Archive pour 5 janvier 2010

On veut la peau du président

Plus de 5500 personnes (au moment où j’écris ceci) ont rejoint un groupe Facebook exigeant sa démission.

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Les médias étrangers disent que l’Islande se sauve de ses dettes

Sans surprise, cela vient surtout de la presse britannique et néerlandaise.

Visir.is

En passant, comme je ne sais pas où le mettre, voici une entrevue de Steingrímur J. Sigfússon à la chaine de télévision britannique Channel 4 ce soir.

Channel 4 News

200 millions ISK

C’est l’estimé des coûts du référendum, vote qui aura vraisemblablement lieu le samedi 20 février(ici). La loi électorale s’applique, ainsi ce premier référendum depuis 1944 se déroulera selon les mêmes règles que les élections municipales, législatives et présidentielles.

L’Althing a été convoqué d’urgence vendredi afin de proclamer le référendum par une loi. Normalement, la rentrée parlementaire ne devait se faire que le 26 janvier.

Visir

Médiation d’Ottawa demandée

Selon Visir.is, le Parti du Progrès exige que la question d’Icesave soit réglée via la médiation d’un tiers parti – le Canada ou l’UE.

Il s’agit certes d’une bonne idée, cependant je m’oppose à ce que l’UE soit choisie car elle est tout sauf un « tiers parti » dans cette affaire – les Pays Bas et la Grande Bretagne étant membres, et l’Islande désirant y adhérer.

Le populisme crasse de Londres et La Haye

Olafur Ragnar Grimsson n’avait même pas fini de parler que les ministres britanniques et néerlandais des finances étaient déjà devant les micros pour réclamer « leur » argent, affirmant sur un ton presque menaçant que l’Islande ne pouvait se défiler de ses obligations envers les épargnants floués.

Lorsque les milliers de Britanniques et de Néerlandais se sont laissés séduire par les taux d’intérêt à 10% d’Icesave, l’Islande – comme l’UE – assurait les dépôts bancaires à la hauteur de 20000€. C’était le contrat, on présumait que le déposant assumait le risque des sommes supplémentaires.

Une fois la crise bancaire survenue, l’assurance-dépôt a été augmentée à 100000€ et on a exigé que l’Islande se conforme à cette nouvelle règle même si ce n’étaient pas les conditions de départ. En sortant leur argent de l’Union européenne, les gens sont réputés accepter les risques que cela comporte.

Bien sûr, c’est un drame de voir ses placements fondre mais je crois que c’est manquer de prévoyance que de tout mettre ses oeufs dans le même panier. De plus, plusieurs n’ont sans doute pas porté attention au fait que le taux d’intérêt élevé pouvait signifier risque élevé.

On parle de 5 milliards de dollars US mais, entre vous et moi, je doute que le nombre de détenteurs de comptes chez Icesave constitue une masse critique assez importante pour déstabiliser politiquement la Grande-Bretagne et les Pays Bas. Sauf que, une fois que cela a été montré comme étant un scandale de la plus haute importance, les politiciens ont trouvé bon ton de surfer sur la vague et frapper sur ce petit pays insignifiant qu’est l’Islande.

Surtout que ça venait conforter l’agenda des bail-out.

Surtout que le gouvernement britannique, par le biais des dizaines de municipalités qui avaient placé de l’argent chez Landsbanki, est lui-même juge et partie dans cette affaire.

Mieux vaut tard que jamais

La nouvelle est sur Radio-Canada.ca depuis l’après-midi.

Les nouveaux amis

Le veto présidentiel cause bien des remous politiques en Islande. D’abord, il marque la fin de l’époque de « l’innocence » présidentielle. En prenant position, le chef d’État honorifique le devient moins mais je suis tout de même d’accord avec lui que le « peuple est le juge suprême ».

À prime abord, le gouvernement devrait survivre. Ceci dit, rien n’est certain une fois la campagne référendaire enclenchée puisque VG a été entrainé presque de force par Samfylgin dans cette histoire de remboursement. Le gouvernement, désavoué par le président, se devra de vendre l’accord aux électeurs s’il veut obtenir ce qu’il veut.

Si les tensions entre les deux partis gouvernementaux sont, du moins en façade, effacées, la gauche islandaise ressort nettement divisée de cette aventure. Désireux de plaire à l’UE et à se faire pardonner leur collaboration dans les gouvernements « dérèglementeurs », les sociaux démocrates insistent pour repayer et affirment que le retour à la prospérité est conditionnel au remboursement (d’ailleurs, syndicats et associations patronales se sont empressés de presser le président d’accepter le projet de loi). De l’autre côté, les Gauches-Verts continuent de scander « Nous ne payons pas pour leur crise ».

À l’instar de la droite. Le Parti de l’Indépendance, à l’origine de la dérèglementation du système bancaire, rejette la faute sur les banquiers et refuse que l’État socialise les pertes. Or, pour être conséquents avec leurs paroles, ils n’auraient jamais dû se dépêcher de nationaliser les banques en faillite.

Déclaration de la PM
Déclaration du président


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