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Mál og menning déclare faillite

La célèbre librairie Mál og menning, un incontournable de la culture islandaise depuis 1937, a fermé ses portes hier soir pour la dernière fois. Selon le Fréttabladid, l’entreprise, situé au Laugavegur 18 en plein centre-ville de Reykjavik, connaissait de nombreuses difficultés financières suite à plusieurs changements de propriétaires ayant fait faillite dans la tourmente de 2008.

En 2007, les activités d’édition ont été regroupées avec d’autres marques et ne sont donc pas concernées.

L’entreprise a été longtemps été très à gauche et secrètement financée par l’URSS. Le quotidien danois Berlingske Tidende l’avait consacré parmi les 12 meilleures librairies du monde.

Je l’avoue, c’est triste. Ce fut le premier magasin islandais dans lequel je suis entré, du bonbon pour tout islandophile!

Lovely bookstore

DV.is
RUV
Mbl.is
Visir.is

EDIT: Signe que c’est une grosse nouvelle…

Arcade Fire: l’hypocrisie

Je vais être bien franc avec vous: bien que je trouve ça bon, je ne me considère pas comme un fan d’Arcade Fire. Ce n’est donc pas en cheerleader que je constate, avec délice, toute l’hypocrisie qui suit leur victoire dans la catégorie « Album de l’année » au Grammys, dimanche à Los Angeles.

Hypocrisie parce que, après des années à dire qu’ils ne sont pas des « Nous autres » comme dirait mon ami Mathieu Demers, à leur reprocher de ne pas chanter en français, voilà que les médias et les « commenteux » des blogues médiatiques (ex.: Cyberpresse) se mettent à les encenser et à s’approprier un petit coin du trophée, étant donné que c’est « Nous » qui avons gagné le prix.

D’autant plus drôle que « SBordeleau », sur le blogue de Marie-Claude Lortie, y va d’une tirade selon laquelle ça exprimerait la supériorité de la culture québécoise sur celle, sans saveur, du reste du Canada… Il ne vit définitivement pas dans le même Québec que moi, celui de Marie-Mai, La Poule aux Oeufs d’Or et L’Appât!

Tant qu’à y être, je pourrais m’en prendre à Marie-Claude Lortie, qui appelle Montréal à capitaliser sur le prix pour attirer le tourisme hipster, comme si un trophée remportée par un band pourrait décider une personne de venir visiter la ville. Mais, étant dans le domaine, vrai que ça peut constituer un facteur indirect. Les carrières internationales d’artistes comme Björk et Sigur Rós ont fait connaître l’Islande, en particulier aux États-Unis, et la musique islandaise est une partie incontournable du marketing touristique du pays, au point où Icelandair s’associe à tous les grands évènements.

L’exemple de l’Islande est intéressant pour le Québec, étant donné les similitudes entre les deux cultures: ultra-minoritaires dans le monde et où, à l’interne, le réflexe de tribu est important.

Il y a quelques jours, le portail web Visir.is annonçait que le groupe Guitar Islancio allait participer au festival de jazz de Düsseldorf. Les médias ont porté beaucoup d’attention à la tournée allemande du groupe Dikta. Comme c’est généralement le cas au Québec donc, le moindre geste d’un Islandais à l’étranger est souligné partout.

À la différence du Québec par contre, l’establishment islandais n’a pas de mouton noir. Que les gars de Dikta fassent un album en anglais et veulent percer en Europe, c’est vu comme la progression normale d’une carrière. Ici, too bad, mais ils seront des vendus, les journalistes les verront avec suspicion, d’autres artistes viendront critiquer leur « manque de pureté » dans les talk-shows…

Reste que, toutefois, en jouant la carte indie, Arcade Fire n’est tout de même pas la première chose que des stations comme CKOI ou NRJ veulent passer en boucle. Sauf que, comment expliquer que Simple Plan (même chose pour The New Cities) ait été connu à travers le monde avant d’être un succès au Québec, sinon que le milieu artistique québécois levait le nez sur leur produit « radio-friendly » parce qu’ils chantent dans la mauvaise langue?

