Deux poids, deux mesures chez Bixi

Depuis 2 jours, nos cheerleaders nationalo-régionalo-protectionnistes ne cessent de nous parler de cette vente de Bixi à Boston et à Londres, symbole de l’excellence d’un produit québécois conçu à Saguenay.

Jean Tremblay, Gérald Tremblay, Stationnement de Montréal, DeVinci, Radio X Saguenay, Le Quotidien, La Presse, TVA, Radio-Canada… tous des gens qui, au final, ont fait d’une transaction purement commerciale un objet de fierté nationale/régionale.

Pensez-vous réellement que les États-Unis ne comptent aucune entreprise qui conçoit de tels vélos? La même chose pour l’Europe, patrie du cyclisme s’il en ait une! Donc, le choix de Bixi indique donc que le produit de De Vinci a été simplement supérieur à la concurrence.

Maintenant, imaginez l’inverse. Imaginez que Montréal, Québec ou même Saguenay avaient fait affaire avec un fournisseur américain, européen ou asiatique pour concevoir le Bixi. Il me semble fermer les yeux et voir les éditoriaux de Roger Blackburn, Carol Néron et Bertrand Tremblay accuser Montréal/Québec d’avoir encore une fois craché sur le savoir-faire des régions au profit de l’étranger. Il me semble imaginer le PDG de De Vinci pleurant devant les caméras comme le PDG de Research In Motion suite à la vente de Nortel à Ericsson.

Dans ce cas, De Vinci et Bixi ne méritaient tout simplement pas les commandes de Boston, de Londres et d’ailleurs. Tant et aussi longtemps que les entreprises québécoises refuseront de jouer le jeu du libre-échange dans les deux sens, elles n’ont pas d’affaires à faire aux autres ce qu’elles ne veulent pas qu’on leur fasse!

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4 Responses to “Deux poids, deux mesures chez Bixi”


  1. 1 Mathieu Vaillancourt vendredi, 14 août 2009 à 15:52

    Bien, cela démontre à quel point que le BS de luxe existe dans toute la classe politique. À vrai dire, le responsable de ce programme à Boston ou à Londres va prendre la solution logique, soit celle de choisir le modèle qui apporte le meilleur rapport qualité/prix. Si DaVinci gagne, ça sera fort probablement à cause qu’elle a bien mise ses cartes sur la table.

    Un exemple classique, celui de Bombardier qui a son  »véritable » siège social à Berlin. Reste à dire que Québécor a fort probablement des actifs aussi importants aux États-Unis qu’au Canada.

    Soit dit, je suis à 100% pour le libre-échange mais ne pas venez pas me dire que ce sont des entreprises Québécoises ou Canadiennes juste à cause que leur fondateur vient du pays en question.

    PS: Serait-t-il possible que tu fasses un fil sur les élections en Allemagne car la couverture médiatique est assez limite.

  2. 2 derteilzeitberliner samedi, 15 août 2009 à 12:48

    Ce contrat est en fait une leçon pour nous tous..

    Concernant les élections allemandes, bien sur que je compte passer le mois de septembre à bloguer comme j’ai fait pour l’Islande. Ce n’est pas la France, ne comptons pas sur nos médias pour couvrir!

  3. 3 Mathieu Vaillancourt samedi, 15 août 2009 à 18:52

    Bah! Même pour la France, j’ai dû me rebattre principalement sur les débats et la soirée électorale sur TV5 qui était un simulcast de France 2. J’ai aussi accès au Monde, Le Monde Diplomatique et au Figaro près de chez moi. Les autres journaux français (genre Libé ou L’Humanité) sont trop biaisés ou  »à message » pour m’intéresser. Je lis aussi beaucoup les journaux Britanniques (The Times, The Guardian), car la politique Britannique m’intéresse beaucoup avec des élections qui s’en viennent très bientôt avec un changement de gouvernement quasi-assuré lors des élections en 2009 ou début 2010 car le gouvernement entre dans sa cinquième année. Je dois dire que c’est surtout la géographie électorale qui m’intéresse comme traité dans ce site:

    http://www.electoralgeography.com/new/en/

    Quand même, j’ai remarqué deux choses sur les couvertures des élections dans les journaux comme La Presse, The Gazette, Le Devoir ou sur le site de la SRC (qui sont tout de même des médias  »locaux » à mon avis, avec Le Devoir qui est davantage un organe politique qu’autre chose qui peut être parfois biaisé à mon avis malgré son credo de  »journal indépendant »). Même que je trouve la SRC (bien que la CBC le soit un peu moins) de plus en plus biaisée avec le temps, et cela, comparé à la BBC, ou même des chaînes  »privées » comme CPAC qui rapportent l’information au lieu de faire venir des analystes bidon.

    Cependant, mis à part de les antennes régionales de la SRC, on parle presque pas des élections provinciales autre que celles au Québec. Je dois dire que les élections provinciales ont une bonne couverture avec la SRC, qui se doit de donner une couverture francophone nationale.

    En fin de compte, pour les élections de pays relativement importants qui ont un système parlementaire ou présidentiel, la couverture se résume à deux choses.

    -Les résultats via l’AP, Reuters ou l’AFP.

    -Si l’élection tourne à un élément donné qui est assez important pour être couvert par les grands fils de presse (comme avec les dernières élections en Iran, au Zimbabwe ou en Ukraine).

  4. 4 Mathieu lundi, 17 août 2009 à 12:15

    «je trouve la SRC (bien que la CBC le soit un peu moins) de plus en plus biaisée avec le temps, et cela, comparé à la BBC, ou même des chaînes ”privées” comme CPAC qui rapportent l’information au lieu de faire venir des analystes bidon.»

    Analysez une campagne électorale américaine avec des gens de la Chaire Raoul-Dandurand (sans le dire trop fort, en adoration devant le Parti Démocrate), John Parisella et Donald Cuccioletta (les deux représentants de son fan club au Québec) et vous aurez une très honnête et objective campagne électorale.

    Syntonisez RDI pour regarder l’actualité économique avec Gérald Fillion puis écoutez sa brochette d’invités et d’experts socialistes, keynésiens sinon marxistes qui analysent, à leur façon, l’économie.

    Regardez Anne-Marie Dussault à «24 heures en 60 secondes» dans sa croisade contre les sceptiques face à l’État-providence ou à ceux qui remettent en question le financement de son employeur, Radio-Canada.

    Sinon, découragez, achevez-vous sur la radio de Radio-Canada avec Patrick Masbourian, René Homier-Roy, Nathalie Petrovski ou Jacques Languirand et leurs étiquettes « droitistes sans cervelles », « stupides néo-libéraux », « exploiteurs de la misère humaine » ou « partisans du capitalisme sauvage ».

    Une chance que notre télé et radio d’État n’est pas biaisée…


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