Berliner Morgenpost

P.S.: Je vous invite à poursuivre la discussion chez Antagoniste

Noch Einmal

À mon grand désarroi, chaque révélation dans l’affaire des "Döner-Morde" se fait sous les "applaudissements" de la gauche allemande, elle qui trouve que les services de secrets sont plus intéressés par le communisme que le nazisme. Ceci dit, alors que la police annonce que le nombre de victimes de la "terreur brune" serait beaucoup plus élevé qu’on le pensait ici), je crois que c’est toute l’Allemagne qui doit non seulement cesser de se laver les mains avec l’extrémisme politique mais aussi vis-à-vis tout cette culture qui encourage, ou du moins ferme les yeux, la xénophobie (j’y reviendrai avec un document de Der Spiegel d’ici quelques jours).

Prenons, par exemple, ce fait divers de vendredi: un Africain (en Allemagne, on dit pas noir, puisque les Nazis utilisaient ce mot) de 62 ans a été injurié par rapport à sa couleur de peau par un contrôleur de la société de transports de Berlin parce qu’il voyageait sans billet. De tels cas on beau finir entre les mains de la police, leur fréquence rappelle comment les Allemands n’ont manifestement rien compris.

Et c’est le pire de toute cette histoire.

Anders Behring Breivik: Procès le 16 avril 2012

Survivants, proches de victimes, journalistes et simple curieux se sont amassés très tôt autour du palais de justice d’Oslo en ce lundi matin. Certains ont même dormi dehors pour être certains de ne rien manquer.

Bien que NRK1 et TV2 aient passé un bonne partie de la journée à couvrir l’évènement, aucune image d’Anders Breivik n’a circulé. La justice norvégienne interdit toute publication d’un photo ou d’un vidéo de lui prise après le 22 juillet. Cela pourrait cependant changer lors du procès, dont le début a été fixé au 16 avril prochain. En effet, les deux principales chaines de télévision de Norvège jugent qu’il est essentiel de télédiffuser le procès en direct…et le juge leur a donné partiellement raison, réponse à venir. Notons qu’on réaménage tout un étage du palais de justice d’Oslo en prévision du procès: salle d’audience, salles pour le public, salles pour la presse, espace pour la télévision…

L’audience de lundi avait pour but de prolonger la détention d’Anders Breivik. Depuis 16 semaines, le suspect est détenu dans l’isolement le plus total et la "couronne" demandait 12 semaines supplémentaires dans les mêmes conditions. Le tribunal a approuvé la requête, cependant Breivik aura un accès très contrôlé au courrier et pourra recevoir la visite de sa famille dans 8 semaines. Il restera vraisemblablement détenu de manière très semblable jusqu’à son procès, qui durera 10 semaines en plus du temps nécessaires pour que les parties civiles discutent des indemnités qu’il devra verser à chacune des victimes du 22 juillet. De quoi donner une crise cardiaque à Jean-Marc Fournier… Je me demande aussi où sont tous ces organismes qui ont dénoncé le traitement des prisonniers de Guanatamo… Ah c’est vrai, où avais-je la tête, Breivik c’est l’extrême-droite et Jens Stoltenberg est un social-démocrate (soit dit en passant, Raymond St-Pierre et cie, les médias scandinaves n’utilisent pas le terme "extrême-droite" pour parler de lui).

Cela dit, d’ici au mois d’avril, les médecins doivent continuer de l’examiner afin de savoir s’il est apte à être jugé. À mon avis, ce n’est qu’une formalité: je n’ose pas imaginer le scandale, immensément pire que Guy Turcotte!

Lors de l’audience, Breivik est apparu "froid et inhumain" ont dit des gens ayant assisté. Il a tenté de s’adresser aux victimes mais le juge l’en a empêché. S’il reconnait sa responsabilité, Anders Breivik refuse d’enregistrer un plaidoyer et s’est présenté comme le commandant d’un mouvement de résistance (et non, contrairement à ce qu’a dit Céline Galipeau, il ne s’est pas déclaré d’extrême-droite). Remarquez aussi qu’il refuse de reconnaitre le système judiciaire norvégien.

Avec NRK, TV2, Aftenposten.

1938 est encore proche…

Le 9 novembre 1938, les Nazis s’en prenaient à la communauté juive en représailles à l’assassinat du diplomate Von Rath à Paris. On a donné à cet évènement le nom de "Kristallnacht" (Nuit de Cristal), bien que l’Allemagne moderne y préfère "Reichspogromnacht" – les coupables sont ainsi identifiés, et on comprend que ce n’était pas une fête!

C’est bien malheureux mais l’actualité judiciaire berlinoise nous apprend que le passé vit encore parmi nous. Mardi soir, dans Lichtenberg, un Africain a été sauvagement battu. S’en est suivi un incendie criminel dans maison de jeunes appartenant à un mouvement de jeunesse socialiste, le deuxième en moins d’un mois.