On peut dire que l’ADISQ lève le nez sur tout ce qui n’est pas en français mais je dirais que c’est plus que ça. Alors que la petitesse du Québec devrait normalement, selon l’exemple islandais, favoriser la diversité du milieu, le monde de la musique québécoise a plutôt choisi d’imiter le système en place aux États-Unis, soit des majors dont la mission est de faire sortir un produit commercial, pré-mâché et le plus mainstream possible (ce qui voudrait donc dire que remporter un Grammy signifie qu’Arcade Fire n’est plus indie…).

Force est de constater que l’industrie québécoise de la musique s’obstine à fonctionner selon un vieux modèle d’affaires, qui fonctionne de moins en moins avec les jeunes, ce qui explique qu’un chanteur de 25 ans peut atteindre le sommet des palmarès avec un album de remake des années 60. Au lieu de favoriser la vitalité artistique, on se concentre sur les valeurs sûres.

Et comment être forcé d’évoluer quand on est si bien protégé par les quotas du CRTC? Ce système fait plus que protéger la musique francophone, il la fige dans le temps.

Autre texte sur la difficile acceptation d’Arcade Fire chez les « Nous autres »

Tranche de vie 101esque: Madame Þórdís

J’essaie de le faire le moins possible mais les discussions des derniers jours, voire des dernières heures, de même que le le billet de Dominique, sur la Loi 101 m’ont rappelé une tranche de vie…

Il y a certes eu un premier séjour à Berlin en 2006, mais j’ai officiellement habité Montréal de 2003 à 2007. J’y ai fait des études à l’UQAM.

Mon premier logement dans la métropole québécoise était au bout du monde, à Pointe-aux-Trembles. J’ai ensuite habité un demi-sous sol à Anjou.

C’était au hasard de ce que j’avais pu trouvé selon mes moyens, mais, après coup, ça m’a permis de réaliser une chose: l’île de Montréal est assez grande pour qu’une personne qui n’aime pas que son dépanneur chinois de NDG lui parle anglais puisse changer de quartier.

Pendant toutes mes années à Montréal, je me suis surtout « tenu » dans l’est et au centre-ville. J’avais des amis dans la Petite Patrie, sinon c’était surtout le Quartier Latin. Je travaillais sur le Plateau et plus tard au centre-ville.

Honnêtement, si je n’avais pas eu de client anglophone et si je n’avais pas été adepte de Virgin Radio, ma vie aurait été en français à 100%. Sérieusement, moi qui est si obsédé par les détails, je n’ai aucun souvenir d’une difficulté à me faire servir en français.

Caissier dans un commerce, j’étais devenu littéralement fasciné par les cartes bancaires. Non seulement par mon côté geek étrange, mais ça aidait beaucoup ma lingophilie… Je me souviens de l’étonnement de mes collègues de voir ces clients, muets comme des carpes avec eux, commencer à me parler en allemand LOL

Je l’avoue, parfois il m’arrivait que ça me fasse suer d’avoir des clients qui ne me disaient même pas bonjour ou merci malgré les permis de conduire bleus dans leurs porte-feuilles.

Un jour, j’ai servi en anglais une madame assez réservée dont l’accent me disait quelque chose… Elle me tendit une carte or de la Banque Royale. Nom sur la carte: Þórdís *dóttir

Le coeur a failli m’arrêter. J’avais devant moi une personne avec qui pratiquer mon islandais!!!!!!!!!!

Auparavant, ça ne s’était produit qu’une seule fois d’avoir des clients d’Islande, mais c’était dans un rush alors je n’avais pas pu rien faire même si j’avais la Visa Landsbankinn Icelandair dans les mains.

Par après, la dame est devenue une cliente que l’on voyait environ une fois par mois. Chaque fois, même manège: je faisais toute sa transaction en islandais.

La dernière fois que je l’ai vu, elle est arrivée en me disant « Bonjour » et elle est repartie avec un « Au revoir et merci ».

