Archive pour 16 septembre 2009

L’armée danoise déclare la guerre à Politiken

Dans son livre « Jaeger – I krig med eliten », le soldat d’élite Thomas Rathsack révèle tout ce qu’il sait sur les missions en Afghanistan, Irak et au Kosovo de l’armée danoise. Certaines révélations, dont celle disant que les troupes y ont été actives bien avant que ce soit annoncé au public, sont particulièrement explosives politiquement, d’autres sont plutôt dérangeantes pour la sécurité des troupes en action.

Sans surprise, le Ministère de la Défense n’est pas trop content. Thomas Rathsack a été expulsé et l’armée tente depuis une semaine de décourager la presse de parler du livre. De plus, un tribunal de Copenhague devait entendre une procédure d’injection jeudi matin.

Au nom de la liberté d’expression, le quotidien Politiken a publié le livre complet dans son édition de mercredi.

Réaction de l’armée? On a porté plainte à la police contre les éditeurs de Politiken.

Politiken in English – Why we published the book

À Copenhague et à Aarhus, il était très difficile de trouver une copie du journal après 9:30. Or, un sondage TV2 indique que la majorité des Danois appuient les démarches de l’armée pour faire interdire le livre et accusent Politiken d’avoir fait un stunt médiatique.

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EDIT Le livre sur WikiLeaks

Quand le zèle réglementaire cause de la discrimination

Même si je n’y suis pas vraiment un touriste, j’ai commandé une brochure sur VisitDenmark.com. Elle est arrivée aujourd’hui, rapportée de la boite aux lettres par ma mère qui en sautait au plafond.

La brochure comporte, comme c’est souvent le cas, un concours. Or, comme c’est presque toujours le cas, les résidents du Québec sont exclus.

Longtemps, j’ai cru que c’était de la discrimination de la part d’organisations anglophones. Puis, un jour j’ai su que c’était en raison des règles de la Régie des Alcools, des Courses et des Jeux, qui sont uniques au monde.

Je trouve cela injuste et c’est la faute du gouvernement du Québec. Mais combien de gens ne le savent pas et croient vraiment que c’est un geste anti-francophones?

La rage d’un citoyen du monde

Plus que jamais, j’avais le goût de déchirer le journal. Je sais, je vis dans une région qui envie la Corée du Nord ou Cuba au niveau du libre-échange, mais ma rage contre ce courant régionalo-protectionniste n’est pas toujours aussi élevée que lorsque j’ai feuillé Le Quotidien de ce matin.

Vous le savez peut-être, c’est un secret de polichinelle qu’Abitibi-Botwater fermera définitivement son usine de Dolbeau-Mistassini. Principal employeur de la ville, dans une MRC fort touchée par la crise forestière, ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle. Sauf que, emportée par l’émotion, la communauté est en train de réclamer de Québec et d’Ottawa la nationalisation de l’usine et la répétition de la Gaspésia.

À défaut d’une prise de contrôle par l’État, on élabore un projet de relance sous forme de coopérative – projet qui recevra de l’argent du contribuable, soyez en certain. Sur certains forums web, à la radio, à la télé, on entend qu’on va sortir les Américains de la forêt. eux qui ne créent aucune richesse ici, et leur montrer qu’on peut faire vivre une usine à Dolbeau, voire que la MRC Maria-Chapdelaine ne devrait plus envoyer un seul morceau de bois en dehors car ce sont des richesses qui s’en vont.

Il faut passablement être aveuglé pour croire que l’on pourrait vraiment vivre dans un monde où tout ce que l’on utilise vient d’un rayon limité autour de nos communautés. Car si la MRC Maria-Chapdelaine ne veut plus vendre son bois au Québec, au Canada et aux USA, pourquoi devrions-nous leur vendre de la nourriture, de l’essence, des camions?

Qui plus est, comment la coopérative pourra-t-elle écouler ses stocks sur les marchés? Les conditions qui poussent Abitibi-Bowater à fermer ne seront pas différentes.

Les employés qui cherchent un autre emploi sont accusés, à mots voilés, de nuire à la relance de l’usine. Non, ils sont plutôt réalistes. Ils ont vu La Baie, Chandler…toutes les promesses, les manifs, ne rien donner.

Dans les médias, on a vu des jeunes se plaindre qu’ils n’ont plus d’avenir dans la région. Il faut aller où le travail est, c’est tout. D’autre part, il n’est pas dit que leur avenir est réellement hors d’ici. Je ne connais aucun jeune dont le plan d’avenir était de passer 30 ans dans une usine au sortir du secondaire. Ça, c’était en 1975.

Toute l’équipe éditoriale du Quotidien ne cesse de rappeler l’importance de la solidarité régionale. Solidarité régionale, mon postérieur! Elle existe à peine de toute façon. À l’Usine Alcan d’Alma, même le syndicat considérait jusqu’à tout récemment que les Saguenéens volaient les emplois et le temps supplémentaire des Jeannois. D’Alma à l’Anse-Saint-Jean, on m’a fait sentir que mon lieu de résidence m’empêchait d’être embauché pour des emplois où j’étais pourtant qualifié.

Dans la même veine, une délégation du CA de Rio Tinto était de passage dans la région cette semaine. Jean Tremblay s’est empressé de dire combien la région s’ennuie d’eux. Je me demande s’il avait le courage de leur dire en pleine figure ce qu’il a affirmé cet été, à savoir qu’Alcan ne laisse aucune richesse chez nous.

Et si les multinationales ne créent aucune richesse ici, dites moi donc pourquoi la Ville fait tout pour attirer l’usine de panneaux solaires de la maison-mère d’Elkem en Norvège?


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