Archive pour 5 avril 2009

La face cachée des délocalisations

Une étude allemande semble aller à contre-courant des idées reçues en matière de délocalisations: selon l’Institut für Weltwirtschaft (IFW) de Kiel, les emplois les plus susceptibles d’être « outsourcés » seraient les plus payants. En Allemagne, cela représente 42% des emplois, soit 11 millions.

La règle de base: Moins la présence physique de l’employé est essentielle, plus hautes sont les chances que celui-ci voit son employé partir pour l’étranger. On parle donc d’exemples tels les comptables, l’informatique… tandis que les professeurs ou les concierges, eux, devront toujours être sur place pour travailler.

Lorsque l’on classe les emplois par catégorie d’éducation, on remarque que 53% des emplois spécialisés peuvent être délocalisés, contre seulement 43% des emplois non-spécialiés (ne demandant aucune formation particulière). Cela dit, on a remarqué que les délocalisations ne signifient pas que de nouveaux emplois ne sont pas crées.

Mais, préviennent les chercheurs, cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas continuer de se spécialiser. À mesure que la formation s’améliore en Chine et en Inde, la pression sur l’Occident s’accentue afin que notre niveau de vie puisse être maintenu dans cet environnement ultra-compétitif.

Berliner Morgenpost
Berliner Morgenpost
IFW

Délivrez-nous du mal?

Selon un sondage organisé par le plus grand syndicat danois, 40% des Danois demandent que le gouvernement les protège contre la concurrence étrangère.

Aussi paradoxal que ça ait l’air, il semble bien que le protectionnisme ne connaisse pas de frontière :p

Le triomphe facile

Selon le Berliner Morgenpost, Barack Obama a triomphé à Prague.

En fait, suffit de lire rapidement l’article pour s’apercevoir qu’on ne parle pas de politique mais de star système. La foule en délire devant le Château de Prague, où je suis d’ailleurs allé deux fois, c’était assez pour la presse. Surtout que le journal ne faisait que suivre deux Américains expatriés qui se sont levés à 4:00 du matin pour voir « leur » président faire un discours au même endroit où Hitler a pris possession de la Tchécoslovaquie.

Hans-Jörg Schmidt « pardonne » même aux Obama de ne pas avoir apprécié le charme pragois, y compris en ne consommant aucun produit tchèque pendant leur court séjour. Aucune mention du refus de Barack Obama d’aller manger avec le président Vaclav Klaus, refus que même le très obamiste Mark Mardell associe aux différences idéologiques entre les deux chefs d’État.

En passant l’incident sous le tapis, les Européens ne réalisent pas la portée du geste de Barack Obama. Car en refusant un tête à tête avec le président en titre de l’UE, le président américain leur a montré ce qu’il pensait vraiment d’eux. Et la vraie politique, c’est là qu’elle se passe et non pas devant les caméras.

Marchandage au sommet

Un seul membre de l’OTAN s’opposait à la nomination d’Anders Fogh Rasmussen comme secrétaire-général de l’OTAN: la Turquie.

Une raison motivait le refus d’Ankara: l’appui d’AFR à la liberté de la presse. Le gouvernement Erdogan n’acceptait pas que le Danemark ne ce soit pas excusé pour l’affaire des caricatures de Mahomet et que Copenhague refuse de fermer la chaine kurde ROJ TV.

Selon un compromis négocié par Silvio Berlusconi, et révélé par la presse, AFR faisait son mea culpa pour ses deux évènements, en échange de quoi les Turcs acceptaient qu’il prenne la tête de l’OTAN. Ainsi, les excuses sont à venir, de même qu’on ordre du gouvernement danois pour que les programmes soi-disant pro-PKK de ROJ TV cessent le plus rapidement possible.

Citée par la presse allemande, la Turquie se déclare victorieuse du Sommet de l’OTAN. D’autant plus que Barack Obama lui a donné son support à son entrée dans l’Union Européenne, chose qui a fait sourciller de Paris à Varsovie.

Une chose est donc certaine. Si cela s’avérait vrai, les objectifs carriéristes d’Anders Fogh Rasmussen auront été plus forts que les principes fondamentaux sur lesquels l’UE et l’OTAN reposent. Une réflection plus large s’impose également, étant donné que les Occidentaux sont minoritaires au sein de la direction des organisations internationales. Est-ce que cela veut dire que, pour espérer obtenir ses postes dont l’accès demeure contrôlé par des pays aux libertés limitées, un Occidental devra nécessairement faire des compromis sur la démocratie et la liberté? J’en ai bien peur que oui, surtout quand on voit des trucs comme Durban 2 ou encore la Libye à la Commission de l’ONU pour les Droits de l’Homme?

Donc, contrairement à ce qu’en disent les quotidiens danois, il n’y a peut-être pas grand chose à se réjouir pour le Danemark si un des siens est à la tête de l’OTAN. D’ailleurs, c’est dans ces moments que la discussion sur la création d’une « Ligue des Démocraties » prend tout son sens.

Air Force One à KEF?

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Lors de sa rencontre avec Össur Skarphéðinsson, ministre des affaires étrangères et représentant l’Islande au Sommet de l’OTAN, Barack Obama aurait confié son intention de se rendre en Islande avec d’aller constater de lui-même les effets de la crise économique.

Aux dires d’Össur, le président aurait déclaré que l’Islande est le premier pays à visiter car c’est le premier pays à s’être effondré suite à celle-ci.

Rappelons que le seul président américain s’étant rendu en Islande est Ronald Reagan, en octobre 1986 pour son sommet avec l’URSS.

Mbl


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