Je le jure, je n’ai jamais voulu franciser cette dame, je voulais juste dire 10 mots d’islandais à une personne qui comprenait.

Mais qui sait, peut-être que je lui ai donné le goût d’apprendre le français.

Et c’est tant mieux. On ne parle jamais assez de langues!

Internet: Au-delà du compteur

Mes détracteurs de gauche seront contents: je suis tombé en bas de ma chaise en lisant ce texte écrit par Éric Duhaime, mon présumé gourou.

Au Canada, le consommateur paie cher pour un service très ordinaire. Les connections sont plus lentes et les limites de téléchargement, inconnues dans de nombreux marchés, sont trop basses.

Je me rappelle avoir téléphoné chez Verizon pour conclure l’abonnement d’un Snowbird qui ne parle pas anglais, et le préposé est parti à rire quand j’ai demandé la limite de téléchargement.

Dans son dernier geste, fidèle à lui-même, le CRTC n’a fait que protéger l’oligopole Bell/Telus/Rogers, déjà bien servi par le corporatisme fédéral actuel, au lieu de prendre la défense des consommateurs, qui voient leurs factures grimper sans trouver de compétiteur digne de ce nom.

Bell et ses amis sont dans leur plein droit de ne pas offrir de plans illimités (et il est bien vrai que la bande passante a un prix), mais c’est tout à fait inacceptable qu’elles manipulent le CRTC pour forcer tout le secteur à suivre, pénalisant du coup 35 millions de Canadiens.

Que l’on abolisse le CRTC et qu’on ouvre le secteur des télécoms aux entreprises étrangères.

Et pour rester dans le sujet du CRTC, le fait qu’il permette à Bell de faire du simsub de Fox vers CTV, privant de nombreuses régions du Canada des pubs américaines du Super Bowl, ça devrait faire sonner des cloches: l’organisme travaille-t-il dans l’intérêt des Canadiens ou des parasites du système?

Loi 101: Après Maxime Bernier, à mon tour

Le Scandale de la Semaine: Maxime Bernier qui brise le plus grand tabou québécois: La Loi 101 ne sert à rien

Pour être franc, j’en ai très peu à rajouter.

Voyez-vous, je suis de ceux qui croient que la Loi 101 brime les droits de la majorité francophone au lieu de la protéger. Et qu’au lieu de protéger le français, elle maintient les Québécois dans une bulle isolée du reste du monde.

La logique de mon affirmation est très simple: les jeunes qui quittent le réseau scolaire anglophone parlent les deux langues, alors que ceux qui sortent des écoles francophones n’ont pas un niveau suffisant d’anglais pour affronter le monde qui nous entoure.

Vrai qu’être bilingue relève d’une responsabilité individuelle, et qu’on ne peut pas blâmer le plombier de Charlevoix d’avoir oublié son anglais s’il ne l’entretient pas. Mais le système scolaire québécois est complice de l’uniliguisme francophone lorsque le régime pédagogique trouve correct qu’au secondaire, dans des cours supposément « enrichis », on joue au bingo, on regarde Survivor et que les enseignants devant la classe ne sont même pas bilingues dans de nombreux cas.

Je crois fermement que les parents seront tentés d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise tant et aussi longtemps que l’école française n’enseignera pas l’anglais comme il faut.

À cause des jeux vidéos, de nombreux ados québécois, même s’ils sont peu enclins à l’école (comme mon frère), atteignent un très bon niveau d’anglais. En interdisant la vente de matériel informatique non traduit, l’Office de la Langue Français prive donc des milliers de jeunes d’un accès ludique à l’anglais.

Ma grand-mère a toujours été unilingue francophone et l’unilinguisme anglophone du catalogue Eaton de son enfance n’a rien changé…

Quand j’entends le PQ et le PLQ réclamer l’ensemble des compétences en culture et communications, le fameux « CRTC québécois », j’ai peur pour mon abonnement au câble. À voir comment le lobby culturel québécois s’efforce de nous enfoncer ses produits dans la gorge, avec les pleins pouvoirs, ça ne pourrait qu’être pire… Adieu ABC, CBS, NBC, PBS, Fox, CNN et les autres… Et je n’ai jamais oublié la « méthode chinoise » de gérer le web, dixit Solange Drouin de l’ADISQ.

