Archive pour 8 juillet 2010

De 1 à 165

Vous connaissez mon « syndrome est-allemand »: ma joie exubérante à chaque départ du Canada, ma face de boeuf à chaque retour. Vous savez aussi que je juge sévèrement les sédentaires, où qu’ils soient.

Je ne suis cependant pas dupe. Année après année, TVA a beau nous faire croire que le 514/450 entier déménage sur la Côte Est en été, quand le CAA (et autres) nous disent que la majorité des Québécois restent au Québec pendant les vacances, bien je me rallie.

Je perçois un peu d’élitisme dans la Côte Est. Non pas que les gens qui y vont soient snobs, je parle de comment les médias en parlent. Étrangement, la clientèle hivernale des tout-inclus ne reçoit pas ça. Enfin…

À l’autre bout du spectre, les médias régionaux qui sont presque gênés de passer de la pub pour d’autres régions. En tournée promo à Saguenay, la directrice du Musée des Beaux Arts de Québec était presque gênée de « recruter » des clients.

Bien, parlant des vacances, le Berliner Morgenpost indique que les Berlinois peuvent choisir de s’envoler pour 165 destinations dans 48 pays. Rien d’autre. Pas de culpabilité ni snobisme.

Voilà la stricte neutralité.

Dire que, pour avoir dit « Vous savez, en 2009, deux semaines de vacances ça se prend n’importe où » lors d’une entrevue, je n’ai pas eu la job…

L’Affaire Trotsky

Une seule phrase a mis tout le Québec insécur en émoi: il y a trop de Blancs Francos dans « nos » films.

Je vais tout vous dire, mon « gut feeling », c’est: fais-en des films si tu veux être vu. C’est évidemment dommage pour les minorités ethniques, les gays, les régions… mais un artiste, c’est avant-tout égoïste: son produit est le résultat de sa vision sur ce qu’il veut créer.

Nos collectivistes adorés nous diront bien sur qu’un cinéma, ça montre son monde, moi je ne vois que des humains à travers le prisme d’une caméra. En plus, voulez-vous bien me dire qui je suis pour aller à dire au réalisateur X… « tu filmes une scène au coin Rachel et St-Denis, vite ça prend un Portugais ». L’art, c’est infiniment personnel et les appels à la « sensibilisation » de nos bien-pensants, bof, encore une millionième raison de nationaliser la culture.

Ceci dit, la nationalisation de la culture n’est peut-être pas étrangère à ceci. Dépendants du financement gouvernemental, les cinéastes québécois pourraient très bien tentés de ne montrer que 80% des contribuables sans qui leurs films n’auraient pas lieu.

Parce qu’il fitait avec la clique, Xavier Dolan est considéré par celle-ci comme étant un nouveau Fellini. Pourtant, dans ce film « très Blanc, très Franco », voulez-vous bien me dire qu’est-ce que ça dit sur le Québec? Pas grand chose. Rappelez-vous d’ailleurs les mots utilisés par certains pour répliquer à ceux qui n’aiment pas ses films… »On ne sait pas aimer l’art ».

The Trotsky, c’est la même affaire. Un film québécois pour certains, canadien pour d’autres, mais qui ne s’inscrit aucunement dans une lignée de films populaires à succès commerciaux. D’ailleurs, si je me rappelle bien, Jacob Tierney s’est plaint, à la sortie, que le cinéma canadien-anglais ne montre que Toronto.

Les Canadiens-anglais et les Québécois ont, pour des raisons strictement commerciales, boudé le film. Le gars ne cherche qu’à se « venger ».

Et les insécurs/identitaires/collectivistes sont tombés dans le panneau…

Zurück in die Zukunft :D

Ce texte est inspiré d’un tweet de InfluenceComm

Il y a 4 ans cette semaine, l’Allemagne se faisait battre par l’Italie et allait jouer pour la troisième place. À Berlin, jusqu’à la fin, la foule est restée du côté de l’Allemagne et la troisième place fût fêtée en règle le samedi.

Je me souviens aussi qu’il faisait très chaud. De la mi-juin au début août, la température, de nuit comme de jour, variait entre 25 et 35. Depuis ce temps, dans ma tête, c’est très simple: les canicule me font ennuyer. À tout jamais, chaleur extrême = Berlin.

La chose qui m’avait le plus marqué: les médias n’en parlaient pas et personne ne se plaignait de la température. En deuxième, en Allemagne, pas d’histoires de facteur humidex. 35, c’est 35, pas 42.

Par contre, ma mère suait par projection quand on se parlait hahahaha

Bien, figurez-vous que cette semaine, c’est pareil: l’Allemagne fera la petite finale et il fait chaud. Et je cherche encore un article allemand qui parle de cette chaleur…

Le retour du filet mignon?

La conséquence la plus évidente de la crise financière islandaise: les ravages de l’inflation. Pour les touristes, l’Islande est devenue une destination « pas si chère que ça » mais, pour les Islandais, même s’ils ont gardé leurs emploi ou que leur endettement était contrôlé, il n’en restait pas moins que la hausse du coût de la vie suite à l’inflation et l’effondrement de la couronne avait des conséquences un peu partout.

Je ne parle pas de voitures ou d’immobilier, ces deux secteurs sont morts (-95% de ventes de voitures). À Reykjavik, les centres commerciaux ne sont pas vides. Mais je vais parler de la « vraie base »: le manger.

L’Islande produit peu domestiquement, ce qui n’aide pas. Certains aliments ont augmenté de 65% depuis 2 ans et, à l’image de McDo qui est parti, les restaurants ont retiré des menus tout ce qui coûte trop cher.

Personnellement, je n’avais pas trouvé que les prix pratiqués chez Hagkaup, Noatun, Bonus, Netto, 10-11 étaient si pires que cela. Certains items étaient même moins cher qu’ici, par contre ce n’était pas nécessairement des importations! Sauf que, à voir combien de gens font la file devant les banques alimentaires, force est d’admettre que se nourrir est devenu un problème pour bien des Islandais confrontés à ces hausses de prix.

Bien, il y a des bonnes nouvelles pour ces gens. ASI, le principal syndicat islandais, révèle dans son enquête trimestrielle que les prix des aliments vendus dans les épiceries ont baissé par rapport à février et que la situation semble s’être calmée.

tableau


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