Ce ne sont pas des évènements qui surprennent, on sait que les Néonazis agissent souvent lors de tels "anniversaires". Même si c’est marginal, ça reste que ça fait partie de la vie dans l’est de l’Allemagne. Je sais que, devant quelqu’un vêtu tout en noir, il ne faut pas s’ouvrir la bouche. Quand j’ai enseigné le français dans le Landkreis Sachsische Schweiz, haut lieu du néo-nazisme, je me souviens que la police cherchait de la littérature du NPD dans les écoles et que les parents y étaient d’une vigilance envers leurs ados pour éviter qu’ils entrent en contact avec le "milieu".

Car on m’a tôt appris que les Nazis, comme une secte, recrutent leurs adeptes quand ils sont jeunes et naïfs. En ex-RDA, leurs proches possèdent écoles de conduite, discothèques pour ados, ils sont bénévoles à l’aide aux devoirs, s’impliquent dans les associations sportives… L’extrême-droite courtise donc les gens de la même manière que la gauche, un phénomène qui semble mystifier plusieurs mais qui ne surprend personne ayant constaté que les deux disent à peu près la même chose et s’adressent au même public.

C’est d’ailleurs pour cela que Nazis et Communistes s’entre-tuaient dans l’Allemagne des années 20. Et qu’aujourd’hui, que des Néonazis mettent le feu à des maisons de jeunes où vont des enfants aussi jeunes que 6 ans se font "éduquer dans une perspective socialiste" (wikipedia).

Certains n’ont définitivement pas retenu les leçons de l’histoire.

Occupy Reykjavik: la police s’en mêle

Le camping sur la place Austurvöllur, en plein coeur de Reykjavik devant le parlement, n’aura finalement même pas duré une journée. Arrivés à 18:00 dimanche soir, la douzaine de manifestants a été délogée par la police lundi.

Sans doute que les autorités de la capitale islandaise ont voulu éviter tous les débordements dont on entend parler un peu partout. Ceci dit, quelle ironie de voir des manifestants d’extrême-gauche camper devant un parlement où l’extrême-gauche siège au gouvernement! Et remarquez bien qu’au moins, ils sont à la bonne place s’ils campent devant les politiciens…

Visir.is & Reykjavik Grapevine

La police n’avait qu’une seule explication à donner pour expliquer la descente: "ils n’avaient pas de permis". Ça a au moins le mérite d’être clair, bien que les porte-parole affirment avoir agi en toute légalité et qu’ils promettent de revenir.

Soi dit en passant, autre savoureuse ironie, le maire Jon Gnarr est rentré lundi après un court séjour à New York où il est allé visiter Occupy Wall Street, soi-disant à la place d’aller voir le spectacle "The Book of Mormon" des créateurs de South Park parce que les billets étaient trop chers.

S’en prendre à Deutsche Bahn: du sabotage, du terrorisme dit l’Allemagne

Depuis un bon moment, il est fréquent pour l’extrême-gauche berlinoise de revendiquer des incendies criminels de véhicules, en particulier haut de gamme. D’ailleurs, la soi-disant mollesse des autorités à l’égard de ces nombreux incidents a été fréquemment relevée pendant la dernière campagne électorale.

Non contents de s’en prendre aux Mercedes et BMW, c’est maintenant Deutsche Bahn qui est la cible de ces inconnus. Une situation qui rappelle les années 1970 et qui, constitution oblige, interpelle le gouvernement fédéral et une toute autre répondre que celles des procureurs berlinois.

Depuis le début de la semaine, 7 dispositifs pouvant incendier des trains ont été découverts à Berlin. La justice fédérale a pris le relais et l’enquête a pris une tournure plus sérieuse: on parle désormais de terrorisme, de "sabotage anti-constitutionnels", aux dires de l’article 88 du code pénal. La CDU applaudit, c’est la première à dénoncer le SPD et Die Linke, jugeant qu’ils ferment les yeux sur les gestes de l’extrême-gauche pour ne regarder que ce qui se passe à l’extrême-droite.

Or, si on ne prend que les 6 premiers mois de cette année, les nazis ont perdu face aux communistes: la police berlinoise recense 823 crimes d’extrême-gauche, violents pour la plupart, contre 585 délits d’extrême-droite, pour la plupart liées à la distribution de matériel (en Allemagne, on ne surveille pas que la drogue dans les écoles….).

Et même si je sais qu’un nazi et un communiste, c’est du pareil au même, n’allez pas dire cela en Allemagne sous peine de choquer, et surtout pas aux fonctionnaires de l’Office de la Protection de la Constitution, où il s’agit de deux champs d’intervention séparés…ici.

Der Tagesspiegel, Die Welt et Berliner Morgenpost.


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