Globalement, s’en remettre à une loi, c’est passer le problème à un autre. Or, pour faire du français une langue vivante et respectée, il faut se l’approprier. Quand les immigrants nous entendent parler tout croche, pensez-vous qu’on leur donne envie de parler français?

Un autre aspect pervers, c’est qu’on a évacué tout levier économique dans l’équation linguistique. Air Canada ne doit pas nous parler français parce qu’on vient de lui donner 1500$ pour nous transporter, mais parce que la loi le dit. À mon avis, le 1500$ x des milliers de voyageurs par an, ça doit peser plus lourd… Si Air Canada ne me parle pas français, mon 1500$ je vais le dépenser ailleurs, un point c’est tout.

La façon la plus efficace de se faire respecter, c’est par son argent. Dépanneur asiatique de Côte-des-Neiges, tu ne me parles pas français, mon paquet de gommes, je vais l’acheter ailleurs.

Les nationalistes de la vieille école nous le disent: il y a 60 ans, gagner sa vie en français au Québec, ça ne menait pas à grand chose. Alors, c’est justement en étant prospère que le Québec fera respecter « sa » langue. Et il y a des tonnes d’exemples dans le monde….

Marie Curie a quitté la Pologne pour étudier en France parce que les Russes interdisaient l’enseignement en polonais… une langue qui a survécu aux siècles de domination étrangère sur le pays.

Une question de me hante: Comment ça se fait que les Islandais ont conservé leur langue alors qu’il n’a suffit que d’interdire les écoles françaises dans l’Ouest pour que la langue s’efface dans les Prairies?

Si tu abandonnes ta langue parce qu’elle ne te sert pas en dehors de ta maison, c’est que tu n’y tiens pas et qu’elle ne mérite pas de survivre.

Je trouve souhaitable que les immigrants fréquentent l’école française, du moins quelques années. Je trouve normal, logique, qu’une écrasante majorité de Québécois puisse s’exprimer en français, même si on ne l’utilise pas de façon dominante dans sa vie quotidienne.

Mais pouvons-nous atteindre ce but autrement? À l’heure actuelle, je perçois la politique linguistique du Québec comme étant « anti-autre » plutôt que pro-français. Or, ce n’est pas en cachant les autres langues, en faisant comme si être unilingue était la voie de l’avenir dans ce monde sans frontière, que l’on va assurer la pérennité du français.

Le français ne survit pas au Québec parce qu’il doit être affiché en lettres deux fois plus grandes que les autres, mais parce que des millions de personnes le parlent et veulent continuer à le parler.

Et je ne serai pas le premier à le lâcher, je vous le promets!

derteil expose son égo démesuré :P

Je n’en reviens pas: il n’a même pas fallu 30 minutes à l’équipe de Mbl.is pour retravailler mon texte et le publier.

Jón Gnarr kom fram í Infoman

Jón Gnarr, borgarstjóri, kom fram í kanadískum gamanfréttatíma, Infoman, sem sendur var út í kanadíska ríkissjónvarpinu Société Radio-Canada á gamlársdag. Borgarstjórinn var m.a. spurður um hvernig ætti að bera fram nafn Eyjafjallajökuls.

Jean-René Dufort, umsjónarmaður Infoman, heimsótti Ísland vegna þáttagerðarinnar og ræddi m.a. við Jón Gnarr borgarstjóra í Reykjavík. Meðal annars var rætt um framburð nafns Eyjafjallajökuls og sagði borgarstjórinn kanadískum áhorfendum að hvert orð í íslensku væri flókið.

Stjórnandi þáttarins reyndi sig líka við ýmsa aðra tungubrjóta svo sem nöfn gatna í Reykjavík og merkingar við Landspítalann.

Þáttargerðarmennirnir heimsóttu einnig Hið íslenska reðursafn á Húsavík og færðu því myndskeið úr kanadísku sjónvarpi sem þótti við hæfi að vista á reðursafninu. Þátturinn fjallar um eldun á reðri. Áhorfendur Infoman á gamlárskvöld voru um 1-1,5 milljónir talsins.

Six minutes après Mbl, Pressan.is suivait:

Jón Gnarr og reðursafnið í kanadískum þætti: Stólpagrín gert að íslensku – MYNDBAND

Ísland fékk heldur betur góða landkynningu í Kanada á gamlársdag þegar gamanfréttatíminn Infoman var sýndur í ríkissjónvarpinu þar í landi. Í þættinum er meðal annars rætt við Jón Gnarr og kíkt í heimsókn á reðursafnið.

Þátturinn var sem fyrr segir sýndur í kanadíska ríkissjónvarpinu, Société Radio-Canada. Hátt í 1,5 milljónir manna fylgjast með þættinum.
Kveikjan að heimsókninni var að sjálfsögðu Eyjafjallajökull og ræðir þáttastjórnandinn Jean-René Dufort gosið meðal annars við Jón Gnarr, borgarstjóra í Reykjavík. Dufort gerir talsvert grín að íslensku tungumáli og segir hvert einasta orð flókið og til marks um það reynir hann að bera fram orðin Bergstaðastræti, Skólavörðustígur og Borgarfjörður. Kannski ekki einföldustu orðin.

Þá bregður Dufort sér einnig norður í land, nánar tiltekið á Hið íslenska reðursafn sem jafnan vekur kátínu meðal erlendra ferðalanga.

Brot úr þættinum má sjá hér að neðan.

Et même si je n’ai pas su combien j’avais de fautes dans mon texte envoyé, le rédacteur en chef du Reykjavik Grapevine m’assure qu’il n’y en avait pas tant que ça!

Commentaire de maman: « Tu devrais vraiment devenir journaliste »… est-ce un compliment? 😛

derteil á íslensku

C’est surement plein de fautes, mais quand même… 😀

Kryddsíld Stöðvar 2 var ekki aðeins sjónvarpsútliti Jóns Gnarr á gamlárskvöld. Borgarstjóri Reykjavíkur tók þátt á hluta í kanadísku gamanfréttatíma Infoman, sem var tekinn upp á Íslandi og synt 31. desember á kanadíska ríkissjónvarp Société Radio-Canada.

Umsjónarmaður Jean-René Dufort, sem gerð að athlægi fréttamenn sem ekki dæma Eyjafjallajökull rétt, ferðaðist til Íslands og spurði borgarstjóri og starfsmaður í minjagripaverslun í Miðbæ Reykjavíkur til að að kenna honum íslensku framburðinn.

“Hvert orð er flókið hér”, sagði hann fransk-kanadískum áhorfendum á horninu Bergstaðastræti og Skólavörðustíg og sýndi einkenni “Starfmannainngangur Skrifstofa Landsspítala” og “Velkomin til Jólabærinn á Hljómalindarreit” á Laugavegi.

Jean-René Dufort fór einnig til Húsavíkur að gefa Hið Íslenzka Reðasafn myndir af grínisti augnabliki fransk-kanadíska sjónvarpsins, þegar tveir umsjónarmenn af þátturinn “Des kiwis et des hommes” gat ekki hætt að hlæja við að elda “geoduck” (á íslensku ??).

Gamlárskvöldútgáfa Infomans er yfirleitt fylgst um 1 til 1,5 milljónir manna. Þetta er líklega stærsta útsetningu Íslands á kanadíska sjónvarpinu á frönsku (nema eldgos síðasta vor).

Á Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=O3mGxMubuYA
Vefur Infomans: http://www.radio-canada.ca/emissions/infoman/

Afsakið málfræðsmistök minn 🙂

Með kveðjur frá Kanada,

Íslandsvinur frá Saguenay í Québec
Höfundur á TVQC.com og derteilzeitberliner.wordpress.com


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